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II. — Expérimentation sur l'animal infecté

La protection conférée à l’animal par le Paraminophenyisulfamide est en rappart direct avec la dose administrée ; on peut exprimer ce fait en disant que l’état réfractaire créé chez l’animal est en rapport direct avec la concentration du sulfamide dans le sang.

Et l’expérience prouve que cet état réfractaire disparaît dès que le produit est éliminé = l’animal, à ce: moment, redevient aussi sensible à l’infection qu’un sujet neuf.

De même, un animal guéri par la chimiothérapie est aussi sensible qu’un témoin vis-à-vis d’une nouvelle infection.

In vitro, le pouvoir microbicide du sang de l’animal traité par le sulfamide est directement proportionnel à la concentration du produit et disparaît, dès que le produit est éliminé,

L'or

Rosenthal a montré qu’une injection de seize milligrammes de Paraminophenylsulfamide en émulsion huïileuse protège la souris contre dix à cent doses mortelles de pneupocoques I, Il, III, à condition de répéter cette injection deux fois par jour, pendant cinq à huit jours.

Le même auteur a également mis en lumièré laction « in vitro » du Paraminophenylisulfamide sur le pneumocoque.

L'action anti-microbienne directe du Paraminophenylsulfamide est donc démontrée :

1°) par l’état réfractaire créé par l’administration de ce produit à l’animal expérimentalement infecté ;

3°) par le pouvoir microbicide « in vitro » du sang de l’animal (ou de l’homme) traité par le sulfamide et le parallèlisme entre ce pouvoir microbicide et la concentration du sang en produit sulfamide (dosable par des méthodes chimiques) ;

3°) par la disparition de l’état réfractaire après élimination complète du remède.

De plus, cette action est mise en évidence par le fait suivant

La splénectomie, ni le blocage du système réticuloendothélial, ni l’avitaminose A, n’empêchent l’action protectrice du sulfamide.

Il semble que le pouvoir stérilisant au Paraminophenylsulfamide, plaçant l’organisme à l’abri de l’agression brutale et massive du microbe,lui permette d'utiliser ses moyens naturels de défense. C’est pourquoi un certain degré d’immunité acquise ou l'immunité temporaire conférée par la sérothérapie favorisent l’action curative du sulfamide ; l’association de la chimiothéropie et de la sérothérapie correspond à l’emploi simultané de deux armes différentes, agissant séparément et de façon diverse, la première directement sur le germe, qu’elle anéantit ; la seconde, sur les appareils de défense, qu’elle renforce ou qu’elle remplace.

IN. — Applications Cliniques

En ce qui concerne les pneumococcies et les pneumopathies aiguës, le Paraminophenylsulfamide utilisé

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par Heintzelmann, Hadley et Mellon, dans le traitement de la pneumonie à pneumocoque type II, a permis d'obtenir un pourcentage de guérisons de 76 pour cent, alors que chez les malades, observés par les mêmes auteurs, mais non traités par le sulfanilamide, ce pourcentage n’a pas dépassé 26 pour cent.

Ces résultats sont corroborés par de très nombreuses observations, recueillies principalement par les auteurs anglo-saxons, au cours des années 1938 et 1989, et concernant la broncho-pneumonie du nourrisson, la pneumonie de l’adulte, la méningite à pneumocoques.

Nous négligeons volontairement de rapporter ces observations, car nous pensons plus utile de nous étendre sur les applications cliniques du [a (paraminophenylsulfamido) pyridine], ce produit apparaissant comme le véritable spécifique de la médication anti-pneumococcique.

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