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conjonctif bien qu'aucun caractère histologique ne nous permette de l’affirmer.
L'augmentation de: volume des canalicules séminifères et par suite de l'organe entier, paraît liée à l'apport, par l'injection d'extrait thymique, d’une part de substances hormonales et d'autre part de produits nutritifs riches en éléments dérivés des noyaux cellulaires. Gn sait que de nombreux travaux, ceux de Dustin et d2 Torrv en particulier, ont montré que le rôle du thymus résidait surtout dans sa richesse en nucléoprotéides et le balancement bien connu entre les deux organes, thymus et testicule, s'explique non seulement par des interactions hormonales, mais encore et peut-être surtout par l’arrivée et la fixation dans l'organe génital mâle de substances nucléaires libérées dans l'organisme lors de la régression thymique. L'intense poussée mitotique observée dans les canaux séminifères des animaux traités doit s'expliquer de la sorte. Ceci est à rapprocher des recherches de DusriN sur l'existence de produits capables de stimuler la capacité de division mitotique des cellules alors que d’autres substances sont au contraire caryoclasiques.
Thymus. — La régression thymique des Lapins injectés peut s'interpréter de différente façon. Le thymus est un organe très
sensible aux toxiques et répond souvent dans ces cas-1à par une.
transformation régressive. Il est possible que l'injection à un Lapin d'extrait thymique de Veau, bien que parfaitement tolérée par l'organisme ait amené un certain degré de cytolvse du côté des éléments nobles du thymus particulièrement sensibles.
Il convient cependant d'expliquer autrement la régression du thymus dans nos cas expérimentaux : cette régression doit être mise Sur le compte de l'augmentation de l'activité testiculaire en raison du balancement entre les deux organes. Elle traduit le blocage par l'hormone injectée, de la glande qui élabore cette hormone, le thymus par mise en jeu du système hormonal antagoniste : le testicule. Pareil fait est connu et se produit en expérimentation hormonale lorsque le seuil de la substitution vient à être dépassé ; il a été signalé par différents auteurs au cours
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d’'expérimentations diverses concernant notamment l'ovaire, la thyroïde et les parathyroïdes.
CONCLUSIONS. — Les faits expérimentaux que nous venons de rapporter peuvent s’interpréter d’une manière générale comme la traduction de la double action hormonale et nutritive de l'extrait thymique injecté. Le retentissement de l'extrait thymique sur le testicule est évident et rapide ; il est nettement spécifique ‘ou au moins électif. I1 s’agit donc d’une méthode essentiellement active ; aussi en raison de son efficacité il est nécessaire de ne pas en prolonger trop longtemps l'emploi.
Si certains résultats de nos expériences ne concordéent pas complètement avec les résultats obtenus avec d’autres auteurs, cela tient, ainsi que nous l’avons dit plus haut, au fait que les différents extraits thymiques ne sont pas identiques. On sait
du reste depuis longtemps, que l’expérimentation pratiquée sur
le thymus a souvent donné des résultats inégaux, parfois même contradictoires et c’est une des raisons pour lesquelles nos counaissances sur cet organe sont beaucoup moins avancées que nos connaissances sur les autres glandes endocrines. I1 en sera ainsi vraisemblablement tant qu’on n'aura pas isolé l'hormone thymique et tant que l’on ne pourra pas faire pour les extraits de cet organe un titrage exact avec l’étalon international, comme cela a été fait pour la folliculine et d’autres hormones.
Etude de l'ectopie.
Le mécanisme régulateur de la descente du testicule est. -encore très mal connu : on sait seulement que celui-ci quitte
le contact du rein vers le 42 mois de la vie intra-utérine pour arriver vers le 6€ mois à l’orifice profond’ du canal inguinal ;
au huitième mois enfin il arrive chez le fœtus normal au fond
des bourses.
