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line directement dans les ventricules. Des insuccès aboutissant à la mort, sont en général le résultat d'une non observation de cette pratique. (Observation n° lÜ).
Disons, enfin, que la Pénicilline ne dispense pas du drainage chirurgical du foyer initial. La stérilisation du liquide C.R. serait, en. effet, vaine si le foyer infectant persistait. (Observation n° 6). Nous avons, d'ailleurs, déjà insisté sur cette notion qui est à la base du trœitement des méningites otitiques.
Signalons, toutefois, que certains auteurs ont guéri par la Pénicilline seule, sans traitement chirurgical, des méningites otogènes.
Ainsi, dans les annales d'oto-laryngologie, ROZEMBERG et ARLING publient deux cas où la Pénicilline seule a jugulé l'infection.
— Méningite à streptocoque hémolytique : le malade, avec une otite aiguë bilatérale, reçut 650.000 U.O. intramusculaïre, pendant 8 jours et demi, bien que la température devint normale en cinq jours. Aucun traitement chirurgical.
— Méningite à pneumoocoque, secondaire à une otite moyenne aiguë : la guérison complète succéda à 3 injections intranspinales de Pénicilline et 800.000 U.O. intraveineuses et intramusculaires pendant 10 jours et demi. Le liquide spinal resta positif jusqu'à la 3° injection intra-rachidienne. À cause de la présence d'une otite moyenne aigue et de la suppuration osseuse, dans l'aire adjacente à l'oreille moyenne, la Pénicilline par voie intramusculaire a été continue jusqu'à ce que la température reste normale pendant cinq jours. Aucun traitement chirurgical. — Guérison.
Quant à nous, nous pensons que cette thérapeutique (Pénicilline utilisée seule) n'aurait une action favorable que dans le cas où la méningite suc-
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cèderait à une otite aiguë alors qu'il n y à pas encore lésion d'ostéite et alors que l'infection est encore localisée aux lacs sylviens.
SULFAMIDES ET PENICILLINE.
Dans les infections peu sensibles, nous pensons qu'il ne faudra jamais omettre de faire en même temps que le traitement pénicilliné un traitement sulfamidé. Le mode d'action de là Pénicilline et des sulfamides est, en effet, totalement différent et, de ce fait, il est logique de penser qu'une souche microbienne accoutumée aux sulfamides se montrerait sensible à la Pénicilline et inversement. (Observations n° l, 7 et 9). |
Si on associe ces deux médicaments, on constate une augmentation des effets antimicrobiens; principe du renforcement d'effets allant jusqu'à la synergie, permettant de traiter des cas résistant à la Pénicilline ou aux sulfamides seuls.
La Pénicilline agit localement tandis que le sulfamide agit par voie générale.
Les inhibitions enzymatiques (sulfamido et pénicillino résistantes) créées par l'une et par l'autre de ces deux indications, se répartissent sur des facteurs différents.
C'est pour ces raisons que, chez nos malades, nous associons volontiers aux injections de Pénicilline des injections de soludagenan intra-musculaires à des doses variant de 3 à 8 gr. par 24 heures.
Arrivé au terme de cet exposé, signalons la venue d'un nouvel antibiotique d'une puissance exceptionnelle «la STREPTOMYCINE ». D'origine végétale, la streptomycine supprime in vitro le potentiel prolifératif et la vitalité d'un grand nombre de microorganismes. Pareille en cela à la pé-