‹ Contribution clinique et expérimentale à l'étude des interactions thymotesticulaires: L'Opothérapie thymique dans l'ectopie testiculaireChapitre 13 sur 15 · RÉSULTATS CLINIQUES · texte numérisé non relu

RÉSULTATS CLINIQUES

les plus favorables de beaucoup, sont évidemment ceux où le testicule peut être perçu soit à l’orifice externe, soit dans le trajet du canal inguinal et se révèle mobilisable au cours de l'examen.

On observe alors une action constante et rapide de l’opothérapie thymique, et il suffit le plus souvent d’une seule série d’injections (12) de faibles doses d’extrait thymique (2, ou au plus 3 grammes par injection) pour voir les testicules descendre au fond des bourses et y rester. Il est exceptionnel qu’il soit nécessaire de recourir à un traitement plus intense.

On peut évidemment, à propos de ces cas, discuter de la valeur du traitement, car on sait qu'une évolution semblable peut se produire spontanément en dehors de tout traitement, surtout si l'enfant est au voisinage de la puberté. Mais il est évidemment inutile de soumettre au traitement les sujets dont on arrive à descendre les testicules jusqu'au fond des bourses, car ils paraissent évoluer le plus spontanément dans un sens favorable, On peut, en effet, affirmer sans grand risque d’erreur qu'un testicule que l’on peut péniblement amener au milieu du pubis ne descendra pas seul. D'autre part, après opothérapie thymique, la constance des résultats obtenus, le délai qui s'écoule entre le moment où l’on commence l'extrait thymique et le moment où s’abaissent les testicules donnent à penser qu'il ne

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s'agit pas d’une simple coïncidence et qu’il existe entre les deux phénomènes une relation de cause à effet.

L'indicahion de l'opothérapie ITR est donc dans ce cas formelle, elle doit étre poursuivie jusqu'à obtention des résultats:

Un deuxième groupe de faits comprend les cas où on peut: sentir le testicule, mais où celui-ci ne peut être mobilisé : il s'agit le plus souvent de testicules lombaires.

En pareil cas, l’opothérapie thymique semble formellement contrindiqué pour les raisons exposées plus haut : 11 n'y a nulle chance de voir le testicule se libérer des adhérences quille fixent et le maintiennent. La seule ligne de conduite possible est l’intervention chirurgicale.

Il est enfin un troisième groupe, qui comprend tous les cas où le testicule ne peut être perçu au cours de l'examen physique, soit qu'il s'agisse de testicules inguinaux mous et atrophiques, soit qu'il s'agisse de testicules abdominaux.

L/'opothérapie thymique fournit alors des résultats. très variables. |

On peut encore observer chez certains malades la descente. des testicules, c’est malheureusement l'éventualité la plus rare. Il est en outre nécessaire d’avoir recours à un traitement intense et prolongé : la dose de 5 gr. par injection semble un minimum et les séries doivent être répétées à un court intervalle.

Il paraît intéressant en outre, de noter deux cas cités par ODpinET où l’abaissement du testicule a été incomplet, pendant longtemps tout au moins. Dans le premier cas le testicule non perçu aû cours du premier examen, après plusieurs séries d’injections, est descendu dans le canal inguinal, où on pouvait, à partir de ce moment, le sentit facilement. Il était resté près de quatre mois dans cette situation et semblait ne plus devoir

descendre, lorsque, au moment où l'intervention chirurgicale

était envisagée, il gagna en quelques jours sa situation définitive dans le fond des bourses.

Dans le second cas on n'a jamais perçu le testicule, mais l'enfant déclare spontanément ressentir pendant les périodes où il est soumis au traitement et dans les jours qui suivent une

sensation pénible qu'il localise au canal inguinal et qu’il compare à celle que provoque la palpation de l’autre testicule. Chez les autres malades la descente des testicules n’a pas été

observée quelle que soit la durée et l'intensité du traitement.

