RUSSE
ceux qui fument; il proscrira de son alimentation le poivre et les épices, et tout ce qui, pendant la déglutition pourrait irriter au passage les aryténoïdes si souvent touchées par la tuberculose.
Dans la plupart des cas, nous prescrivons :
2 inhalations par jour avec une cuillerée à café de : Baume du Pérou .......... 10 gr.
Alcool à Morris s are 100 gr.
pour un bol d’eau bouillante.
Elles ont, en général, un effet décongestionnant, analgésique et cicatrisant, mais il arrive, chez de rares malades, qu’elles soient suivies de quintes de toux douloureuses et même d’expectorations hémoptoïques ; nous croyons sage, alors, de les proscrire.
Aux malades chez qui la dysphagie rend l’alimentation très pénible, parfois même impossible, nous prescrivons une aspiration de poudre calmante, à faire 5 minutes avant chaque repas. Nous conseillons, le plus souvent, le scuroforme peu toxique, et d’un effet suffisant, réservant pour les cas très avancés, et les dysphagies de la période ultime, la poudre de Lubet-Barbon (morphine, lactose, gomme arabique, à parties égales). L’aspiration sera faite à l’aide d’un tube de Leduc, dont la petite branche effleure, par son extrémité, la pincée de poudre déposée dans une soucoupe, et dont la longue branche est introduite aussi loin que possible dans la gorge. Le malade serre les lèvres autour du tube, et fait une brusque aspira-