Mais sous quelle influence accomplit-il cette migration ? — I1 semble bien que l’on puisse écarter définitivement l'influence du canal péritonéo-vaginal dont la descente précède de peu celle
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du testicule, mais en est absolument indépendante : « I1 est de règle en effet de le voir descendre toujours beaucoup plus bas que le testicule arrêté dans sa migration, il atteint souvent le fond du scrotum alors que le testicule est resté au pli de l’aîne. » (OMBRÉDANNE.)
Le rôle du gubernaculum testis semble d'autre part se borner à servir de guide au testicule pendant cette longue migration.
Cette ignorance dans laquelle nous nous trouvons du processus normal de descente du testicule explique la pauvreté de nos connaissances sur les arrêts et les anomalies de la migration. Cependant les constatations opératoires faites au cours des orchidopexies permettent de grouper en deux grands groupes les causes qui s'opposent à la descente du testicule.
Il existe, en effet, dans certains cas un obstacle mécanique à la descente du testicule, on a signalé dans l’abdomen la possibilité d’adhérences péritonéales ou épiploïques. OMBREDANNE dit n’en avoir jamais rencontré et pour lui, la seule cause mécanique susceptible de s'opposer à cette migration testiculaire est une sorte de barrage, de cloisonnement en tous sens commençant à l'entrée des bourses et se prolongeant jusqu’au bout. Il reste d’ailleurs à prouver que cet encombrement scrotal est la cause et non la conséquence de cet arrêt de migration.
Mais dans la majorité des cas, on ne trouve aucun chstacle mécanique et c’est alors que l’on a émis une série d'hypothèses dont quelques-unes sont pour le moins hasardeuses : testicules trop gros pour traverser le canal inguinal — brièveté anormale du canal déférent ou du cordon — étroitesse anormale du canal inguinal.
Ces constatations paraissent bien exactes en certains cas, maïs il n’est nullement prouvé qu’elles soient ja cause de l'arrêt de migration du testicule et on peut tout aussi bien admettre un trouble de développement général imputable en particulier à une insuffisance endocrinienne.
Divers groupes d’ectopie.
Cette manière de voir trouve une confirmation partielle dans le fait qu'un certain nombre de ces testicules ectopiques des-
cendent au moment de la puberté, et que d'autre part plusieurs thérapeutiques non opératoires ont à leur actif des succès indiscutables. L'abaissement manuel quotidien seul, ou associé à l’extrait orchitique, l’opothérapie thyroïdienne, le lobe antérieur d'hypophyse ont été successivement préconisés, mais il nous semble que les résultats les meilleurs et les plus constants ont été obtenus par l’opothérapie thymique.
Cet argument thérapeutique constitue-t-il une preuve suffi- Sante pour admettre un certain degré d'insuffisance thymique dans la génèse des ectopies testiculaires ? Pris ainsi isolément il semble bien que non, mais si on le rapproche de certaines données physiologiques et de constatations touchant l’état du testicule, la question doit être envisagée sous un jour tout différent.
Il faut, en effet, tenir compte en pareil cas non seulement de l'arrêt de migration du testicule, mais aussi de l’état de son développement. On est frappé, en effet, dans un certain nombre de cas, par l’atrophie du testicule qui est petit et de consistance molle. Ce fait est sutrout fréquent dans les ectopies où le testicule est fixé et a perdu sa mobilité dans le canal en particulier ; il est plus rare dans les ectopies iliaques. On tend actuellement à admettre que l’atrophie du testicule est conséquence de son immobilisation en position défectueuse. C’est un fait qui n’est nullement prouvé et peut-être faut-il voir 1à, comme le fait très judicieusement observer ODINET, l’action d’un processus unique qui entraverait à la fois le développement de la glande et sa migration.
Cet auteur note encore que l'opinion dont il vient d’être question semble trouver confirmation dans le fait que la descente du testicule s'accompagne sous l'influence de l'opothérapie thymique d'une augmentation de volume de la glande.
