‹ Contribution clinique à l'étude de l'évolution maligne de certains molluscumsChapitre 19 sur 32 · AD · texte numérisé non relu

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mais tous ceux qui y Sont contenus ont un caracière atypique ; ce sont des éléments épithélioides irrégulièrement disposés et non unis entre eux par un ciment.

En dehors de cette formation alvéolaire, on rencontre dans le hile de la tumeur et dans les plus épaisses travées qui la parcourent, de petites loges alvéolaires renfermant une seule cellule épithélioide ou un petit nombre de ces éléments dont on peut suivre pas à pas toute l’évolution depuis le moment où elles sont très analogues à des cellules Iymphathiques dont on a peine à les distinguer, jusqu’à celui où, volumineuses, pourvues d'un gros noyau vésiculeux et quelquefois de deux, elles revêtent un caractère presque épithélial et s’entourent d’une sorte de capsule qui semble formée aux dépens du tissu conjonctif ambiant.

OBSERVATION IT (Personnelle) Recueïllie dans le service de M. le Professeur Girard

Molluscum malin.— Trois récidives, généralisation à la plèvre. Mort

Mne X..., âcée de 50 ans, paraît jouir d’une bonne santé, mange et digère bien, n’accuse aucun autre malaise que ceux que nous allons décrire.

Elle a eu deux enfants, dont l’un est mort de méningite, à l’âge de dix-huit mois, et dont l’autre est une jeune fille de quinze ans qui ne présente aucune tache cutanée.

Ses antécédents personnels restent muets; ses antécédents héréditaires accusent un molluscum gros comme le poing sur le cou de son père et un épithélioma utérin qui a entrainé la mort de sa mère.

Elle n’a eu qu’une sœur, qui est actuellement bien portante et qui présente aux mains un vice de conformation semblable à celui que nous découvrons chez notre patiente.

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Un examen attentif de cette dernière nous dévoile environ deux cents molluseums, les uns sessiles, les autres pédiculés. De ces derniers les uns sont pleins et les autres sont réduits à deux fins replis de la peau, au milieu desquels on sent quelques grains de tissu fibreux. Ces molluseums, qui varient de la grosseur d’un grain de mil à celle d’une noix, sont disséminés sur toute la surface du corps, particulièrément au cou et sur la face antérieure de la poitrine. Quelques-uns sont congénitaux, d’autres ont apparu pendant la première grossesse.

On constate en outre :

1° Une plaque de xanthélasma sur la paupière supérieure gauche ; » |

% Sur la cuisse et très nettement dessinés sur le trajet du

nerf sciatique, six nœvi pigmentaires variant en largeur d’une

“pièce de un franc à une pièce de cinq francs ;

mn

3° Un arrêt de développement’ (1 cent. 1/2) des quatrième et cinquième métacarpiens de chacune des mains; de telle sorte que les quatrième et cinquième doigts paraissent plus courts, bién que les phalanges aient leurs dimensions normales. La

sœur de la malade au dire de cette dernière présente la même

difformité ;

4° Un arrêt de développement non moins marqué du quatrième métacarpien des deuX pieds, de telle sorte que le quatrième doigt est comme enfoui et rétracté au milieu de ses deux voisins ;

0° Pas d’altération de la sensibilité cutanée.

Ces signes avaient été observés il y a deux ans, époque à

laquelle elle était venue demander à ce qu’on la débarassat :

d’une tumeur ayant atteint le volume d’une orange et qui était située à la partie antérieure de la cuisse droite. Cette tumeur, avait, dit-elle, pris naissance sur un noyau semblable à ceux qu’elle présentait sur d’autres parties du corps, noyau qui avait été violemment heurté à l’angle d’un lit trois mois auparavant.

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