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la convulsion interne avec le spasme de la glotte (1). Cette forme est particulièrement grave en ce que les enfants meurent souvent et très-rapidement asphyxiés.
20 Convulsion externe. — C’est la forme la plus fréquente. L'enfant pâlit, devient raide, immobile, il perd connaissance, ses yeux sont hagards, ses lèvres violettes. Au bout de quelques secondes, les muscles de la face, les paupières, les lèvres sont prises de secousses cloniques qui durent de quelques minutes à plusieurs heures ; la face est vultueuse. Quand il revient à lui, l'enfant porte ses mains à son cou comme pour en enlever un obstacle génant ; il fait des mouvements de déglutition pénibles et semble étrangler.
Cette forme a, comme l'accès épileptique, une phase tonique, une phase clonique et une phase de retour, mais elle s’en distingue en ce que les secousses sont plus irrégulières, moins rythmées que dans l’epilepsie. La phase clonique peut se montrer au début de l’attaque, ou bien alterner plusieurs fois avec la phase tonique.
Comme dans lépilepsie, il y a souvent paralysie des réservoirs.
3e Forme épileptique, — Cette forme ressemble en tous points à l’épilepsie et peut être identifiée avec elle.
(1). Valleise. Guide du médecin pralicien, {re édition, — 5° édition, par Lorain. Paris 1866.
Trousseau. — Journal de médecine, 1815. — Clinique médicale de PIôtel-Dieu, 5° édition. Paris 1877.
Despine et Picot. Maladies de l'enfance. Pages 399 et 417.
Rillet et Barthez. Trailé des maladies des enfants, 2 édition, 2° Vol. page 498.
Les trois types d’éclampsie infantile que nous venons de décrire se montrent soit sous forme d'accès uniques, soit sous forme de paroxysmes ou d’accès subintrants.
4° Forme Jacksonnienne. — Ce type de convulsion occupe soit un côté de la face dont tous les muscles sont animés de mouvements rythmiques, soit un bras ou une jambe, quelquefois les trois à la fois, du même côté. C’est là la vraie épilepsie Jacksonnienne que nous avons décrite page 13.Quelquefois les enfants conservent leur connaissance pendant l'accès, qui peut durer plusieurs jours sans discontinuer, ou avec de faibles rémissions. Nous avons vu des enfants mourir après 24 ou 48 heures de secousses, sans avoir recouvré leurs sens. Il est évident que dans ces cas mortels, il devait y avoir quelque grave lésion des centres corticaux. On pourrait encore mettre la terminaison funeste sur le compte de l'épuisement nerveux.
Eclampsie puerpérale. — On ne confondra pas l’épilepsie avec l’éclampsie puerpérale parce que cette dernière ne se voit que chezles femmes en couches ou dans les derniers mois de la grossesse. Cependant, comme dans l’épilepsie, on peut voir, dans l’éclampsie, la morsure de la langue et l’écume de la bouche. On distinguera ces deux maladies par ce fait que l’éclampsie possède une période prodromique caractérisée par des vertiges, des éblouissements, de l’agitation, des troubles visuels, une douleur épigastrique ; une période d’invasion composée de frémissements,
de secousses cliniques des membres supérieurs, précédant les convulsions toniques qui ‘appartiennent à la 2 période, d’une durée de 15 à 20 secondes. Il survient une détente générale, puis la 3° période commenc2. Elle se compose de convulsions cloniques, de morsure de la langue et d'écume sanglante. Elle est suivie par la 4° période ou coma, pendant laquelle l'inspiration se fait par les narines et l'expiration par la bouche. Pendant le coma, la perte de connaissance est complète. A mesure que les attaques se répètent, le coma devient de plus en plus profond. Pendant une attaque d’éclampsie, la température peut atteindre 41°. L’abaissement de la température, la diminution de la fréquence du pouls, la modification des urines qui, de boueuses, deviendraient claires, sont des pronostics de guérison.
Dans le paroxysme épileptique, on voit également plusieurs accès se succéder. S'ils sont subintrants, on ne verra pas de période comateuse ; s'ils se répètent plusieurs fois dans la journée, le diagnostic avec l’éclampsie serà plus difficile. On n’oubliera pas, cependant, que jamais l’accès épileptique ne débute par la période clonique, comme cela a lieu pour la période d’invasion de l’éclampsie puerpérale.
Rage. — Dans la rage, les accès convulsifs de la période d’hydrophobie simulent tantôt les spasmes tétaniques, tantôt les convulsions épileptiques. Is ont ceci de particulier qu'ils Sont provoqués par la vue de l’eau où d’un objet brillant. De plus, dans la rage, la