III. — L’ADRÉNALINE EN PHYSIOLOGIE
La découverte de l’adrénaline par Abel et J. Takamine en 1901, a suscité de nombreuses recherches, car la question s’est posée, tout de suite de savoir si ce Corps que l’on peut isoler des surrénales, représente une sécrétion interne du type humoral, ou n’est au contraire qu’un banal produit de déchet de l’ac-. tivité de la glande.
Le sang des’ veines surrénales contient toujours une petite quantité d’adrénaline, ainsi que l’ont démontré de nombreux auteurs. Mais si à ce point de vue les résultats sont concordants, il n’en est plus de même, pour ce qui est de la présence constante de l’adrénaline dans le sang artériel. Malgré l'effort, de nombreux chimistes qui ont cherché à isoler l’adrénaline, la question n’est pas résolue. j
En France les recherches de Gley (4) et de ses collaborateurs, en Amérique celles de Stewart et Swale Vincent aboutissent à cette conclusion, qu’il n’existe pas normalement d’adrénaline dans le sang de la circulation générale.
Cannon, au contraire, pense que l’adrénaline joue un rôle physiologique important. 11 admet (4941) par exemple que la glycosurie émotive est imputable à l’augmentation de la sécrétion de l’adrénaline sous l’influence de l’excitation psychique.
Les recherches très limitées que nous avons pu faire, relatives à l’action de l’adrénaline sur les échanges azotés, ne nous permettent point de prendre part à cette discussion. Toutefois il est évident que toute étude qui aura pour but de faire mieux connaître les effets physiologiques de l’adrénaline, est susceptible de donner des arguments pour ou contre les conceptions que nous venons de signaler.
(1) GLEY, (quatre leçons sur les secrétions internes),