‹ Contribution au traitement des Pneumopathies aiguësChapitre 10 sur 29 · SIDA · texte numérisé non relu

SIDA

soit sous forme d'intoxication aigüe, soit par intoxication progressive.

Dans le premier cas, on recherche la dose produisant la mort de 50 pour cent des animaux en espérience, Cette dose léthale est de 16 mmgr par gramme (souris-rat) avec lé [a (Paraminophenylsulfamido) pyridine], de 4 mmgr avec le Paraminophenylsulfamide.

De plus, les troubles apparaissent une heure après l'administration du Paraminophenylsulfamide, douze heure seulement après l’administration du [a (Paraminophenylsulfamido) Pyridine].

Dans le deuxième cas, les doses quatidiennes répétées pendant quinze jour (Ommgr 5 par gramme de rat) n’apportent aucune modification, quel que soit le produit employé.

La dose de 1 mmgr par gramme ne détermine aucun trouble de la croissance des jeunes rats, avec le [a (Paraminaphenylsulfamido) Pyridine] ; des troubles se produisent, au contraire, avec des doses quotidiennes de 4 mmgr-de Paraminophenylsulfamide et de 4 mmgr de [a (Paraminophenylsulfamido) Pyridine |.

De même, la dose quotidienne de 1 mmgr de Paraminophenylsulfamide continuée pendant quinze jours, produit une augmentation de l’excrétion urinaire de la porphyrine et une diminution du nombre des globules rouges et du dépôt d’hemosidérine dans la rate, alors que le [a (Paraminophenylsulfamido) Pyrinide], donné à des doses 4 fois supérieures, ne produit pas de tels effets. ;

L'activité du [a (Paraminophenylsulfamido) Pyridine] contre le npeumocoque a été mise en lumière par Whitby, à l’aide de souris inoculées par voie intrapéritonéale : l’administration de doses successives de 30 à 40 mmgr. protège complètement la souris, ayant reçu 10.000 fois la dose léthale de pneumocoques types I, VIT et VIII ; la protection obtenue contre les types IT, III et V est considérable, quoiqu’incomplète. Toutes les expériences prouvre que le Paraminophenulsulfamide confère, à doses égales, une protection nettement moins importante.

Enfin, l’étude expérimentale du [a (Paraminophenylsulfamido) Pyridine] révèle un fait capital, que l’on n’a pu vérifier jusqu’à présent, avec les autres dérivés sulfamidés :

SN Le

42 souris, inoculées avec le pneumocoque type I, demeurent vivantes 14 jours après l’inoculation ; 30 d’entre elles ont reçu une deuxième inoculation après une semaine, non suivie de la reprise du traitement, et se sont montrées insensibles à cette nouvelle dose de pneumocoques, égale cependant à 10.000 fois la dose mortelle,

Il est difficile d'interpréter un pareil résultat sans tenir compte d’une action directe du [a (Paraminophe-' nylsulfamido) Pyridine] sur les défenses de l’organisme. :

Le Professeur Fleming a essayé d’élucider cett action ; après avoir montré :

1°) Que le pouvoir bactéricide du sang disparaissait, lorsqu’on privait celui-ci des leucocytes ;

2°) Que la concentration du [a (Paraminophenylsulfamido) Pyridine] dans le sang des animaux en expérience était de l’ordre de 1/30.000 à 1/40.000 ;

3°) Qu’à de telles concentrations le [a (Paraminophenvylsulfamido) Pyridine] n’avait pas d’effet nocif sur les leucocytes.

I a constaté que le [a (Paraminaphenylsulfamido) Pyridine] retardait le développement des pneumocoques et exaltait le pouvoir bactéricide des leucocytes.

Il s’agirait donc d’une action antibactérienne du mélange [a (Paraminaphenylsufamida) Pyrinide] + leucocytes action qui se trouve considérablement accrue dans le mélange [a (Paraminaphenyisulfamida) Pyrinide] + leucocytes

+ sérum immun.

Nous avons résumé, au chapitre précédent, l’action du Paraminophenylsulfamide, en la limitant dans un rôle bactércide ; l’étute pharmacodynamique du [a (Paraminophenylsulfamdo) Pyridine] a permis de mieux saisir le processus de protection en le décomposant en une action bactériostatique et une action renforcée des défenses de l'organisme.

2) Applications cliniques

H. Beumer, dans une revue générale sur le traitement des pneumonies de l’enfance, déclare que le [a (Paraminophenylsulfamido) ,Pyridine] représente un spécifique certain de l’infection pneumococcique.

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