PHYSIOLOGIE NORMALE
Les hydrates de carbone, après avoir été transformés par le suc intestinal, en glucose et lévulose, sont apportés au foie, sous cette forme, par la veine-porte. Celui-ci, sous l’action d’une diastase, les transforme en glycogène. Depuis les expériences de CI. Bernard, on admet que le glycogène peut également provenir des protéines de lalimentation et plus spécialement des glycoprotéides; mais leur apport est beaucoup Imoins considérable, Quant au rôle des graisses, il peut être, à l’état normal, tenu pratiquement pour nul.
Ayant ainsi emnjagasiné le sucre sous forme de glycogène, le foie, par une action diastasique reversible, transforme ce glycogène en sucre, suivant les besoins de l’organisme et le déverse dans la cireulation.
Ce sucre est alors porté aux différents tissus et tout particulièrement aux muscles; là, une petite partie se fixe dans les fibres musculaires sous forme de glycogène; mais la plus grande quantité y est brûlée, en dégageant de la chaleur et de l'énergie. Cette glyco-
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lvse paraît s'effectuer grâce à l’action d’un ferment spécial, découvert dans le sang par Lépine, et sans doute aussi d’un pouvoir glycolytique, propre à chaque cellule de lorganisme.
Mais cette double opération exige encore le concours de différents organes, dont l’ensemble a reçu le nom de système glyco-régulateur : pancréas, système nerveux, glandes vasculaires sanguines.
C’est au PANCRÉAS que paraît dévolu le rôle primordial. « Le produit de sa sécrétion interne est indispensable à l’élaboration des hydrates de carbone et il agit en collaboration avec le foie ». (P. Rohmer, Le diabète sucré. Lyon, Legendre 1922, p. 6.)
La TBYROÏDE intervient également dans le métabolisme des hydrates de carbone; dans l’hypothyroïdisme, il y a tendance à l’hypoglycémie, alors que, par contre, la suractivité de cette glande prédispose à l'hyperglycémie. « Certains faits expérimentaux font penser qu’elle agit par l'intermédiaire du pancréas, en déterminant une insuffisance pancréatique. » (Rohmer, op. cit. p. 6).
Les SURRÉNALES ont une action analogue. Leur ablation réduit la glycémie et empêche l'hyperglycémie chez le chien dépancréaté. Leur excitation donne de l’hyperglycémie et de la glycosurie.
Quant à lHYPOPHYSE, son rôle est de plus en plus contesté; elle ne semble pas avoir d’action appréciable sur le métabolisme des hydrates de carbone. « C’est surtout le métabolisme de l’eau qui paraît modifié
dans nombre d’affections hypophysaires. » (Lereboul-