LENS
et en général tous les sujets que les vieux cliniciens groupaient avec BOUCHARD sous l’épithète de « maladies de la nutrition » donnent en pop 10 à 15 unités dans leur sérum sanguin.
Peut-on faire varier la réaction chez un même sujet sous l’effet d’un repas riche en graisses ? Nous l’avons tenté bien des fois: tel de nos sujets, apparemment normal, vit son taux d’acides gras s’élever de 5,50 unités $. P. V. à 6,25 unités S. P. V. une heure après l’absorption de 50 grammes de graisses et de 60 grammes de beurre; tel autre cirrhotique qui absorbe chaque jour, pendant près d’une semaine, 90 grammes d'huile d’amandes, vit son taux d’acides gras rester immuable: nous pourrions multiplier les exemples. Qu'il nous suffise de dire que ces hyperlipidémies provoquées sont inconstantes et qu’un facteur individuel ou morbide semble régler l’aptitude de l’organisme à réagir.
Cependant, le taux des acides gras est d’autant plus élévé pour une espèce animale que son régime est riche en matière grasses. Au cours de notre expérimentation, nous avons pratiqué de nombreux dosages chez le chien en différents territoires veineux : le taux des acides gras de cet animal oscille entre 8,75 et 12 unités, un peu plus fort que celui de l’homme.
Nous avons eu la bonne fortune de pouvoir étudier le sérum de 9 chevaux de l’Institut Pasteur: dans cette espèce herbivore, le chiffre le plus élevé était de 5,50 le plus bas de 3,12: la moyenne 4,2 unités $S. P. V. est sensiblement inférieure à celle que l’on trouve dans l’espèce humaine.
B. ETAT GRAVIDIQUE.
Les chiffres normaux sont largement dépassés au cours de la grossesse. Dans les derniers mois de la ges-