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linfluence du déhydrocholate de soude, injecté par voie veineuse, nous notâmes une amélioration rapide: en quelques jours, ce sujet entrait en convalescence.
Peut-on tirer argument de ces résultats pour esquisser une pathogénie de l’itère catarrhal ? Si ce syndrome est fort précis dans son expression clinique, il reste encore bien énigmatique dans sa genèse.
Marcel GARNIER le désienait du nom d’ictère aigu apyrétique; notre Maître-Jean TRoIsiER préfère l’épithète d’ « ictère commun ». Pour sa pathogénie, deux théories s’affrontent: l’ictère catarrhal relève:t-il d’une hépatite, hépatite parenchymateuse avec fissure tubulaire, ou hépatite interstitielle, avec ædème et inflammation du tissu réticulo-endothélial? Ne faut-il pas, au contraire, voir en lui le reflet d’un obstacle sur le trajet du drain qui déverse la bile dans le tube intestinal ? Notre Maître CHABROT. estime que ce syndrome peut masquer aussi bien un ictère infectieux méconnu qu’un calcul biliaire, prélude de lithiase, qu’une poussée congestive de pancréatite inflammatoire. Le Professeur LOEPER fait la part des infections Ivmphatiques qui vont de l’adénopathie hilaire aux amas lymvhoïdes de l’espace de Kiernan.
Le laboratoire est naturellement intervenu dans le débat: l’épreuve de la galactosurie de Bauer a été invoqnée pour défendre l'hépatite: faut-il à notre tour relever en faveur d’une obstruction cholédocienne le taux élevé des lipides décelés dans le sang ?
Retenons pour l’instant que nous avons trouvé ce syndrome rétentionnel particulièrement accusé durant l’évolution de l’ictère catarrhal prolongé.
2°) Ictères infectieux bénins
Sur les confins de l’ictère catarrhal se placent les
ictères bénins épidémiques dont la contagiosité et le début fébrile constituent deux traits bien définis. Nous en avons observé 13 cas qui nous ont permis de pratiquer 18 dosages, ainsi répartis.
Au-dessous de 10 unités $. P. V.: 6 cas.
De 10 à 15 unités S. P. V.: 12 cas. | Au-dessus de 15 unités S. P. V.: 0.:
Il ressort de ces chiffres que les lipides S. P. V. sont peu élevés au cours des ictères infectieux; remarquons que ces dosages ont été pratiqués à différentes périodes de l’ictère; un sujet, en pleine période d’état, présente une cholémie de 0,50 et une lipidémie de 8,75; un autre, lors de la convalescence, a une lipi- . démie de 10 en regard d’une‘cholémie à 0 er. 10; un troisième atteint d’ictère épidémiaue à rechute avait en pleine jaunisse 8,75 unités de lipides, 0,50 de cholestérol, 1 gr. 12 de pigments. Pendant sa convalescence la R. S. P. V. remonta à 11 et le cholestérol à 1,55 Dans notre observation 104, qui concerne également un ictère infectieux à rechute, le chiffre des lipides resta stable autour de 12, durant le laps de temps compris entre la troisième et la huitième semaine.
Que va donner la réaction S. P. V. au cours de ces ictères secondairement aggravés auxquels notre Maître E. CHABROL donnait en 1932 un droit d’autonomie ? |
L'observation suivante est là pour le montrer. Une femme de 34 ans, au quinzième jour d’un ictère dit catarrhal, en apparence bénin, présente des vomissements noirâtres, des épistaxis, un état de confusion
mentale associés à un léger degré de météorisme ahdo- minal; la fièvre s’élève à 38°5 et le cholémogramme fournit les résultats suivants :
Pigments biliaires: 0,50 grammes.
Acides gras S. P. V. : 3,75 unités.
Cholestérol: 0,75 unités.
Acide cholalique: 25 milligrammes.
Un tel abaissement des acides gras constitue géné-
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(Rab. I. I. bénin 8 jour 8-1-38 8,75: 1 40 0,18 Sag. I. I. bénin 10-2-38 10 1,36 96 0,10:
Ler. I. I. bénin 14-3-38 10 (a À 72 0,28 Chauv. I. I. bénin 15-3-38 12,5 1,66 96 0,33 Bouch. I. épidémique prolongé | 17-4-38 12,5 2 88 0,20 Bouch. I. épidémique 81388-87504 125 96 0,50 Fried. I. 3° jour 28-41-38 8,15 0,79 88 0,20 Gir. I. & jour 10-5-38 12,5 1,6G 40 0,10 Dub. I 3° semaine 7-7-38 12,5 11520206 0,25 15-7-38 dell 1,20 56 0,25
Bau. I. post-typhique 25-10-38 | 12,5 1,36 40 0,10 Bed. I. convalescent 11-2-39 6,25 | 1,87 |traces | 0,07 Picard. ictère contagieux 9-1-42 8,75 0,50 T2 | 174 à rechutes 23-1-42 11 1,55 Dose 40,06 Gauthier 15-1-42 8,75 1,24 56 0,56
ralement un signe des plus fâcheux: les traitements classiques devaient d’ailleurs rester sans effet et la mort survenir rapidement. C’est au cours de la maladie, fort rare en France, de l’ictère grave avec atrophie
jaune aiguë du foie que ce syndrome présente toute son acuité.
3°) Spirochétose ictérigène.
Très différent est le syndrome biologique qui individualise la spirochétose ictéro-hémorragique : nous avons pu en étudier quatre cas: trois évoluèrent vers la guérison, un vers la mort. Dans les quatre cas, nous avons été frappés de l’élévation considérable des li-
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