CONCLUSIONS
A. — Cliniques.
I. — On agit beaucoup plus efficacement sur les laryngites tuberculeuses qui s’accompagnent de lésions pulmonaires, bénignes, que sur celles qui s’accompagnent de lésions pulmonaires graves.
IT. — On n'obtient qu’exceptionnellement la disparition complète des lésions laryngées avec « restitutio ad integrum ».
III. — Dans les tuberculoses laryngées, avec bon état pulmonaire, le traitement améliore les lésions locales dans la grande majorité des cas.
IV. — Dans les tuberculoses laryngées avec état pulmonaire grave, le traitement améliore rarement les lésions locales.
V. — Même dans des cas favorables, on n'obtient qu’assez rarement la disparition complète de la dysphonie.
RO
VI. — Le traitement améliore presque toujours la dysphonie chez les malades dont l’état pulmonaire est satisfaisant, presque jamais chez ceux dont l’état pulmonaire est mauvais.
VII. — Dans presque tous les cas, même les moins favorables, on peut améliorer la dysphagie et souvent la supprimer.
B. — Thérapeutiques.
I. — La Cobratoxine constitue une nouvelle thérapeutique efficace de la dysphagie des formes avancées, à employer en cas d’échec de l’alcoolisation du nerf laryngé supérieur.
II. — Les attouchements au Bleu de Méthylène contribuent efficacement à la cicatrisation des ulcérations et à l’amélioration de la dysphagie dont elles sont la cause.
III. — La galvano-cautérisation profonde reste le traitement de choix des lésions végétantes et de linfiltration localisée.
IV. — L’Actinothérapie locale est souvent efficace dans les ulcérations et les lésions d'infiltration diffuse ; elle est généralement bien supportée même par des sujets fatigués.
Te. S FES
V. — La laryngite tuberculeuse n’est pas une contreindication à l’aurothérapie, puisque celle-ci peut dans certains cas amener la guérison des lésions laryngées ; mais le larynx d’un malade traité par la Crysalbine doit être surveillé de très près même s’il n’est le siège d’aucune lésion, et le traitement doit être suspendu à la moindre réaction d’inflammation locale, car il faut savoir que la Crysalbine peut amener des lésions laryngées persistantes, parfois rebelles à toute thérapeutique.
Va : Vu :
Le Doyen, LE PRÉSIDENT, ROUSSY. LEMAITRE.
Le ReCTEUR DE L’ACADÉMIE DE Paris,
S. CHARLETY.
£ Ps, 2 »
» LS quite Gé.
# DE Ês
GE
qu “Sèrt ft