IL. — ICTERES CATARRHAUX ET ICTERES INFECTIEUX
A. ETUDE DES LIPIDES SAN GUINS
1°) JZctères catarrhaux.
Nous avons eu l’occasion d’étudier 17 cas d’ictère catarrhal ou ictère commun apvrétiaue, syndrome qui a nour caractère dominant l'intensité de la jaunisse contrastant avec l’absence habituelle d’accidents fébriles et qui a pour terme la guérison.
Voici Jes chiffres de lipides exprimés par la réaction $S. P V. au cours des 27 examens que nous avons pratiqués. ;
Au-dessous de 10: 3 cas.
De 10 à 15 : 16 cas.
De 15 à 20: 6 cas.
20 et au-dessus: 2 cas.
De ces chiffres olobaux. il ressort une lérère ausmentaton des lipides S. P. V. au cours de lictère cntarrhal.
Nons sommes loin cenendant des taux considérahles ohservés dans la rétention ictérisène du cancer du pancréas Mais ici une remaraue <’imnose : la plupart des ictères catarrhaux que nous avons eu l’occasion d'examiner à l’hôpital. l’ont été anx approches de Ja convalesrenre, à l’heure tardive où le suiet inauiet de la nersistance de sa iaunisse, vient demander au clinicien l’aide d’une thérapeutique active iusqu’alors néolisée. Anssi, plus intéressantes nue d’autres, nons naraïssent les observations de certains sniets que nous avons en la possibilité de suivre depuis le tout début de l’ictère jusqu’à la convalescence.
M dt «à é fu AIÉ | Sax) 84 d à vi $ a ES EN N° Diagnostic Date 2 à NE Ê ni PET NE A a Le 4 nm a GE; A loge ls Pr a à = 320 |Foug. I. catarrhal 11-12-37 12,5 1135 72 0,22 305 |Gir. I. catarrhal - | 14188 | 10 1,66 40 0,10 435 |Leg. I. catarrhal 42-38 | 125 | 1,24 96 0,16 422 |Leb. I. catarrhal 8 jour ictère| 29-1-38 17,5 1,87 80 0,16 444 |12 jour ictère 6-2-38 10 2,14 O2 0,032 537 |Charl. I. catarrhal in Der: 1,5 96 0,66 14 |Ch. I. catarrhal convalescent 6-5-38 8,75 1,24 0 0,066 189 |Poit. I. catarrhal 25-10-38 17,5 1,66 104 0,33 195 |4+ jour ictère 3-11-38 105 2,14 48 0,28 207 14-11-38 hi 1,36 24 0,20 224 30-11-38 8,75 1,66 traces 0,067 240 30-12-38 5,5 2,14 32 0,066 287 |Bouc. I. catarrhal convaiescent| 11-2-39 il 1,36 20 0,16 300 |Meig. I. catarrhal prolongé 13-2-39 20 2,6 88 al 378 |Dup. I. catarrhal 13-5-39 1215 1,5 24 0,338 480 |Jeh. I. catarrhal 29-5-39 179 1,87 112 0,28 432 |3æ jour 4-7-39 11 1,66 88 439 |Mart. I. catarrhal 8-7-39 12,5 2,14 88 0,48 453 en vole d’accentuation 24-7-39 17,5 1,87 56 9,40 438 |Pat. I. catarrhal convalescent 7-7-39 11 1,87 40 0,22 526 |Jal. I. catarrhal 24-11-39 20 1,36 22 0,052 613 |Egyp. I. catarrhal 18& jour 24-1-40 11 1,5 24 0,28 621 |Sper. I. catarrhal 2-2-40 125 0,78 56 0,64 636 ; 12-2-40 nil 0,83 28 0,25 844 |Sur. I. catarrhal G jour 28-9-40 17,5 1,87 56 0,22 845 |8 jour 30-9-40 12,5 1,36 40 0,10 868 |convalescent 17-10-40 11 1,87 0 0,14
LÉ
L'observation N° 189 est assez suggestive à cet égard: il s’agissait d’un sujet jaune depuis auatre jours et dont l’ictère avait été précédé de troubles digestifs et d’épigastralgie, le tout évoluant sans fièvre. Nous portons le diagnostic d’ictère catarrhal bénin et nous assistons à la régression progressive du taux des acides gras S. P. V. sanguins.
17,5 le 25-10-38 pour un ictère de 0 gr. 33 (pigments biliaires).
17,5 le 3-11-28 pour un ictère de 0 gr. 28
11 le 14-11-38 pour un ictère de 0 gr. 20.
8.75 le 30-11-38 pour un ictère de 0 gr. 067. 5,90 le 30-12-38 pour un ictère de 0 gr. 066.
Alors que l’ictère avait disparu cliniquement et qu’une cholémie nigmentaire à 0,066 en constituait le seul reliauat, le taux des lipides sanguins était redevenu normal.
Un fait mérite d’être souligné: c’est à l’anogée de l’ictère, durant la nhase où le suiet est soumis à une alimentation restreinte, que l’on note les chiffres les
plus élevés.
À côté de cet exemple typique d’un ictère catarrhal évoluant vers la guérison, 5] nous fant citer le cas d’un ictère catarrbal prolongé. Dans notre observation, n° 300, il s’agit d’un suiet de 40 ans dont l’ictère date de deux mois — ce qui n’est pas sans causer quelque inquiétude.
Son cholémogramme nous donne les résultats suivants: lipides S. P. V. 20, en regard d’un cholestérol à 2,6, d’une cholalémie à 88 milligrammes et d’un ic-. tère très intense (un gramme de pigments, chiffre fourmi par la diazo-réaction limite) ; cette formule fait songer à un néoplasme pancréatique; aussi décidonsnous d’attendre quelques jours avant d’imposer à ce malade un acte chirurgical. Bien nous en prit, car sous