‹ Contribution au Traitement de l'Éclampsie Puérpérale par l'Association Morphine-Sulfate de MagnésieChapitre 9 sur 15 · HISTORIQUE DU TRAITEMENT DE L'ÉCLAMPSIE · texte numérisé non relu

HISTORIQUE DU TRAITEMENT DE L'ÉCLAMPSIE

Deux catégories importantes de traitement ont été préconisées : l’un obstétrical, l’autre médical ; le preriet a eu de nombreux défenseurs, le sécond a dans la littératüre de léclampsie une part beaucoup plus importante.

Le but du traitement obstétrical est l'évacuation rapide de lutétus, $e basant sur ce fait que la naissance de l'enfant à un effet fivorable sur les crises éclamptiques.

Le ballon de Champetier de Ribés né péut viser qu’à compléter une dilatation déjà avancée, C’est une indication exceptionnelle, là dilatation une fois comméncée étant rapide chez une éciamptique.

La dilatation manuelle sous rachi-anésthésie (méthode de Delmas) est un autre procédé obstétrical rapide mais qui n’est pas sans inconvénient ; indépendamment du danger de la rachi-anesthésie, la dilatation par ce procédé est brutale.

L'incision du col suivie d’une application de forceps a des indications bien précises, la présentation doit étre engagée et avoir franchi par sa grande circonférence l'insertion du vagin sur le col.

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En fait, ces procédés sont peu utilisés et ils cèdent

le pas à la césarienne.

La césarienne vaginale nécessite un bon segment inférieur et un enfant de poids moyen ; d’autre part, les risques d’hémorragie et d’infection sont plus fréquents chez les éclamptiques. AN

La césarienne abdominale serait le traitement de choix des éclampsies, au dire de ses défenseurs. Certes les avantages sont réels, mais les dangers ne sont pas à dédaigner. Le but visé est évidemment atteint : évacuation rapide de l’utérus et suppression du facteur étiologique et de l’éclampsie. Théoriquement les pronostics maternel et fœtal doivent être bons, mais malheureusement les éclamptiques sont des intoxiquées qui sont souvent incapables de supporter le choc et l’intoxication supplémentaire qu’éntraîne une opération importante, le sort de l’enfant est assez réservé et celui-ci risque de n’être pas viable ou tout au moins d’être prématuré.

La césarienne ne peut donc pas être une méthode de traitement systématique de l’éclampsie. Son indication devra être discutée pour chaque cas particulier et les éléments de cette discussion seront l’état de la mère, l’âge de la grossesse et l’état de l’enfant.

Les résultats ne sont guère en faveur du traitement obstétrical, car si le pronostic fœtal est meilleur, la mortalité maternelle est augmentée. Les défenseurs de la césarienne comme traitement de l’éclampsie ne sont d’ailleurs plus nombreux.

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La médecine a des ressources suffisamment nombreuses pour lutter efficacement contre les différents symptômes — convulsions, hypertensions, toxémie —sans Courir Je risque chirurgical qui existe toujours et qui est augmenté du fait de l’intoxication.

Les calmants du système nerveux ont été à peu près tous employés.

a) Le chloroforme est un médicament d’utilisation ancienne dont on se sert peu actuellement. Il a l’inconvénient d’être toxique et de léser la cellule hépatique.

b) Le chloral a joué un rôle important dans le traitement de l’éclampsie. Stroganoff l’avait utilisé avant le sulfate de magnésie, Son action sur l’excitabilité diminue les convulsions, son emploi est facile. Il est introduit généralement par la voie rectale, à la dose de 4 à 6 grammes par jour.

c) La morphine a été employée seule par Veit avec une mortalité de 3 %, et par Lohlein avec une mortalité de 13 %. Stroganoff l’a associée d’abord au chloral, puis avec des résultats nettement plus intéressants au sulfate de magnésie. Chez les éclamptiques, la morphine a l’avantage de pouvoir être employée à doses fortes : 7 à 8 centigrammes par 24 heures. Elle diminue les convulsions et combat l’acidose.

d) Garre donne six observations de traitement par le rectanol avec succès constant. Gelle donne aussi des résultats satisfaisants. Sous l’effet de ce médicament, l’état anesthésique remplace progressivement

l’état convulsif.

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e) Les barbituriques ont une large part dans le traitement de l’éclampsie.

Laffont a employé le somnifène intraveineux,.

Fauvet préconise de préférence le pernocton, qui agit sur le mésencéphale.

Ces médicaments peuvent être administrés à forte dose chez les éclamptiques, d’où découle leur action assez puissante. é

f) Le sulfate de magnésie est à l’heure actuelle le calmant du système nerveux le plus utilisé.

C’est en 1905 que Metzger et Auer, étudiant ce produit, lui trouvèrent les propriétés suivantes : il interrompt la conductibilité des troncs nerveux et à dose forte il paralyse les centres respiratoires sans atteinte de l’appareil circulatoire, cette paralysie est atténuée par le calcium.

En 1907, Einar ayant appliqué ces travaux, publia une guérison radicale et une amélioration nette par le sulfate de magnésie chez deux éclamptiqües.

Depuis, divers travaux ont été publiés, ayant permis la mise au point des doses et de la technique employées actuellement.

Nataï, en 1930, avait donné des observations sur . lemploi de solution de sulfate de magnésie à 10 % et à 25 %. Un an plus tard, Vignes concluait que ce médicament était préférable aux autres calmants généralement utilisés.

Les solutions ont, suivant les auteurs, varié de 3 % à 25 %. La dose totale a dans certains cas été forte sans déterminer d'accident. Dorsett auraït injecté en

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