ECHECS DE LA PÉNICILLINOTHERAPIE
Les résultats obtenus avec la Pénicilline sont certainement supérieurs à ceux que l'on observe avec la sulfamidothérapie qui à cependant constitué un énorme progrès. Toutefois, le pourcentage des décès est encore bien élevé.
Peut-on expliquer ces échecs ?
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Nous considérerons que l'efficacité de la Pénicilline dépend de plusieurs facteurs :
Si, comme nous l'avons déjà dit, la Pénicilline peut agir sur un nombre considérable de germes même concentrés réunis dans un volume réduit, il n'en reste pas moins vrai que son action est bien moins efficace lorsqu'il y a généralisation de l'infection. C'est ainsi que, chez des malades vus tardivement, à grosse densité microbienne, il nous faudra rarement compter sur elle. (Observation n°8)
Nous savons, d'autre part, que, comme pour les sulfamides, tous les microbes ne sont pas sensibles à l'action de la Pénicilline. L'identifisation et la différenciation du germe pathogène sera donc toujours la première chose à faire. Il sera complètement inutile de s'adresser à la Pénicilline dans les cas d'une affection causée par des microbes résistants, ce sera même nuisible si cet essai doit retarder une thérapeutique efficiente. Toutefois, comme le fait remarquer FLOREY, son action pour éliminer les microbes sensibles, même si ceux qui leur sont associés persistent, pourra être d'un grand profit dans les infections mixtes.
La Ponction lombaire, avons-nous dit, permet de porter la Pénicilline in loco; faut-il encore que la longue distance à parcourir par le médicament avant d'atteindre la boîte crânienne soit libre. Certdins germes, en effet, ont la faculté de produire de fausses membranes qui établissent une cloison étanche entre les espaces sous-arachnoïdiens céphaliques et lombaires. (Observation 10).
Lorsque la guérison se fait attendre, qu'il existe des signes de méningite basilaire ou des symptémes pouvant faire redouter un cloisonnement, nous pensons qu il y à intérêt à injecter la Pénicil-