‹ Contribution clinique à l'étude de l'évolution maligne de certains molluscumsChapitre 18 sur 32 · Partie clinique (D' Schmit), in thèse Lerefait · texte numérisé non relu

Partie clinique (D' Schmit), in thèse Lerefait

P...… R..…., cuisinier, 41 ans, entré le 18 décembre 1877, à la Charité, dans le service de M. le Professeur Trélat. Cet homme blond, robuste, sans antécédents personnels ou héréditaires, porte dans différentes parties du corps, mais surtout au cou, une dizaine de molluscums pendulums. En 1870, l’un d’eux commence à grossir. Il y a un an, il avait le volume d'une petite noix ; ce n’est que depuis six mois qu’il a pris le développement considérable, qui à fait entrer lé malade à l'hôpital. Jamais de douleurs vives ne se font sentir ; seulement les frottements dela chemise dans ces derpiers temps ont déterminé tous les deux ou trois jours une petite hémofrhagie qui ne tardait pas à s’arrêter d’elle-même.

Actuellement la tumeur, située sur la ligne médiane du dos, au niveau des huitième et dixième dorsales, ressemble assez comme forme et comme volume à un rein de veau, un peu aplati ; c’est une saillie bourgeonnante, étalée, ovale, de 8 centimètres de longueur sur 4 centimètres de largeur. Elle est composée de huit à dix lobules séparés par des sillons à

peine marqués en général, mais dont quelques-uns cependant, surtout à la partie inférieure, s'enfoncent assez profondément pour rendre les lobules indépendants de la masse. Sur un fond rosé, on distingue une foule de points nuancés, dont les teintes varient du jaune au rouge par place ; grande tendance à l’ulcération. Le toucher, qui n’est pas douloureux et ne provoque aucun écoulement de sang, permet de comparer sa consistance à celle de IR langue ; en relevant les parties périphériques, on peut constater la présence d’un pédicule-assez étroit ; enfin autour de ce point d'insertion un ou deux pédicules accessibles pour les lobes indépendants ; aucun ganglion dans les aiselles, l’auscultation ne permet de percevoir aucun bruit de soufile

Frappé de l’analogie que présentait ce cas avec ceux que

M. Malassez avait fait connaître en 1872, M. Trélat diagnos-.

tiqua un molluseum en voie de transformation sarcomateuse et pratiqua l’ablation de la tumeur et la cautérisation de la plaie produite par l'opération. I! recommande en outre, au malade, de venir se montrer tous les mois, et l’on peut constater que celui-ci après dix-huit mois d'observation ne présente encore aucune trace de récidive et de généralisation. Partie anxtomo-pathotogique (E. Chambard). — Les caractères histologiques de la tumeur, peuvent être résumés ainsi : De son point d'implantation au niveau duquel elle est entièrement fibreuse, partent d'épaisses travées également fibreuses et vasculaires qui divisent les lobes en lobules ; ces derniers

sont enfin divisés en alvéoles par des lames conjonctives

émanées des dernières travées et qui se présentent les unes sous un aspect vaguement fibrillaire et les autres qui sont les plus minces, sous un aspect entièrement amorphe.

Les alvéoles ainsi circonserits renferment les uns une

cellule, d'autres un petit nombre de cellules, d’autres enfin un nombre beaucoup plus considérable d'éléments cellulaires,

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