‹ Contribution au traitement des syndromes cholériformes et éventuellement du choléraChapitre 5 sur 43 · MA FAMILLE · texte numérisé non relu

MA FAMILLE

par la Gonacrine et le Sérum hyperchloruré à 300 °/6 en injections intraveineuses

Introduction.

Le choléra est certainement en Asie, dans la zone intertropicale, la maladie infectieuse endémo-épidémique la plus fréquemment observée. Il ne se passe pas d'année où, dans les divers pays tropicaux, il ne fasse de nombreuses victimes. Tantôt ses manifestations se bornent à quelques cas sporadiques ou à des foyers localisés, tantôt il éclate en de grandes pandémies asiatiques de cycle à peu près régulier.

En outre, à côté du vrai choléra déterminé par le vibrion de Koch, on observe dans les périodes de latence, en foyers ou sporadiquement, des cortèges cliniques dont sont responsables les germes les plus divers, tels que l’entérocoque, le colibacille (Gilbert et Girod), le proteus vulgaris (Metchnikoff), les vibrions de Finkler-Prior et de Deneke et les différents vibrions cholérimorphes... Ce sont des manifestations communément désignées sous le nom de Syndromes Cholériformes, de Diarrhée Choïériforme

ou même simplement de Diarrhée profuse, mais tous

su NE

les praticiens coloniaux s’entendent sur ces termes el savent que les manifestations dites cholériformes sont absolument comparables, tant au point de vue symptomatologie qu’au point de vue pronostic, à celles du choléra vrai.

En effet, qu’on soit en présence d’un choléra vrai ou d’un syndrome cholériforme en tout point sem— blable au tableau clinique du choléra tel qu’on le décrit dans les traités classiques, le pronostic dépendra de l’état général du malade, de la fréquence des vomissements et des selles, des degrés de déshydratation de l'organisme et de l’algidité. Autrement dit il dépend directement de la sévérité des symptômes cliniques et de l'infection. Quant à la présence du vibrion de Koch dans les déjections, si elle est un facteur de gravité, elle n’en est cependant une condi-

tion ni nécessaire ni suffisante :

1° condition non nécessaire parce que la mortalité qui est d'environ 70-90 % dans le choléra vrai, atteint, de l'accord commun des praticiens, 60-80 % dans les syndromes chorériformes asiatiques ;

20 et condition non suflisante parce que les expériences de Pettenkofer puis celles de Metchnikoff et de ses collaborateurs en 1893 ont montré que le vibrion de Koch peut produire tout aussi bien un choléra

typique qu'un simple catarrhe intestinal d'extrême bénignité.

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