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Or le choléra et les diarrhées cholériformes font
payer chaque année de lourds tributs aux popula-
tions des régions tropicales. Aussi pour le médecin colonial, leur traitement est-il sans cesse une question d'actualité. Bien des produits ont été essayés, bien
des thérapeutiques ont été instituées. Rappelons ces
mots de M. le D' Métin,professeur à l’Ecole d'Application du Service de Santé des Troupes coloniales à Marseiile : « le traitement du choléra a de tout temps exercé la sagacité et l’ingéniosité des médecins, mais si presque toute la matière médicale a été expérimentée, il n’est pas exagéré de dire qu'il est peu de maladies où il médecin soit aussi désarmé >».
Quels sont en somme les moyens dont nous disposions jusqu'ici pour combattre ces maladies ?
D'’emblée il nous paraît peu prudent d’insister sur le traitement spécifique par la sérothérapie antivibrionienne à laquelle doivent aboutir normalement les recherches de la bactériologie. Actuellement, le traitement curatif par le sérum anticholérique est resté sur le terrain expérimental, et le sérum anticholérique de Metchnikoff-Roux et Salimbeni doit encore faire les frais de nombreux essais avant d'entrer dans le domaine de la pratique.
Il en est de même de l’emploi des bactériophages de d’Hérelle.
Restent les moyens médicamenteux auxquels s'adresse couramment le médecin. Les préparations administrées per os sont régulièrement rejetées par
les vomissements et n’agissent pas. Les antivomitifs
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