‹ Contribution clinique à l'étude de l'évolution maligne de certains molluscumsChapitre 25 sur 32 · OBSERVATION VIII · texte numérisé non relu

OBSERVATION VIII

Communications orales dues à l’obligeance de M. le Professeur agrégé Gangolphe, chirurgien-major de l’'Hôtel-Dieu

I. — Homme assez âgé, cultivateur, présentait un grand nombre de molluscums, les uns sessiles, les autres pédiculés. Sous l’influence d’un traumatisme le malade a vu un de ses molluseums situé sur la région dorsale du thorax prendre un énorme développement. Un médecin lui propose l’ablation de cette tumeur, ablation qui est acceptée par le malade. Suites de l’opération excellentes, réunion par première intention.

Environ deux mois après, le malade présentait une récidive sur place. Les ganglions de l’aiselle étaient engorgés. C’est à ce moment que le patient s’en vint trouver M. le Professeur Gangolphe qui proposa une nouvelle opération. La tumeur fut de nouveau enlevée, mais le malade s’opposa au curettage de l’aiselle. Le résultat ne fut pas long à attendre, le malade eut bientôt une généralisation, généralisation qui se termina par la mort.

Il. — X... présentait une tumeur de la région interne de la cuisse développée sur un molluscum. M. le Professeur Gangolphe posa le diagnostic d’évolution maligne du molluscum primitif et pratiqua une intervention précoce.

M. le Professeur Gangolphe résume en disant que les molluscums subissent presque toujours une évolution maligne, à un moment donné de la vie de l'individu, que les sujets porteurs de molluscums étant exposés à une généralisation plus ou moins rapide d'une de leurs tumeurs, doivent se hâter d’en faire pratiquer l’ablation.

ete MTS Des

Page 1