Aucun symptôme ne permet de prévoir quelle sera en pareil cas l'évolution : il nous semble donc logique d’instituer systématiquement en pareil cas l’opothérapie thymique. Si une amélioration des symptômes semble se manifester, on sera en droit de continuer jusqu'à obtention des résultats. Dans le cas contraire elle ne devra pas être prolongée trop longtemps pour ne

pas compromettre l'efficacité du traitement chirurgical.

Telles sont les indications de l’opothérapie thymique dans l'ectopie testiculaire, telles qu’elles semblent découler des constatations de MM. LÉREBOULLEZ, J.-J: GOURNAY et ODINET.

Nos conclusions, basées sur l'observation clinique d’une part, d'autre part sur l’expérimentation et les examens histologiques qu'a bien voulu faire M. le professeur GRANEL, concordent exactement avec celles de MM. LEREBOULLET, GOURNAY et ODINET.

Ce dernier auteur en outre a précisé un dernier point : à quel âge convient-il de mettre en œuvre cette opothérapie ?

Les résultats les plus favorables semblent être obtenus chez les enfants au voisinage de la puberté. L'âge d'élection semble être 9 à 10 ans environ. Cependant, si l'efficacité de l’opothérapie ne semble pas devoir être certaine, il y aura avantage à commencer plus tôt l’opothérapie pour la poursuivre pendant un temps suffisamment long sans retarder l'intervention chirurgicale que l’on ne saurait différer au delà de l’âge de 8 à 10 ans.

* À partir de ce moment, en effet, les chances de succès sont

beaucoup moindres.

Une autre indication qui sort un peu aussi du cadre de ce petit travail, est fournie par l’atrophie testiculaire. ODINET a

soumis à l’opothérapie thymique un certain nombre d'enfants

chez qui les testicules étaient pour des raisons diverses mous et de petit volume.

Il s'agissait dans certains cas d'enfants venant de subir une

intervention pour ectopie testiculaire bilatérale et chez lesquels

les tésticules, bien que mis en place, ne se PES pas, restaient petits et de consistance molle.

Dans la moitié des cas environ, on voit ces testicules devenir plus gros, plus fermes, se rapprocher des testicules des enfants normaux du même âge.

Nous pouvons rapprocher de ces quelques cas l'observation d’un petit malade chez lequel l'intervention rendue très délicate en raison de la petitesse des testicules réduits au volume d’un pois, avait abouti à un échec presque complet en raison d’une suppuration qui avait détruit presque complètement un testicule et lésé fortement celui du côté opposé, qui était réduit aux dimensions d’une lentille. L’opothérapie thymique systématique, employée à fortes doses et longtemps prolongée, n’a eu qu'une très faible action sur le testicule : en effet, celui-ci a un peu augmenté de volume mais dans des proportions très modérées. Mais elle semble avoir eu une action des plus nettes sur le développement ultérieur de l’enfant qui a continué à grandir de façon régulière et chez qui sont apparus au bout de quelque temps les caractères sexuels secondaires et l’ensemble des modifications dues à l’évolution pubertaire.

Observations inédites.

de M. le Professeur BOUDET.

I. H. est né à terme, nourri au sein trois mois, puis au lait ordinaire ; croissance normale. Il est fils unique. Sa mère n’a pas eu d'autre grossesse. Ses parents sont bien portants.

Nous voyons I. H. à l’âge de 9 ans ; il est grand et bien portant, mais il frappe par son aspect un peu spécial : le ventre légèrement proéminent, le bassin large, les fesses fortes formant un bourrelet de graisse, les seins sont bien fermes faisant saillie sur le thorax. L'aspect est celui d’une petite femme.

Son caractère est aussi spécial : il n'aime que les jeux tranquilles à la maison, s'amusant de chiffons, batterie de cuisine, etc... En classe il suit péniblement ses camarades.

Au point de vue somatique aucun signe, sinon qu'il présente un scrotum appliqué sur le périnée, plat et déshabité, un pénis très petit. Le testicule droit est petit, situé très haut dans le canal inguinal. Le testicule gauche ne peut être trouvé.

Nous présentons l'enfant à un chirurgien qui déclare toute intervention inutile pour le moment, étant donné l'impossibilité que l’on rencontrerait pour descendre le testicule.