Ces constatations cliniques prennent une valeur encore plus grande si on les rapproche des expériences de CAMUS et GOURNAY, de celles de LUCIEN et PARISOT, de HUGO SOLI qui ont montré l'influence certaine du thymus sur le développement du testicule, et c’est cet ensemble de faits qui permet de soupçonner
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également la participation d’un certain degré d'insuffisance thymique à l’origine des ectopies testiculaires.
Nous n'avons nullement l'intention de rattacher à cette pathogénie tous les cas d’ectopie testiculaire, mais nous pensons qu’on a le droit de fa soupçonner dans certains cas bien définis, notam-
ment lorsque le testicule est petit et mou ou lorsqu'on ne cons-
tate à l'intervention aucun obstacle mécanique susceptible d’avoir entravé le processus de migration.
Existe-t-il des signes cliniques qui permettent de prévoir cette éventualité ? Peut-être la constatation d’un testicule mobile et de petit volume serait-elle un dennne favorable, mais c’est là une donnée trop imprécise pour qu'on puisse actueement er faire état.
On ne négligera néanmoins jamais un examen clinique appro-
fondi dont on pourra tirer des indications formelles pour l’insti-
tution de l’opothérapie thymique.
Opothérapie thymique dans l’ectopie.
Les considérations expérimentales que nous avons développées dans les chapitres précédents nous ont servi de base pour préciser les indications et aussi l'efficacité de l’opothérapie thymi- Ë
que sur laquelle MM. LEREBOULLET et GOURNAY ont attiré
l'attention à plusieurs reprises durant ces dix dernières années.
Il ne s’agit pas à vrai dire d’une thérapeutique nouvelle, puisqu'elle à été préconisée déjà par de nombreux auteurs, au nombre desquels il convient de citer BLoNDEL. Mais elle était toujours restée d’un emploi restreint et même avait fini pat tomber dans l'oubli. Elle ne mérite cependant pas ce discrédit, car elle nous à paru douée d’une efficacité certaine dans tous les cas . en particulier où on veut activer chez l'enfant la croissance et l’évolution génitale. Ce sont là ses indications majeures, mais à côté d'elles en existent d’autres moins impérieuses et moins précises aussi bien chez l'enfant que chez l'adulte.
Posologie.
La posologie de l'opothérapie thymique nous semble maintenant bien précise après les travaux du professeur LEREBOULLET . et OpiNET. Ces auteurs se sont arrêtés aux règles générales qui leur ont donné les résultats les plus favorables après quelques tâtonnements, et qui sont les suivantes :
Pour la voie d'introduction ils donnent Ia préférence pour administrer l’opothérapie thymique à la voie parentérale, nettement plus active que la voie digestive. Indifféremment on peut avoir recours à la voie intramusculaire ou sous-cutanée.
Comme l'injection est ordinairement indolente et se résorbe très rapidemént, ils ont presque toujours utilisé cette dernière dont la réalisation est plus facile, surtout lorsque les injections doïvent être faites en dehors du milieu hospitalier.
Cependant la voie digestive ne paraît pas complètement dépourvue d'efficacité ; les résultats sont avec elle plus inconstants et moins rapides qu'avec la voie parentérale, aussi ne doit-on l’employer qu’à titre de médication adjuvante, mais elle peut être utile chez les enfants indociles ou pusillanimes, chez lesquels il est souvent difficile d’avoir recours à la voie sous-cutanée.
C’est pourquoi il est utile de ne pas la négliger.
Les auteurs ont, dans quelques cas, associé les deux méthodes, soit en alternant la voie parentérale et la voie buccale, soit en utilisant les deux simultanément. Les résultats ne leur ont jamais paru supérieurs à ceux de la voie parentérale isolée et par suite seule ce mode d'administration a été conservé.
