x traces
2°) BILE RECUEILLIE PAR TUBAGE DUODENAL 12-12-40 0 0,60 1,15 0,60 2,20 18-12-40 0,40 0,90
On note le taux très bas des lipides S. P. V., même dans le premier jet de bile recueillie lors de l’intervention: il ne dépasse pas 1,50 unités S. P. V. Dans les jours qui suivent, alors que la sonde laisse s’écouler 200 à 300 ce. de bile quotidiennement, il n’y a que des traces de lipides S. P. V. et de cholestérol. Certes cette évolution n’est pas pour nous surprendre; nous avons déjà souligné toute l’importance du jeûne postopératoire dans les jours qui suivent l'opération; cependant, malgré la reprise de l’alimentation, nous ne pûmes jamais déceler que des traces de lipides; leur disparition attestait de la gravité de l’atteinte hépatique; ce sujet devait d’ailleurs mourir peu de temps après sa sortie de l’hôpital.
Nous avons fait figurer dans un autre tableau une deuxième observation, où la valeur pronostique de la réaction sulfo-phospho-vanillique s'affirme une fois encore.
Obs. 463: ictère pseudo-lithiasique. Opération. Absence d’obstacle biliaire. Etat cirrhotique du parenchyme hépatique.
Cette observation concerne une femme de 46 ans que nous adressa un service de chirurgie, au lendemain d’une intervention sur les voies biliaires. En juin 1939, cette malade avait présenté un subictère d’apparition insidieuse et progressive avec fébricule à 38°. Cet état avait persisté pendant deux mois, puis, fin juillet, était survenue une sensation douloureuse dans la région sous hépatique, accompagnée d’un frisson et d’un clocher thermique à 39°. Ce furent ces symptômes qui motivèrent l’entrée à l’hôpital dans les premiers jours d'août ; la crise douloureuse s’atténua mais l’ictère s’aggrava tandis que persistait un état subfébrile et une sensibilité très nette de la zone vésiculaire; le bord inférieur du foie dépassait de deux travers de
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doigt le rebord des fausses côtes; sa consistance était accrue.
ICTERE AU COURS D'UNE CIRRHOSE PSEUDOLITHIASIQUE