C’est alors que nous le mettons au traitement par les extraits thymiques. I1 lui a été fait en deux ans 3 séries de 12 injections d'extrait perthymique de CARRION. Entre les séries d’injections l'enfant a pris par la bouche six boîtes de cachets d'extrait thymique. |

Les premiers effets constatés ont porté sur l'habitus extérieur : l'enfant a maigri, s’est allongé, les seins et les fesses ont diminué, le testicule droit est descendu au bout de 6 mois après la pre-

mière série d’injections ; le testicule gauche est senti dans le canal inguina!, l'enfant devient plus vif et plus turbulent.

Nous le revoyons à l’âge de 13 ans L, taille 1 m. 52, poids 58 kgs. Les bourses sont habitées, le testicule gauche est complètement descendu et reste dans le scrotum. Le droit, bien que descendu, a une tendance à remonter à l’anneau. L/enfant est grand et fort. Sa voix mue. Le ventre est encore légèrement obèse, mais les seins sont aplatis et ne font plus saillie sur le thorax, les fesses se sont aflongées et ne sont plus grasses. L'intelligence ne paraît pas avoir évolué. ;

Actuellement I. H. est un enfant de 16 ans normalement constitué.

H. À., né à terme ; rien à signaler dans ses antécédents. Les parents affirment qu'à la naissance les testicules étaient dans

le scrotum, ils seraient remontés après une pneumonie qui a:

laissé l'enfant très fragile.

Agé de 10 ans, il pèse 27 kgs 300 et mesure I m. 34: son périmètre thoracique est 39 cm. Le testicule droit est à l'anneau, le testicule gauche ne se retrouve pas.

Traitement : une série d'extrait perthymique en injections et une boîte de cachets thymiques CARRION. |

Après six mois de traitement, les testicules sont à l'anneau inguinal. Continuation du traitement. Neuf mois après le testicule gauche est descendu, le droit est à l'anneau. Au bout de deux ans de traitement nous notons un poids de 31 kgs 800, une taille de 1 m.43 et un périmètre thoracique de 6 34 HeUTÉE

ticule droit est en place, le gauche également mais il remonte

facilement à l'anneau. I persiste de la torpeur intellectuelle. Au total il a reçu 6 boîtes d'extrait perthymique et autant de cachets thymiques CARRION.

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P. G., 14 ans, a eu une enfance normale, mais à partir de 12 ans sa croissance se fait mal et il prend du retard dans ses classes. |

Enfant petit, au thorax étroit, pas de poils de puberté, les deux testicules, petits, sont fixés à l’anneau et ne peuvent être descendus.

Suivi pendant deux ans, il a reçu 3 séries d’injections d'extrait perthymique et des comprimés polyglandulaires CHoAY entre les séries d’injections. Nous avons perdu de vue l'enfant au bout de deux ans, mais à ce moment les testicules étaient descendus dans le scrotum. Il apparaissait sur le pubis des poils bien développés. L'enfant avait repris le courant de ses classes et finissait sa seconde bien qu’en retard (16 ans).

Inédite, obligeamment communiquée

par M. le Docteur DESHONS.

A. Louis, né le 7 octobre 1926, ne présente rien à signaler comine antécédents héréditaires : en ligne collatérale 11 a 3 frères et-une sœur bien portants. Du point de vue personnel, une pneumonie à 3 ans, rougeole à 5 ans, coqueluche à 8 ans.

C’est un enfant hypotrophique : 11 pèse 21 kgs. If est porteur d’une ectopie testiculaire bilatérale, les anneaux inguinaux sont. lâches et permettent de sentir les testicules par la palpation à bout de doigt.

On lui prescrit alors des injections sous-cutanées d'extrait perthymique CARRION, commencées en octobre 1935 à raison de 6 injections par mois. Il reçoit ainsi 4 séries d'octobre à février.

Dans l'intervalle l'enfant reçoit un traitement d’opothérapie mixte par l'absorption de suc panglandulaire BYrA.