Choix des préparations. — Ie choix de l'extrait à employer varie avec le mode d'administration. ODINET après MM. LERE- BOULLET et GOURNAY s’est servi de deux sortes d'extraits :
Ampoules d'extrait thymique purifié injectable, préparées soit à partir du thymus de veau par M. CARRION sous le nom d’extrait perthymique dosé à 1 gr. de thymus frais pour 2 cce., où 5 gr. d’organe frais pour 5 cc., de la façon suivante : dès l’abatage des animaux, les thymus sont recueillis très soigneusement
STUNT et sur un nombre d'animaux suffisant pour avoir une quantité d'organes de plusieurs kilogs. Séance tenante, ces thymus sont pulpés et mis à macérer pendant 48 heures dans 7 litres d'alcool à 90° pour environ 5 kgs de thymus frais. I/ensemble est agité de temps en temps, puis filtré et concentré sous vide jusqu'à 1 litre. Additionné de 45 gr. de chlorure de sodium, le produit est chauffé au bain-marie bouillant, filtré à chaud dans un autoclave. Puis une deuxième épreuve de désalbumination par filtration à l’ébullition est suivie d’une dilution par de l’eau distillée pour obtenir un volume de 10 litres, ce qui donne une solution correspondant à 1 gr. d’organe pour 2 cc.
L'autre, préparé à partir de thymus d'agneau de manière analogue, sous la direction de M. AMBARD et correspondant à 1 à 10 gr. de thymus frais par centimètre cube. Ces deux extraits ont toujours donné des résultats équivalents.
Enfin, des cachets de poudre de thymus ont été utilisés au moyen d'organes frais desséchés dans le vide selon la technique habituelle, et préparés soit avec du thymus fœtal, soit avec du thymus d'animal jeune. Ces cachets sont dosés à 0 gr. 50 de poudre de thymus correspondant à 3 gr. d’organe frais.
Quart à nous, M. le professeur GRANEL et moi-même, nous avons utilisé un extrait de thymus du commerce, l'endothymusine, qui nous a été obligeamment fournie par M. DESLANDRE, produit qui a donné d'excellents résultats ainsi qu’il est exposé : plus haut.
Conduite du traitement.
Dans la grande majorité des cas, les auteurs ont fait des séries de 12 injections d'extrait thymique à raison d’une injection tous les deux jours. La dose d'extrait thymique injectée chaque fois variant entre 1 gr. chez le nourrisson, 3 à 5 gr. chez l'enfant plus âgé. On peut prescrire des doses plus fortes : jusqu’à 10 gr. par injection, mais les résultats ne sont pas supérieurs.
Après cette première série, un repos d'un mois permet de juger les résultats obtenus, car ils ne se manifestent pas toujours
immédiatement. Au bout de ce temps, une deuxième série d’injections dans des conditions analogues est reprise, soit aux mêmes doses, soit à doses plus élevées.
Ce traitement doit être ainsi poursuivi par séries successives séparées les unes des autres par des phases de repos : il donne presque toujours des résultats encourageants pour peu ‘qu il soit conduit avec une ténacité suffisante.
Dès que se font sentir les premiers symptômes d'amélioration, il est possible de diminuer les doses, où mieux, d’espacer les séries et de laisser par exemple, entre deux séries, un intervalle de deux, trois et même quatre mois.
Il est arrivé, dans des cas où on désirait une action particulièrement rapide, de faire des séries de 12 injections quotidiennes aux mêmes doses que précédemment et de ne laisser comme intervalle entre les séries que 10 à 12 jours. Mais les résultats n'ont jamais paru très supérieurs. s
L'opothérapie par la voie buccale peut être prescrite en général à la dose quotidienne de deux cachets, ce qui correspond à 6 grammes environ d'organe frais. Ce traitement peut être poursuivi pendant 10 à 20 jours consécutifs, après quoi le malade est laissé au repos pendant une durée équivalente.
Il est un fait sur lequel on ne saurait trop insister, c’est l’inocuité absolue du traitement. Les doses utilisées en clinique sont très inférieures à celles qui ont été injectées par voie intraveineuse. chez l’animal expérimentalement sans déterminer le moindre accident. Jamais d'autre part, dans la pratique, les auteurs n’ont observé d'incident au cours du traitement ou après. Un seul cas de prurigo strophulus sous forme de deux poussées pendant une série d’injections chez un enfant, a été observé par ODINET; mais il s’agit vraisemblablement d'une simple coïncidence et, en tous cas, c’est un fait trop isolé pour en tirer
aucune conclusion.
