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conductrice. L’application se fait en monopolaire avec le maxfmum d'intensité de l’appareil, et une longueur d'étincelle de 1/2 cm. ; nous la faisons sous le contrôle des miroirs, après avoir procédé à l’anesthésie complète du larynx comme pour une galvano-cautérisation. Comme le conseillent Bourgeoïs et Marion, nous limitons la durée de l’étincelage à 30 secondes, en 3 ou 4 fois, et nous espaçons les séances de 8 jours.
5° Dans de nombreux cas, qu’il s’agisse de lésions ulcéreuses, ou ulcéro-végétantes, ou d'infiltration diffuse au début, nous avons, sur les conseils du Docteur Aubry, employé les rayons ultra-violets, en applications locales. Cette méthode, qui nous a presque toujours donné de bons résultats, est, en général, bien supportée et a l’avantage de ne reconnaître que fort peu de contre-indications ; seules, une tendance aux hémoptysies, une atteinte marquée de l’état général, une fièvre élevée, nous ont empêchés d’appliquer cette thérapeutique.
Pour produire les rayons ultra-violets, nous employons une électrode à courbure laryngée, constituée par un tube de quartz fondu renfermant une petite masse de mercure et d’argon, reliée à un appareil de diathermie à éclateur et résonateur, monté en monopolaire.
Après une anesthésie pharyngo-laryngée soignée, nous mettons l’électrode en place, presque toujours sans le contrôle du miroir ; il suffit, en effet, de placer la tête du malade en légère extension et de maintenir
sa langue suffisamment tirée pour réussir le plus souvent à découvrir le bord supérieur et la face antérieure de l’épiglotte ; il est alors facile d’introduire dans cette sorte d’entonnoir le tube à rayons ultraviolets, dont l’extrémité supérieure vient reposer sur le plan glottique. En nous passant de miroir, nous réduisons au minimum l'encombrement de la cavité buccale de notre malade ; celui-ci nous en sait gré, et présentant fort peu de réflexes nauséeux, il nous permet ainsi de lui faire une effluvation de durée suffisante (1 à 2 minutes, suivant les cas) sans presque d’interruptions, ce qui gagne un temps appréciable. Nous espaçons les séances de 8 jours, parfois de 15, si la légère réaction congestive qui suit l’effluvation n’est pas éteinte au bout d’une semaine, ce qui est d’ailleurs l’exception.
6° Malheureusement, on nous amène parfois des malades dont les lésions sont si importantes et l’état général si déficient, qu’un traitement curatif est voué d'avance à un échec certain. Dans ce cas, il faut surtout songer à agir sur la dysphagie souvent si intense qu’elle rend lalimentation impossible. Nous avons alors recours à l’alcoolisation du nerf laryngé supérieur, du côté où la dysphagie est le plus marquée ; si c’est nécessaire, huit jours après, nous alcoolisons le nerf opposé. Nous employons toujours le procédé classique de Frey : le malade étant couché la tête en extension, nous repérons l’angle postéro-supérieur du cartilage thyroïde et la grande corne de los hyoïde ;
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nous réunissons mentalement ces deux points par une ligne droite, puis, tandis que nous immobilisons le larynx entre le pouce et l’index gauche, nous faisons pénétrer notre aiguille à 5 mm. au-dessous du milieu de cette ligne. Après avoir enfoncé l'aiguille perpendiculairement de quelques millimètres jusqu’au plan résistant constitué par la membrane thyro-hyoïdienne, nous la dirigeons obliquement en arrière et légèrement en ‘haut, à la rencontre du nerf ; quand le malade, à qui nous avons au préalable bien expliqué la manœuvre, accuse, en levant la maïn, une vive douleur dans l'oreille, notre but est atteint ; c’est alors seulement que nous injectons lentement 2:cc. du mélange d'alcool à 90° et de novocaïne à 1 p. 200 à parties égales. La disparition de la dysphagie s'ensuit toujours, si l’injection a été correctement faite, et le malade peut se réalimenter.
L’anesthésie du nerf'est parfois définitive ; d’autres fois, la dysphagie reparaïssant au bout de quelques semaines, nous refaisons autant d’alcoolisations qu’il est nécessaire.