‹ Contribution au traitement des Pneumopathies aiguësChapitre 11 sur 29 · DOG · texte numérisé non relu

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Observation de I. M. Christie, concernant un malade, qui présentait depuis plusieurs mois des symptômes d’épuisement myocardique.

« Le 10 juin, apparition d’une pleurésie aiguë à la base du poumon droit, température 38°9 ; Le 12 juin, hépatisation du lobe inférieur du poumon droit et bronchite aiguë gauche, avec cyanose grave ; présence de streptocoques et de pneumocoques type Il dans l’expectoration.

« Le 14 juin, administration de sept grammes de

[a (Paraminophenylsulfamido) Pyridine] dans les 24 heures, puis cessation du médicament, qui provoquait des vomissements. Chute de température et amélioration générale.

« Mais la température remonte ; l’administration du [a (Paraminophenylsulfamide) Pyridine] est reprise le 17 juin, à raison de un gramme toutes les quatre heures. Avec seize grammes du médicament, on obtient une amélioration, qui permet de cesser le traitement.

« Pendant une semaine, le malade reste dans un état de légère intoxication ; convalescence normale, guérison complète ».

L'auteur souligne :

1°) les antécédants peu favorable du malade ;

2°) l'extrême gravité de son état ;

3°) l'amélioration rapide apportée par le [a (Paraminophenylsulfamido) Pyridine].

4°) la tendance à la rechute, dès la cessation du médicament ;

9°) le fait que les crachats cessèrent d’être purulents après l’emploi du [a (Paraminophenylsulfamido) Pyridine|.

ou Observation de M. Telling et W. A. Oliver.

« Il s’agit d’une malade âgée de 65 ans, entrée à l’hôptal, pour être opérée d’un prolapsus ; paraissant, de par ailleurs, en bonne santé. Brusquement, le 8 Mai, elle se plaint d’un point de côté très violent, la température monte à 39°5.

« Le 10 mai, on trouve une déviation du cœur et du médiastin vers la gauche, faisant penser à un col-

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lapsus étendu du poumon gauche. Ceci est confirmé par la radiographie.

« Dans l’expectoration, on trouve du pneumocoque type IT. Ül n’y a pas de kyanose. L'état général est relativement bon. Une bronchoscopie montre que le collapsus est dû à un œdème intense des bronches principales gauches, obstruant complètement la lumière,

« Le 11 mai, l’état de la malade est très mauvais ; la cyanose est apparue et persiste, malgré l’oxygène. On donne alors le [a (Paraminophenyssulfamido) Pyridine} : première dose le 11 mai au soir : un gramme.

« 12 mai : cyanose intense, délire, 39°7; atteinte du lobe supérieur droit ; on dronne un gramme de [a (Paraminophenylsulfamido) Pyridine) toutes les quatre heures.

« 13 mai : cyanose intense (ni méthémoglobine, ni sulfhémoglobine dans le sang) ; l'atteinte du lobe supérieur droit s'étend ; les signes locaux sont, par contre, améliorés à gauche;

« 14 maï : aggravation, la base gauche est atteinte, diarrhée ; on donne un gramme de [a (Paraminophenylsulfamido) Pyridine] toutes les huit heures ; strychnine, |

« 16 mai : résolution en lysis ; amélioration de l'état général ; éclaircissement des parties supérieures des poumons le lobe inférieur gauche reste hépatisé ; on diminue les doses de [a (Paraminophenylsulfamido) Pyridine] ; l'amélioration se poursuit rapidement ».

Les auteurs rapportent deux autres cas, l’un de broncho-pneumonie chez un sujet de 60 ans, l’autre de pneumonie lobaire chez un diabétique, terminés rapidement par la guérison. Ils font remarquer la gravité habituelle des pneumonies à type III, gravité qui croît avec l’âge des malades.

Observations de G. M. Evans et W. F. Gaisford :

A la suite des travaux expérimentaux de Whitby les auteurs ont traité plus de 200 cas de pneumonie franche lobaire aiguë, au Dumley Road Hospital, à Birmingham. À peu près la moitié des cas furent traités par le [a (Paraminophenylsulfamido) Pyridine] ;

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les autres, hospitalisés dans des services voisins, servaient de témoins et recevaient le traitement non spésifique classique.