Indications.
Troubles de développement. — 1,es indications de l’opothérapie thymique sont les troubles du développement où son action est
la plus manifeste, sauf Chez le nourrisson où les résultats sont moins nets. Mongoliens, ‘achondroplasiques retirent un grand bénéfice du traitement thymique.
Troubles de dentition. — De même dans les troubles de la dentition, bien que dans ces cas, les résultats soient très variables selon les sujets. |
Il est bon, comme le recommande M. LEREBOULLET, d'associer l'opothérapie thymique et thyroïdienne. dans tous ces cas, en alternant l’une pendant les périodes de repos de l’autre.
Retard d'évolution génitale : aménorrhée et dysménorrhée. — C'est surtout le retard de l'évolution génitale qui constitue l’une des indications les plus formelles de l'opothérapie thymique. Son emploi se justifie aussi bien dans les Ccryptorchidies et les atrophies testiculaires que dans les dysménorrhées et aménorrhées. C’est là un des points où la règle de conduite est la mieux précisée. Aussi bien nous n'avons pas voulu négliger les autres indications du traitement, mais nous n'avons fait que les énumérer sans nous étendre à ‘leur sujet, nous réservant d’insister sur ce point qui est le but du présent travail.
Atrophie et ectopie testiculaire. — Parmi les nombreux faits qui plaident en faveur de l'influence du thymus sur le développement de la glande génitale mâle, les expériences de MM. J.-J. GourNAY et CAMUS ont une importance de premier plan. C’est à partir de ces faits que les recherches ont été entreprises pour préciser les rapports du thymus et des glandes génitales. Elles laissent, en effet, espérer qu'il y a peut-être dans l'opothérapie thymique un moyen de favoriser l'évolution pubertaire chez le jeune garçon et elles ont servi de base de départ aux recherches de MM. LERÉBOULLET et J.-J.‘ GourxaY sur le traitement endocrinien de l’atrophie testiculaire.
Aux trois premiers cas qu'ils ont observés ét qui sont rapportés dans la thèse de MANDELSTAMM, sont venus s'ajouter un grand nombre d'observations et le nombre des enfants traités avec succès à la clinique Parrot dépasse la cinquantaine.
D'ailleurs ces résultats ne sont pas les seuls et nombre d’au-
teurs en ont publié de similaires, notamment PARHON et ELIAS, MONNEROT DUMAINE et Guy LAROCHE. Nous-même, grâce à
l'obligeance de M. le Professeur BOUDET et de M. DESHONS, avons pu en recueillir 4 cas inédits fort démonstratifs.
Réserves à faire. — JI,'opothérapie thymique peut être appli-. quée sans inconvénients à tous les cas de cryptorchidie, maïs il ne faut pas s'attendre à des résultats toujours favorables car il est bien évident — et l’on doit insister sur ce fait — que l’on ne saurait avoir la prétention de faire descendre sous l’influence de l'extrait thymique des testicules immobilisés et fixés de telle manière que seule l'opération peut les libérer et les abaisser.
Il paraît donc indispensable de diviser en plusieurs groupes les cas de cryptorchidie traités et de montrer les résultats que l'on peut raisonnablement attendre dans chaque cas pour ne
pas s’exposer à de graves mécomptes.
C’est ainsi que :
— un testicule pouvant être abaissé jusqu’au fond des bourses
ou tout au moins au-dessous du pubis, descendra vraisembla-
blement seul au moment de la puberté et n’a pas besoin d’être traité ;
— Jes testicules que l’on sent à l'examen, qui sont mobiles et qui ne rentrent pas dans la catégorie précédente, sont justiciables de l’opothérapie thymique ;
— les testicules fixés et immobilisés sont uniquement justiciables d’un traitement chirurgical.
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