‹ Contribution clinique et expérimentale à l'étude des interactions thymotesticulaires: L'Opothérapie thymique dans l'ectopie testiculaireChapitre 6 sur 15 · NS · texte numérisé non relu

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dant quelques semaines, mais ce retard de développement n’est que transitoire et se trouve comblé au bout de quelques mois. Les femelles éthymées sont capables de s’accoupler et de reproduire dans des conditions normales. I1 semblerait également que les follicules ovariens soient moins volumineux et fassent une Saillie moins prononcée à la surface de l'organe ; le tissu interstitiel serait moins développé. Les constatations positives dans ce sens sont trop peu nombreuses pour qu'on puisse en tirer argument d'autant que SNYDERMANN a récemment constaté ces faits. k

On retrouve encore en présence de ces faits les résultats contradictoires obtenus par ANDERSEN chez le Rat femelle : la thymectomie n’entraînerait jamais de retard de la puberté n1 de retard de développement ovarien. Mais on retrouve encore les mêmes objections sur la totalité de la thymectomie que nous avons relatées plus haut.

Pour sa part, ODINET n'a pas noté que l'ovaire soit plus développé chez les animaux ayant reçu des injections d'extrait thymique ; mais nous retrouvons sous sa plume les mêmes objections qu'il avait déjà formulées au sujet des rapports du thymus et des testicules : ses expériences ne sont pas assez étendues, ni assez probantes (sexe et souches différents chez sujets et témoins) pour pouvoir tirer déduction valable sur ce point précis.

Il semble se dégager de cet ensemble de faits, la certitude que le thymus joue un rôle dans le développement de l'appareil génital surtout mâle et en particulier du testicule : ce sont des faits expérimentaux qui ont conduit MM. LEREBOULLET et GourNAY à utiliser avec succès l’opothérapie thymique dans les retards d'évolution génitale ; ces auteurs ,en effet, ont attiré l'attention sur les rapports évidents existant entre le thymus et les organes génitaux, rapports manifestement plus nets pour le testicule que pour l'ovaire. Nous exposerons plus loin les divers faits et les constatations qui ont prouvé ces relations entre thymus et glandes génitales, relations à double sens

chaque organe réagissant sur l’autre par ses diverses modifications. #

Le Thymus est-il une glande endocrine ?

Tout d’abord, le thymus est-il une glande endocrine ? Nous ‘répondrons après MM. LEREBOULLET et ODINET que cet organe ne correspond que très imparfaitement aux conditions exigées par M. le professeur GLEY pour définir une glande endocrine. En quelques mots, nous nous bornerons à dire qu’il n’a point de cordons cellulaires centrés sur les vaisseaux efférents et que l'on n’a jamais pu obtenir d’effet par l’action du sang efférent de l'organe. Aussi bien, ce n’est point là 1e but de notre travail que de préciser le mode d’action du thymus, car on n’a aucune Let précision à ce sujet, mais, bien au contraire, nous nous bornerons à étudier ‘les faits démontrant son action elle-même. Mieux connus et étudiés en détail sous tous leurs aspects et en toutes circonstances, ils permettront peut-être dans l’avenir de préciser justement la nature exacte et le mode d'action détaillé du thymus.

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