‹ Contribution clinique et expérimentale à l'étude des interactions thymotesticulaires: L'Opothérapie thymique dans l'ectopie testiculaireChapitre 5 sur 15 · CHAPITRE PREMIER · texte numérisé non relu

CHAPITRE PREMIER

Action générale du thymus.

Thymus et croissance.

Bien que notre sujet limité et bien défini, ne comporte pas une telle étude, nous ne pouvons omettre de signaler en premier lieu l’action manifeste et de premier plan du thymus sur la croissance de l'être jeune, sur(le développement du squelette lui-même et l'accroissement général. Ces données sont universellement admises en raison de l’éxistence temporaire de l'organe, existence limitée à la période de croissance staturale et pondérale intense de l'organisme. Si on s'adresse à des arguments d'ordre physiologique, on trouve les constatations de GuHikA, de KLOSE et VoGT et surtout de LUCIEN et PARISOT chez les animaux éthymés d'une part, celles d'ODINET chez ceux qui sont hyperthymisés, ensemble de constatations concordant à prouver l'influence du thymus sur la croissance. je

Seul un petit nombre de résultats contraires proviennent pour la plupart d'erreurs de technique, ainsi que l'a montré Onixer étudiant chaque cas en détail.

Ce premier point semble admis sans discussion.

En Er

Thymus et maturation sexuelle.

Le terme de cette influence du thymus sur Îa croissance semble être fixé par la maturation sexuelle : c’est en effet au moment où s'installent les premières manifestations d'activité génitale que commence brusquement l’involution thymique.

Si on joint à cet argument évolutif les constatations d'HUGO SoLr, de LUCIEN et PARISOT sur l’atrophie relative des organes génitaux chez les animaux éthymés, celles de Camus et J.-J. GournAv sur l'influence du thymus sur le développement des testicules atrophiés, on a encore là un ensemble de faits concordants. +

Il s’y oppose malheureusement les résultats contradictoires des expériences d'ANDERSEN, dans lesquelles on ne peut mettre en évidence aucune erreur patente de technique, mais où on ne peut pas non plus affirmer que la thymectomie était réellement complète.

Cet ensemble de faits laisse planer un léger doute sur le rôle du thymus dans la maturation sexuelle ; il reste néanmoins très vraisemblable, mais devra faire l’objet de nouvelles recherches.

Thymus et ovaire.

De même il est bon de noter en passant les résultats et les conclusions des auteurs qui ont étudié les rapports entre thymus et ovaire, en raison de la symétrie du développement des glandes génitales de l’un et de l’autre sexe.

Ceci sera d'autant plus facile que cette influence du thymus sur le développement des ovaires a été beaucoup moins étudiée que la précédente et les faits que l’on peut retrouver dans la littérature à ce sujet sont beaucoup moins nombreux.

: HuGo Sorr, LUCIEN et PARISOT ont constaté chacun de leur côté un ralentissement manifeste de la croissance des ovaires chez les animaux éthymés : leur volume et ieur poids sont inférieurs à ceux qu'on observe chez les animaux témoins pen-

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