TRAITEMENTS
Alcoolisation du N. lar. sur. +.
Alcoolisation +.
Cobratoxine +.
Alcoolisation +.
Bleu de méthylène +.
Rayons U.V. = 0, Bleu +, Alcoolisation +.
Injections d’huile goménolée.
Rayons U. V. +.
Ray. U. V. —= 0, Alcoolisation —0, Cobratoxine +, Bleu +.
Ray. U. V. —, Bleu —= 0, Galvanocaut. +.
É ++ rechte + + +rect+ + Ray. U. V. +, Inj. d’'H. G. +, Alcoo-
+ 0 +++ DT ++ FT + HA AE L + + Re Sos e er 0 + + ++ ++ TE SFR + cr + Sn ++ rechte + ++'+rec.+ 0 0 LL an EST SERRE + Ca er +
lisation +.
Crysalbine —, Inj. d’'H. G. +, Ray.
Crysalbine +.
Crysalbine —, Ray. U. V. +.
Galvano-caut. +.
Acide lactique — 0, Ray. U. V. +.
Crysalbine +.
Ray. U. V. +.
Inj. d’'H. G, +, Galvano-caut. +.
Acide lactique — 0, Bleu +, Ray.
U. V. —, Etinc. fr. +.
Galvano-caut. +.
Crysalbine —, Inj. d’'H. G. +, Ray.
Ray. UÙ. V. +.
Galvano-caut. +.
Bleu +, Inj. déH. G. +.
Crysalbine —, U. V. = 0, Bleu = 0, Inj. d'H. G. = 0, Galvano = 0.
Bleu +.
Galvano-caut. +.
Inj d'H. G. +, Ray. U. V. +.
Bleu +.
CM En étudiant ce tableau, nous voyons que :
1° Les lésions laryngées, chez les malades dont l’état pulmonaire était mauvais (catégorie A), sont restées :
Stationnaires dans 6 cas sur 11 (54 %) ;
Ont été améliorées légèrement dans 4 cas (36 %) ;
Et nettement dans un seul cas (9 %).
Chez les malades dont les lésions pulmonaires étaient discrètes ou évoluaient favorablement (catégorie B), l’état du larynx n’est resté :
Stationnaire que dans un seul cas sur 19 (5 %) ;
Il a été amélioré légèrement dans 9 cas (47 %) ;
Nettement dans 8 cas (42 %) ;
Enfin il y a eu « restitutio ad integrum » dans un cas (5 %).
2° La dysphonie, dans la catégorie A, est restée :
Stationnaire dans 10 cas sur 11 (91 %) ;
A été légèrement améliorée dans un seul cas (9 %).
Dans la catégorie B, elle est restée :
Stationnaire dans 3 cas sur 18 (16 %) !
A été améliorée légèrement dans 8 cas (44 %) ;
Nettement dans 3 cas (16 %)) ;
Enfin l’enrouement a complètement disparu dans 4 cas (22 %).
3° La dysphagie, dans la catégorie A, a été : Améliorée légèrement dans 5 cas sur 11 (45 %) ; Nettement dans 4 cas (36 %) ;
Elle a disparu dans 2 cas (18 %).
as
Dans la catégorie B, elle est restée :
Stationnaire dans 1 cas sur 13 (7 %) ;
À été améliorée légèrement dans 1 cas (7 %) ; Nettement dans 3 cas (23 %) ;
A complètement disparu dans 8 cas (61 %).
Au sujet des traitements divers que nous avons appliqués, nous pouvons faire les constatations suivantes :
Pour améliorer la dysphagie des tuberculoses laryngées avancées, nous avons presque toujours employé avec succès l’alcoolisation du nerf laryngé supérieur. Dans les rares cas où nous n’avons pas obtenu de résultats par cette méthode, nous avons eu recours aux injections de cobratôxine qui ont été efficaces et n’ont provoqué aucun accident.
Pour la cicatrisation c'es ulcérations, les attouchements au Bleu de Méthylène nous ont toujours donné de bons résultats.
Les injections laryngo-trachéales d’huile goménolée, toujours bien supportées, nous ont paru le plus souvent agir favorablement sur l’élément congestif et sur l’abondance des sécrétions muco-purulentes.
Les galvano-cautérisations, dans les cas d’infiltration ou de lésions végétantes, ont été très efficaces chez tous nos malades, sauf chez le n° 26, où elles n’ont rien donné ; mais les lésions végétantes que présente ce malade sont depuis des mois le siège d’une irritation telle qu’elles semblent au-dessus de toute thérapeutique. En tous cas, chez aucun de nos ma-
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lades, les galvano-cautérisations n’ont été suivies de réactions locales sérieuses.
Les rayons U.-V., que nous avons employés dans des cas divers, infiltration diffuse, ulcérations, lésions discrêtes du début, nous ont souvent donné de bons résultats, améliorant presque toujours la dysphagie et dans certains cas (n° 14, 18, 22) modifiant considérablement les lésions ; simplement inefficaces dans deux cas (n° 6 et 9), ils nous ont semblé, chez les malades n°” 10 et 20, amener une recrudescence de la dysphagie et un peu de congestion locale persistante.
Quant à la Crysalbine, si nous enregistrons deux succès très nets à son actif, chez les n°° 13 et 17, nous constatons que, chez les n°° 12, 14, 22 et 26, elle a semblé avoir une action défavorable. En effet, c’est après une série d’injections de Crysalbine que, chez les n°” 14 et 22, qui n'avaient présenté jusqu'alors aucun signe de laryngite, on a vu apparaître de l’enrouement, de la dysphagie et des lésions d'infiltration. Chez le n° 12, déjà porteur d’une cordite bilatérale légère avec enrouement et douleur à la déglutition, une série de 10 gr. de Crysalbine a été suivie d’une infiltration marquée des cordes et des bandes ventriculaires et d’une augmentation de l’enrouement et de la dysphagie. Chez le n° 26, qui présentait depuis six mois une infiltration de la corde droite avec dysphonie, l’administration de 5 gr. de Crysalbine fut suivie d'augmentation de l’enrouement et d’apparition de dysphagie. Trois mois après, les symptômes s'étant amendés, on recommence une série de Crysal-
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bine ; aussitôt le malade, qui par aïlleurs a un bon état général et pulmonaire, présente de la stomatite et une irritation intense de toute la muqueuse laryngotrachéale. Cette irritation, malgré tous les traitements et même à certaines périodes en l’absence de tout traitement, persiste encore au bout d’un an, avec tendance végétante de tout le larynx, aphonie, toux et sensation permanente de brûlure.