‹ Contribution au traitement de l'épilepsieChapitre 13 sur 24 · CORAN · texte numérisé non relu

CORAN

-dysphagie est le symptôme dominant et la connaissance reste entière jusqu’à la fin.

Simulation. — D’après M. Ferré, les simulateurs sont toujours des dégénérés, quelquefois de vrais épileptiques chez lesquels un accès simulé peut amener un accès véritable. La dilatation, l’immobilité,

-l'insensibilité des pupilles constituent le meilleur signe d’une vraie attaque.

Un accès de toux pendant le stertor est un signe de simulation. On recherchera aussi le savon dans la bourse des simulateurs.

Après une attaque vraie, le pouls est ondulant, à tracé curviligne, très dicrote. De plus, l’on constate des phénomènes d’épuisement dans les ‘appareils locomoteur, respiratoire et circulatoire.

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Pronostic de l’Epilepsie

Ce que nous avons dit de la marche et des complications de l’épilepsie nous dispense de nous étendresur le pronostic. Quoique celui soit grave, il n’en est pas moins vrai que les auteurs citent un grand nombre de guérisons définitives.

Tissot (1), Maisonneuve (2), Odier (5) Portal (3), Chéneau (6), Herpin (4) racontent en détails, de nombreux faits de guérison très encourageants. Herpin est d'avis que les 7/8 des cas et même davantage peuvent être modifiés d’une façon heureuse. Il relate 4 observations de guérison spontanée, 18 guérisons après traitement, 7 améliorations et 9 cas rebelles.

Tout les médecins qui se sont occupés d’épilepsie ont obtenu des succès et justifié les paroles suivantes de Legrand du Saulle :

« En fait d’épilepsie, pour gagner un peu de terrain, il n’y a qu’à le vouloir bien. Pour n’avoir rien obtenu, il faut n’avoir jamais cherché. La tenacité est une arme de la thérapeutique ». (7)

(1) Tissot. Traité de l’épilepsie. 1770 $ 96.

(2) Maisonneuve. Recherches et observations sur l’épilepsie. 1803.

(3) Portal. Observations sur la nature et le frailement de l’épilepsie. Paris 1827.

(4) Herpin. Du pronostic et du traitement de l’'épilepsie. Paris 1852.

(5) Odier. Afanuel de médecine pratique. Paris et Genève 1861, page 187.

(6) Chéneau. Recherches sur Le lraitement de l’épilepsie. Paris 1849.

(7) Legrand du Saulle : Pronostic et traitement de l’'épilepsie. Paris 1873, page 24.

__. Séduit par les magnifiques résultats obtenus par Herpin, nous avons essayé l'emploi de l’oxyde de zinc que nous avons donné à l’état sublimé mêlé à parties égales de sucre en poudre, à la dose de 0,25 à 2,50 par Jour pour les adultes, en commençant par 0,25 et augmentant progressivement de 0,25 par semaine. Pour les enfants nous avons donné0,10 d'oxyde de zinc par Jour pour débuter, en augmentant la dose de 0,10 par semaine, jusqu’à 0,50, jusqu’à 5 ans. De 5 à 15 ans, nous avons porté la dose jusqu’à 1 gr. L’oxyde de zinc procurant assez vite des nausées, dans plusieurs cas nous l’avons remplacé par le valérianate, à la dose de 0,10 à 1,50, qui est beaucoup mieux toléré par les malades. Nous n'avons jamais observé la diarrhée que quelques auteurs signalent à la suite de l'administration de l’oxyde.

Sur les 7 observations qui suivent, nous avons -4 guérisons dont trois qui se sont maintenues, l’une jusqu’à la mort du malade arrivée 9 ans après (observation n° 1), l’autre qui ne s’est pas démentie depuis 6 ans, (observation n° 2), ainsi que la 6° quoique le traitemement ait été très court chez Eugénie Tub. Nous serons moins affirmatif en ce qui concerne la 5° observation puisque nous n’avons plus entendu parler de la malade.

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Nous sommes fermement persuadé que nos.

Succès auraient été plus nombreux si nous n'avions pas eu à lutter contre l’indocilité des malades, souvent contre leur indigence, mais surtout dans bien des cas, contre leur intempérance (observation 3° et 4°),

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