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En 4 mois on note une amélioration sensible de l’état général : gain de 2 kgs. Au mois de mars 1936 les testicules apparaissent dans le scrotum. Toutefois les parents signalent qu’ils remontent facilement mais s’abaissent aussi spontanément.

Observations déjà publiées (ODINET).

(Ectopie teshrculaire droite.)

C. Jacques, âgé de 8 ans, examiné le 30 octobre 1931 pour insuffisance de développement statural et pondéral. Le testicule gauche est normal mais le testicule droit est à l'anneau inguinal externe et ne peut être abaissé dans les bourses. Le réflexe crémastérien n'existe ni à droite ni à gauche.

Depuis cette date jusqu’au mois d'avril 1933, l’état local ne subit aucune modification appréciable : on constate seulement l'apparition du réflexe crémastérien du côté gauche et peut-être une sensibilité plus marquée du testicule de ce côté.

On prescrit alors une série de 12 injections d’endothymusine à 3 gr. : les piqûres ne sont faites que très irrégulièrement et la série n'est terminée qu’au début du mois de juin.

Cependant le 9 juin on constate une modification de l'aspect de l'enfant, il a grandi de 2 cm. en 6 semaines alors que dans. les 3 mois précédents il n'avait pris que 1 em. 14 environ.

Le testicule gauche est normal, le testicule droit est plus volumineux et plus sensible à la pression, il est mobilisable et peut être aisément descendu au fond des bourses, mais ne peut y être maintenu encore : il remonte aussitôt.

La famille estime ce résultat suffisant et refuse de continuer le traitement.

M. Georges, examiné pour la première fois à 9 ans (9 janvier 1930) : bel enfant sans passé pathologique.

À l'examen, verge et bourses normales pour cet âge : testicule

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droit au fond de la bourse, de volume et consistance normaux, réflexe crémastérien.,

Testicule gauche non perçu. Embonpoint localisé à l'abdomen qui est saillant en avant, épais pannicule adipeux.

Traitement du 9 janvier au début du février 1930 : 4 séries de 10 injections d'extrait perthymique CARRION, sans nouvel examen. En juillét, aspect peu changé, testicule gauche non perceptible. 5° série prescrite et faite.

Le 2 octobre 1930 on perçoit le testicule gauche dans les bourses, de volume et consistagice comparables au droit ; réflexe crémastérien normal des deux côtés. En janvier 1031 l'enfant est revu, aucune différence entre côté droit et gauche.

Robert Fr., examiné à 11 ans, ectopie testiculaire droite bien développé, le testicule est palpable à l’orifice interne du canal inguinal. Verge et bourses bien développées. Quelques poils pubiens.

Traitement chaque jour du 2 juin au 2 septembre 1931 2 cachets de poudre dé thymus : pas de résultat. Le 22 octobre, série de 6 injections d’endothymusine à 1 gr. L'enfant grandit beaucoup : mesuré le 3 déc. 1931 : 1 m. 36. On lui fait alors une série de 12 injections à 2 gr. trihebdomadaires. Fin février, 1 im. 38 (2 cm. en 2 mois) ; le 24 avril 1932, I m1. 39 (x Cm. en 2 mois). 3° série endothymusine à 3 gr. trihebdomadaire : 1° juin, I m. 42 (3 cm. en 2 mois) et surtout pour la première fois, le testicule est perçu déjà engagé dans le canal inguinal. Mais quelques jours plus tard il avait repris sa position à l'orifice inguinal interne.

Le 6 octobre, 1 m.435, nouvelle série de 30 injections en 3 mois. Le 8 octobre, I m. 47, testicule dans le canal.

Le 13 février 1933, I m. 48, nouvelle série à 3 gr. Après la 10 injection, testicule dans la bourse. Volume, sensibilité normaux, réflexe normal aussi.

D. Joseph, 7 ans 4, hérédo Ÿ, en traitement à la clinique PARROT, ectopie bilatérale. Testicule perceptible à droite à l'orifice inguinal externe paraissant normal comme volume et consistance. Le testicule gauche n’est pas perceptible.

