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a) Acné varioliforme de Hebra et de Kaposi.—Cette affection est encore connue sous le nom d’acné atrophique. La localisation aux régions pilaires et sa terminaison toujours cicatricielle en sont les principaux caractères. Le début est marqué par une petite tumeur, indolente, rosée à la naissance, violette quand elle a atteint un plus grand développement. Celte papule, dit M. Chatelain dans son précis des maladies de la peau,se centre d’une pustulette et se transforme rapidement en une croûte un peu enchassée dans la peau et très adhérente : au-dessous siège une ulcération qui devient visible après la chute de la croûte.
Ce n’est donc qu’au début que cette affection pourrait ètre confondue avec le molluscum, mais la dépression qui se forme au centre de la tumeur, ainsi que l'ulcération, mettent vite sur la voie du diagnostic.
b) Acnévarioliforme de Bazin ow molluseum contagiosum de Bateman. — On distinguera cette affection du molluscum par le peu de volume des saillies, par leur transparence, par leur ombilication avec un point noir ou blanc par lequel on peut faire sortir le contenu de la tumeur sous forme d’un sébum ou d’un liquide laiteux. De plus c'est une affection de l’enfance, tandis que le molluscum fibreux est plulôt une affection de l’âge adulte.
2° Les verrues sont de petites tumeurs cutanées, rondes, rugueuses ou ‘lisses, granuleuses, mamelonnées, de coloration brune, qui généralement se développent dans une région bien circonserite.
3 Les angiomes sont caractérisés par une coloration foncée de la peau qui les recouvre. Sous l’in-
fluence d'un effort, on a vu ces tumeurs augmenter de volume. Enfin, elles sont réductibles à la pression et de plus présentent un caractère très important, l’hyperes- .thésie, alors que le molluscum est indolent,
4 Les lipomes. — Nous aurons surtout en vue les productions sous-cutanées connues sous le nom de loupes. Ces productions sous-cutanées sont molles. La peau qui les recouvre est ou n’est pas adhérente, elle a conservé sa coloration normale. Enfin, ce sont des tumeurs qui se développent dans le tissu cellulaire sous-cutané et non dans l’épaisseur même de la peau. Enfin, on se souviendra que les tumeurs molluscoïdes sont ordinairement plus nombreuses, plus pédiculées que les tumeurs lipomateuses.
o° L'éléphantiasis se rencontre surtout chez l'homme et n’a pas de limites bien tranchées. L’élé- phantiasis est le siège d'une fluctuation manifeste. Les ganglions lymphatiques sont envahis parfois au début (maladie ganglionnaire des Barbades) ; les ganglions inguinaux afteignent parfois un volume considérable ; ce qui a lieu bièn rarement avec les molluscums.
6° Les tumeurs cancéreuses de la peau seront facilement reconnues à leur marche rapide, aux douleurs qu’elles déterminent et aux ulcérations précoces. De plus la cachexie cancéreuse survient en général très rapidement, tandis qu’elle n'existe pour ainsi dire pas. dans le molluscum. Enfin, elles sout accompagnées d'une adénite précoce qui aide encore au diagnostic. Voilà des caractères bien nets qui peuvent permettre de différencier les deux affections; mais le diagnostic est rendu quelquefois plus difficile lorsque
les molluscums sont eux-mêmes le siège d’une tumeur maligne. Dans ces cas, en effet, il peut exister de l’engorgement ganglionnaire, une teinte plus ou moins caractéristique du cancer, enfin des douleurs et tout un cortège de symptômes que nous passerons en revue dans le chapitre suivant.
Lorsque le molluscum siège à la vulve, nous aurons encore à songer aux végétations et à certains kystes de la grande lèvre.
Les végétations, avec leur aspect framboisé, la sécrétion abondante et fétide, la facilité avec laquelle elles saignent au moindre traumatisme, seront bien vite reconnues.
Quant aux kystes de la grande lèvre nous n'insisterons pas sur les caractères qui les différencient des molluscums, ceux-ci se distinguant par des signes bien (ranchés.
Enfin, signalons l’erreur qui pourrait se produire si l’on se trouvait en présence d’une hypertrophie clitoridienne qui peut simuler, comme dans le cas rapporté par M. le Professeur Lannelongue, un molluscum pendulum.