ATOPHAN
Après avoir utilisé les différents principes biliaires, nous avons éprouvé le cholérétique le plus démonstratif de la série aromatique: l’atophan. Son action in-. diquée pour la première fois par BRucusS et HORSTER a été étudiée en France dans ses détails par CHABROL et ses collaborateurs.
La cholérèse de l’atophan nous a donné des résultats en tout point comparables à ceux que permet d’obtenir l’acide cholalique. Après avoir injecté par voie veineuse, chez le chien chloralosé, 1 gr. 50 d’atophan, nous avons obtenu une importante augmentation du débit hydrique dans la demi-heure qui suivit l’injection: le volume bilaire passa de 2 ec. 5 à 12 cc. Pareil débit hydrique s’accompagna d’une évacuation massive des lipides $. P. V. et ici encore, alors aue le débit hvdrique snhissait un accroissement passant de 1 à 5, ce fut toujours sous une concentration sensiblement constante que furent éliminés les lipides S. P. V.
En conclusion de ces recherchs expérimentales trop sommaires, nous nous en excusons, nous pouvons reconnaître que l’excrétion des lipides S. P, V. par la bile s'effectue à une concentration sensiblement constante, quel que soit le volume'du liquide qui leur sert de véhicule, et nous pouvons constater que l’acide cholalique obéit à une loi assez différente, puisque sa concentration est en raison inverse du débit hydrique.