L'enfant reçoit du 20 janvier au 27 février 1931, en même temps qu'une série de sulfarsénol, 10 injections d'extrait perthymique à I gr. à raison de 2 injections par semaine.

Le 27 mars 1931 on constate que les testicules sont tous deux dans les bourses, mais sont encore oscillants. Leur volume et leur consistance sont normaux. Le réflexe crémastérien existe.

L'enfant reçoit 4 nouvelles injections d'extrait perthymique puis est perdu de vue.

Pierre CI, âgé de 5 ans 14, de belle apparence, a été opéré de végétations adénoïdes, seul passé anormal. Mais il présente une ectopie testiculaire bilatérale avec petitesse de la verge et aspect infantile des bourses. Aucun des deux testicules ne peut. | être perçu. Le reste de l’examen est absolument négatif. Devant l'impossibilité de faire à cet enfant des injections sous-cutanées d'extrait thymique, on se résout à lui donner chaque jour par la bouche, pendant deux mois, 1 gr. de poudre de thymus.

Le 22 janvier 1037, le scrotum s’est légèrement modifié mais reste encore de dimensions restreintes: le testicule droit est dans la bourse. Ie gauche n’est pas perceptible.

Pendant plus de deux ans l'enfant ne reçoit plus de traitement et le 15 juin 1933 il est toujours dans le même état : seul le testicule droit est dans la bourse. Le testicule gauche est perceptible dans le canal inguinal au-dessus de l'anneau crural ; il ne peut être abaissé dans la bourse. Ka

En outre l'enfant à une morphologie féminine assez accentuée avec un facies arrondi, des hanches larges, des seins développés.

DE On fait pendant les mois de juillet et d'août deux séries de 10 injections d'extrait thymique. — Ie 10 décembre on constate la présence dans les bourses des deux testicules.

(Ectopie testiculaire bilatérale.) L . « C. Jean est amené à l’âge de.11 ans, le 5 janvier 1933, pour

ectopie bilatérale. Le testicule droit est palpable dans la bourse, de volume normal, mais oscillant : il remonte fréquemment à

l'orifice externe du canal inguinal. — Ie testicule gauche n’est

perçu ni dans la bourse, ni dans le canal inguinal, ni dans l’abdomen, — La verge est petite, aucun poil pubien, ni axillaire. Enfant apathique. |

On fait une série d’injections d’endothymusine à 3 gr. à raison de 3 injections par semaine.

Le 9 mars on ne constate aucune amélioration, sinon quelques

poils axillaires et pubiens. La mère dit en outre que l'enfant

a fait une forte poussée de croissance impossible à contrôler, l'enfant n'ayant pas été mesuré. |

On fait alors une 2° série d’endothymusine, mais à 5 gr. par injection. |

Le 1°r juin on constate que les testicules sant dans les bourses, le droit bien descendu et ne remontant pas, le gauche encore oscillant.

Les poils axillaires sont plus fournis qu’à l'examen précédent. Devant ces résultats le traitement est supprimé.

(Ectoprie testiculaire bilatéraie.)

R. Jean, vu à la clinique PARROT le 25 novembre 1932, à 6 ans 1, ; il est atteint d’ectopie testiculaire bilatérale et de troubles du caractère. Un traitement thyroïdien poursuivi chez lui antérieurement pendant deux ans n'a donné aucun résultat.

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A l'examen la verge et les bourses sont assez bien développés, on ne sent aucun des deux testicules.

L'enfant est par ailleurs normal, il n’y a chez lui aucun stigmate d’hérédosyphilis. On commence immédiatement l’opothérapie thymique.

Le 11 mai 1933 on sent le testicule droit petit et mou au milieu du canal inguinal. Le testicule gauche est oscillant.

On fait une deuxième série d’injections d'extrait thymique. Le 15 juin 1933 on constate un léger progrès dans la descente des testicules, maïs le testicule droit n’est pas abaissable dans la bourse. — Ie traitement est interrompu pendant les vacances et le 26 septembre on ne constate aucune modification, sauf une augmentation de poids de 3 kgs et le D adipeux abdominal paraît très développé.

