HISTORIQUE
Historique de l’ovarite sclérokystique.
L'ovarite sclérokystique fut découverte vers le milieu du x1x° siècle.
Entrevue par Lisfranc, elle fut décrite par Cherreau dans un Mémoire paru en 1844, puis par Tilten Angleterre, mais leurs travaux eurent peu de succès.
Rokitansky fait la première description d'ovarite polykystique pathologique chez une femme morte d'infection puerpérale; il enlève les deux ovaires qui sont gros et polykystiques.
Mais la connaissance de cet état particulier de l'ovaire date surtout des premières ovariotomies.
Hégar, Batley, Lawson Tait constatent que les ovaires qu'ils enlèvent pour des douleurs pelviennes, pour des troubles nerveux locaux ou généraux, pour des ménorragies sont atteints très souvent de dégénérescence microkystique. Tissier, dans sa thèse qui réunit la majorité des ovariotomies faites jusqu’en 1885, affirme que presque tous les ovaires présentent des
altérations de dégénérescence kystique. Magnin, qui
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rapporte vingt et une observations de castration pour douleurs pelviennes accompagnées d’accidents hystériques, constate dix fois la dégénérescence microkystique.
Son extrême fréquence dans les affectious douloureuses du petit bassin devait conduire les gynécologues à la considérer comme la lésion prédominante de la pathologie pelvienne et comme la cause des troubles morbides qui l’accompagnent. Hégar et Lawson Tait ont les premiers mis en relief cette importance clinique ; ils affirment, que la lésion peut être diagnostiquée dans la plupart des cas, et que, toutes les fois qu’elle est accompagnée de symptômes morbides, il faut pratiquer la castration.
Gallard, en 1873, dans sa Clinique sur les maladies des femmes, montre déjà la différence entre l’ovarite primitive et l’ovarite infectieuse.
En 1878, de Sinety et Malassez séparent ces ovaires microkystiques des néoplasmes de l’ovaire, assignent aux petits kystes une origine folliculaire et les considèrent comme le résultat de l'hydropisie des follicules de de Graaf.
Lawson Tait admet deux variétés d'ovarite chronique : l’une, interstitielle, l’autre où les formations kystiques d’origine folliculaire sont prépondérantes.
En 1885, Dalche, dans sa thèse sur l’ovarite, se rallie aux conclusions des auteurs anglais, mais se demande si cette variété d’ovarite microkystique est
« une modalité terminale de l’ovarite essentielle ou