TRAITEMENT DES NOURRISSONS
Les nourrissons traités dans les cas que nous avons étudiés, ont reçu soit du novarsenobenzol (généralement du sulfarsenol) par voie sous-cutanée, soit du bismuth par injections intra-musculaires.
Les séries de sulfarsenol ont été conduites suivant les doses indiquées par M. Pinard, soit pour un nourrisson de 3 kg 500 :
1" série (à la naissance) :
Soit en fin de série, 1 centigr. 1/2 par kilogramme ; les premières injections étant pratiquées tous les 2 ou 3 jours, les autres, tous les 4 ou 5 jours.
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2° série (après vingt-un jours d'arrêl) :
Ces dernières doses pour un poids d'environ 3 kg 750
(fin du 3° mois).
3° série (après vingt-un jours d'arrêt) :
(Le poids étant en fin de série — fin du 5° mois — de 6 kg 500 environ).
4° série (après vingt-un jours d'arrêt) :
Pour 8 kgr (fin du 8° mois).
Le Bismuth à également été utilisé chez un certain nombre d'enfants, avec beaucoup de succès. La dose employée, à la naissance, à été de 3 centigrammes d'Hydroxyde de Bismuth (muthanol) soit un peu moins d'12 €. c. du produit, facile à doser dans une seringue de verre ordinaire, de 2 €. c. Les injections ont été répétées à raison de deux par semaine, à cetle dose, par séries de 6 à 8 injections, avec intervalle de 3 semaines entre les séries.
Aucun cas d'intolérance n'a été observé, ni aucun échec, chez 8 nourrissons traités exclusivement au Bismuth pendant plusieurs mois.
Le Mercure n'a été utilisé que comme pis-aller, en raison de la possibilité de son administration par l'entourage du nourrisson, soit sous forme d'onguent mercuriel et de frictions, soit sous forme de liqueur de Van Swieten ou de solution de lactate d'Hydrargyre au 1/1000,
Dans certains cas il est apparu que le choix du médicament n'était pas indifférent et qu'il pouvait y avoir intérêt à varier les agents (thérapeutiques suivant les résultats obtenus. Nous avons eu en particulier l'occasion d’observer le fait chez un nourrisson athrepsique et vomisseur dont l'état élait peu influencé par des doses normales de sulfarsenol pratiquées par voie sous-culanée, mais s'est rapidement modifié du jour où un traitement au muthanol a été institué ; la guérison s'est alors produite très rapidement.
Par ailleurs, si désirable que cela puisse être, il n’est pas toujours possible, du fait de difficultés matérielles ou d'un organisme tolérant mal un traitement actif, d'instituer des traitements analogues à ceux dont nous avons donné un schéma. Le résultat devient alors singulièrement hasardeux, mais il y à toujours intérêt, plutôt que de ne rien faire, à instituer les seuls traitements possibles : lactate d'Hydrargyre, frictions mercurielles, suppositoires au mercure ou à l'arsenic chez les nourrissons ; sirop de
Gibert, hectine chez les mères.