On fait une 3° série d’injections d'extrait thymique. Le 10 novembre 1933 le testicule gauche est en place au fond de ia bourse, encore petit et mou ; le droit est à la racine des bourses, de volume très inférieur encore à la normale. Le traitement est poursuivi pour lutter contre l’atrophie testiculaire, bien que la verge et les bourses soient normales.

" (Testicules oscillants.)

Jean Br., âgé de 11 ans, est examiné le 25 mai 1932 parce que ses testicules ne restent pas au fond des bourses. —— Rien à signaler dans ses antécédents. — Ies deux testicules sont perceptibles à l'orifice superficiel du canal inguinal externe : ils peuvent, avec quelques difficultés, être abaissés jusqu’au fond des bourses, mais remontent aussitôt. Leur volume et leur consistance sont normaux. — Il n'existe aucun signe pathologique, sauf une carie dentaire.

L'enfant reçoit une série de 12 injections trihebdomadaires d'endothymusine à 5 gr. — Lee 6 juillet, on constate que les testicules sont au fond des bourses et y restent : le réflexe crémastérien existe des deux côtés.

Le traitement est cessé. L'enfant est revu le 27 janvier 10933, absolument normal : les premiers poils pubiens apparaissent.

(Ectopie testiculaire unilatérale droite avec atrophie testiculaire bilatérale.)

S. Jean, 10 ans, ne présentant rien de notable dans ses antécédents, est amené pour ectopie testiculaire droite le 19 avril 32.

Le testicule droit, de volume inférieur à celui d’un petit pois, est perceptible à l’orifice externe du canal inguinal, il est de consistance molle et absolument insensible au toucher. Le testicule gauche est exactement pareil, sauf quant à sa situation : il est en place au fond de la bourse. La verge est normale.

L'enfant reçoit du 12 avril au 31 mars 1932 une série de 15 injections trihebdomadaires d'extrait perthymique CARRION. Ce traitement, trop bref d’ailleurs, n'’amène aucun changement.

(Ectopre teshiculaire droite opérée, atropme testiculaire.)

L. Henri, 7 ans, a été opéré par le docteur Veau d’une ectopie testiculaire droite : la glande à été abaïissée et fixée dans la bourse, mais ne se développe pas après l'intervention et reste du volume d’un petit pois.

Le testicule gauche est, par contre, absolument normal comme volume et consistance. bien situé au fond de la bourse d’ailleurs. — Je reste de l’examen est complètement négatif.

On prescrit une série de 12 injections d'extrait perthymique CARRION. Aucune amélioration : le 16 avril et le 22 juin.

Nouvelle série de 12 injections trihebdomadaires d'extrait perthymique CARRION. Le 28 juillet on note pour la première fois une augmentation de volume du testicule qui a le volume d'un gros pois et est légèrement sensible à la pression. Le testicule gauche est normal et a un réflexe crémastérien normal.

Le 19 novembre, pas de modifications, on prescrit une 3° série d'endothymusine à 5 gr. cette fois.

Le 24 décembre on constate un accroissement de volume du testicule qui est nettement perceptible à la palpation. En avril 1933 l'amélioration continue. j

(Ectopie testiculaire bilatérale. Double orchdopexie.

Atropme testiculaire.)

B. Jean est envoyé pour atrophie testiculaire après double orchidopexie 4 mois plus tôt. Les testicules étaient petits et: adhérents dans la région lombaire. Ils furent libérés et descendus selon la technique habituellement en usage. Mais après l'intervention, les testicules n’augmentèrent Pas de volume et l'enfant cessa de grandir et de se développer. Le 2 février 1933 il mesure 1 m. 30 et pèse 26 kgs 800. Le scrotum a conservé son aspect infantile, les testicules sont perceptibles à la palpation, petits, du volume d’un gros pois et complètement insensibles. Pas de réflexe crémastérien, verge petite, pas de poils pubiens, pas de poils axillaires. |

On fait 12 injections sous-cutanées d’endothymusine à 2 gr. à raison de 3 injections par semaine à dater du 2 mars 1033.