L'âge des. sujets traités et témoins s’étendait de 8 à 68 ans ; lorsque l’expectoration permit l’identification du pneumocoque, on trouva : type 1, 28 fois ; type IL, 8 fois ; type III, 3 fois ; groupe IV, 5 fois.

Chez les sujets non traités par le [a (Paraminophenylsulfamido) Pyridine], la mortalité fut de 27 pourcent, chez les sujets traités, elle ne fut que de ô pour cent.

Les auteurs remarquèrent l’action du [a (Paraminouhenylsulfomido) Pyridine] : 1°) sur la température ; 2°) sur les globules blancs ; 3°) sur les complications.

Le jour de la défervescence arrive plus tôt chez ies malades traités par le [a (Paraminophenylsulfamido) Pyridine]. En ce qui concerne les leucocytes, aucune différence sensible n’existe entre les deux séries de malades. La série traitée se montre plus riche en complication : 2 cas de collapsus pulmonaire et 6 cas d’empyème.

Les mêmes auteurs ont traité 40 cas de bronchopneumonie chez des enfants âgés de moins de cinq ans et ont obtenu 38 guérisons.

Observation de O. C. Reïd et Dyke.

Une enfant de 7 ans est hospitalisée le 13-7-38 avec délire, strabisme et raideur de la'nuque, signe de Kernig fortement positif, température 39°4, pouls 142, respiration 42, La ponction lombaire donne un liquide trouble et verdâtre, montrant des cellules de pus et de rares pneumocoques, de la globuline fortement en excès, 0,48 pour cent d’albumine, 0,54 pour cent de chlorure.

Le lendemain, la culture de pneumocoques est positive. Le 14 juillet on institue le traitement par le [a (Paraminouhenylsulfamido) Pyridine] avec une dose initiale de 1 gramme, suivie de doses de 0 gr 50, répétées toutes les quatre heures. Douze heures après le début du traïtement, les chiffres du pouls, de la température et de la respiration avaient diminué. Le 15 juillet, l’état restait grave : délire, herpès labial.

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Le 16, début de cyanose ; administration de 0 gr. 50 de produit toutes les 6 heures. Le 17, liquide CR presque clair, sans pneumocoques. Arrêt du traitement le 24 juillet. Guérison complète quelquesjours plus tard. Les auteurs rappellent qu'avant l'introduction des sulfamides dans le traitement de la méningite à pneumocoques, la mortalité était de 100 pour cent.

Observation de S. C. Dyke.

Un malade âge de 61 ans entre à l'hôpital 7 semaines après une pneumonie lobaire aiguë, avec épanchement purulent du côté droit le onzième jour (épanchement drainé).

I présente à son entrée une septciémie à pneumocoques (type indétermné).

En 9 jours il reçoit 24 grammesde [a (Paraminophenyisulfamido (Pyridine].

La température commence à décroître dès le 2° jour et le malade évolue rapidement vers la guérision.

Observation de K. Robertson (Winchester).

Un enfant de 14 ans est admis à l'hôpital le 21 août 1938, malade depuis deux jours : céphalée, vomissements, fièvre, strabisme; LCR hypertendu, purulent, contenant du pneumocoque.

Injection intrarachidienne de 40.000 unités de sérum et 20 de Soluseptazine ; o nrépète la Soluseptasine 6 heures plus tard.

Le lendemain, on commence l’administration du [a (Paraminophenyisulfamido) Pyridine]

Premier jour : 2 grammes ;

Deuxième jour : 1 gramme 50.

Troisième jour : 1 gramme ;

Jours suivants : 0 gramme 50.

24 heures après la première dose, la température redevient normale, 48 heures après la première dose, l'enfant n’a plus de céphalée, s’alimente et peut lire, malgré un léger strabisme persistant.

De plus le LCR devient stérile dès le 23 août. La guérison, obtenue en quelques jours, se maintient un mois après.

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