LE SIÈGE DU CANCER DU RECTUM
Nous avons précisé dans le chapître d'anatomie les limites du rectum : peau de la marge anale en bas, troisième vertèbre sacrée en haut.
Nous ne croyons pas utile de changer quoi que ce soit à l’ordre établi ; la classification de Quénu reste parfaite ; elle demande simplement à être précisée.
Nous appelons cancer ano-ampullaire tout cancer siègeant entre la peau de la marge anale et un point situé à quatre centimètres au-dessus ; toute tumeur dont le pôle inférieur est sous-jacent à cette limite de 4 centimètres est un cancer ano-ambpullaire.
Nous appelons cancer ampullaire tout cancer du rectum dont le bord inférieur siège entre 4 et 11 centimètres audessus de l’anus (peau de la marge anale).
Dufour. | 3
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Nous donnons done le nom de cancer sus-ampullaire du rectum, à un cancer dont le bord inférieur est entre 11 et 13 à 14 centimètres au-dessus de l’anus (peau de la marge anale). La limite supérieure anatomique du rectum est facile à constater ; la rectoscopie également délimite facilement rectum et anse sigmoïde ; en chirurgie l’on veut assimiler au cancer du rectum le cancer de la portion basse et fixée du colon ilio-pelvien. Certes au point de vue chirurgical la conduite est à peu près la même pour les cancers sus-ampullaires du rectum et les cancers bas de l’anse sigmoïde ; nous avons néanmoins éliminé de notre statistique tout cancer siégeant au-delà de 14 centimètres de l’anus ; c’est dire que nous avons trouvé dans Îles statistiques des cancers évidents de l’anse sigmoïde (à 18-19 centimètres de l'anus) étiquetés « cancers du rectum » ; il semble que l'imprécision des auteurs classiques justifie cette façon de voir ; nous n’avons pas cru utile d'étendre aussi loin les limites du rectum.
D’après cette classification nous notons sur 100 observations :
11 cancers ano-ampullaires, 72 cancers ampullaires, 17 cancers sus-ampullaires.
Nous retrouvons à peu de chose près la proportion classiquement admise car certains des cancers hauts de l’ampoule rectale auraient pu être classés dans les cancers susampullaires si les observations avaient été plus explicites et les compte-rendus de rectoscopie plus fréquents ; cela représenterait alors, approximativement :
2/3 de cancers de l’ampoule, 1/4 de cancers sus-ampullaires, 1/10 de cancers ano-ampullaires, Nous n'avons pas vu de cancer total.
La localisation du cancer en largeur ‘est importante à