Dès la fin de la première série amélioration notable : croissance 2 cm. en un mois, poids 26 kgs 600. Testicules plus volumineux mais pas de beaucoup. Caractère plus gai et moins apathique.

Nouvelle série d’endothymusine aux mêmes doses et mêmes intervalles. Le 18 mai, taille 1 m.33 et poids 26 kgs 450. Gain de taille 1 cm., perte de poids 150 gr. Les testicules sont du volume d’une grosse fève, mais insensibles et sans réflexe crémastérien. re

On continue l’opothérapie thymique mais par voie buccale : 2 cachets à 0 gr. 50 de poudre de thymus par jour. Le 11 juillet on note une nouvelle augmentation de volume des testicules qui,

en outre, deviennent sensibles à la palpation et légèrement plus fermes. Le réflexe crémastérien fait toujours défaut. Par contre la croissance n’a fait aucun progrès.

Une 3° série d’injections est prescrite, mais l'enfant est perdu de vue à ce moment.

(Ectopie tesiicuiaire, arrêt de croissance.)

B. Jean, âgé de 4 ans, est amené à la consultation au mois le novembre 1932 pour ectopie testiculaire bilatérale et arrêt de croissance.

C'est un premier enfant né à terme, de croissance normale jusqu'au mois de juin 1932. Arrêt à ce moment. Son passé pathologique se résume à une ablation de végétation et réduc- : tion d'une hypertrophie amygdalienne. Taille 0 m. 98, poids 15 kgs 05. Bourses petites d'aspect infantile. Testicules non perçus.

On prescrit une série de 12 injections trihebdomadaïres d’endothymusine à 3 gr. qui est terminée au début du mois de décembre.

Le 17 décembre l'enfant mesure 1 m. et pèse 15 kgs 880. Mais on ne note aucune modification du côté de ses organes génitaux. L'enfant est à ce moment perdu de vue jusqu’au mois de juin 1933. Dans l'intervalle il a été atteint de bronchite à plusieurs reprises et a eu üne otite. Il mesure 1 m. et n’a pas grandi depuis décembre 1032. Mais on sent le testicule gauche à l’orifice superficiel du canal inguinal : il semble être de volume normal, le testicule droit est un peu plus haut situé dans le canal, semblant être plus proche de l’orifice profond que de l’orifice superficiel. — On prescrit alors une nouvelle série d'extrait perthymique.

(Atrophie lesticulaire post-opéraroire.)

Robert $S., âgé de 13 ans, a été opéré depuis quelques mois d’une ectopie testiculaire bilatérale : après intervention les deux testicules sont restés petits et ne manifestent aucune tendance à se développer. En outre il n'apparaît aucun signe de puberté. Examiné le 27 février 1031, on ne trouve que quelques signes de retard de développement génital chez un enfant de belle apparence. La verge est petite, les bourses peu développées. Le testicule droit est perceptible, de la grosseur d’une noisette, mou et insensible à la pression. Le testicule gauche est remonté à l'anneau inguinal et du volume d’une lentille. Pas de poils pubiens, ni axillaires. |

J//enfant reçoit 24 injections consécutives d’endothymusine à 2 gr. Le 11 mai, le testicule droit est augmenté de volume et paraît plus sensible à la pression. Ie testicule gauche reste plus petit et en ectopie.

Au mois d'octobre 1931, après une nouvelle série d’injections d’endothymusine, on constate une légère augmentation de volume du testicule droit ; on perçoit en outre le testicule gauche : dans la bourse correspondante : il a augmenté de volume et est sensible à la palpation.

Quelques poils pubiens sont apparus.

En mai 1932 les deux testicules sont du volume d’une petite noix et sensibles à la pression. Le réflexe crémastérien existe des deux côtés. Les poils pubiens sont plus nombreux.

On fait une 4€ série d’injections d’endothymusine et on constate au mois de novembre 1932 une nouvelle amélioration. La verge se développe, les testicules sont du volume d’une noix. Il y a quelques poils axillaires.

L'enfant est revu un an plus tard. Il est absolument normai au point de vue génital.

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