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nature de l'alimentation. La plupart des animaux ne recevaient pas d’hydrates de carbone uans ieur ration. Un anunat qui était resté dix sept jours à jeün, a présente, au quinzième jour : 0,4 % de sucre dans l'urine.
Blum conclut que l’extrait surrénal est capable de provoquer la glycosurie, même après un jeûne assez prolongé pour que Îè glycogène puisse être considéré comme disparu du foie.
Il se demande alors s’il ne s'agirait pas d’un diabète.
Une seule injection d'extrait reste active, un, deux, et même trois jours. En répêtant les expériences on arrive toujours à provoquer la glycosurie.
il s'agirait, d’après l’auteur, d’une action toxique sur un ou plusieurs des organes qui règlent les échanges hydro-carbonés. Il admet qu’en injection intra-veineuse, l’action hypertensive de l’extrait peut jouer un certain rôle dans la production de la glycosurie, mais 1l n’en est pas de même, dit-il, pour les injections sous-cutanées. Dans ce cas, en effet, l’augmentation de la pression ne pouvait expliquer la glycosurie, car celle-c1 atteint son maximum bien après que les variations de pression se sont produites.
Comment expliquer la glycosurie ?
Est-elle liée à un trouble fonctionnel du foie, du pancréas ou des reins ?
Blum pense que c’est surtout le foie qui est en jeu, en particulier, l’excrétion souvent constatée de matières colorantes biliaires démontre, à son avis, qu'il s’agit très vraisemblablement d’une action du toxique sur le foie.
à l'exelusion d’une petite albuminurie variable il n’a pu {rover dans l'urine d’autres éléments anormaux.
Dans l’urine il ne trouve ni acétone, ni acide diacétique, ni acide b-0xy-butiryque
L’excrétion de l'azote urinaire varie suivant l'alimentation et le bilan azoté reste normal. Chez le chien à jeûn, il en est de même.
Quelque temps après la découverte de Blum, Zuelzer, puis Metzger, Herter et Richard, Lazarus, Wolovnik, Lépine, Aron-
Le
sohn, Bierry, Gatin-Gruzewska, montrèrent que la glycosurie s'accompagne d’'hyperglycémie.
En 1902, Bouchard et Claude obtenaient les mêmes effets en
substituant l’adrénaline à l'extrait de capsules surrénales. . La durée et l’intensité de la glycosurie et de l’hyperglycémie ont fait l’objet de diverses recherches. Pour Herter et Wakermann, la glycosurie présente une durée et une intensité qui dépendent du mode d'administration et de la dose. Ces deux auteurs concluent que les injections intra-veineuses et souspéritonéales déclanchent la glycosurie la plus intense.
Pour Straub et Ritzmann la durée et le degré de la glycosurie varieraient beaucoup chez les différents animaux et quelquefois chez les mêmes animaux, suivant le moment. Ces auteurs s'expriment ainsi : « Sans doute la glycosurie marche de pair avec la concentration de l’adrénaline dans le sang, mais aussi ces différences semblent liées à l’état de nutrition et plus spécialement à la quantité de glycogène emmagasinée dans l’organisme. Quant à la durée de l’hyperglycémie et de la glycosurie et à son déclanchement, on peut dire que le début en est immédiat, que sa durée est en général de quelques heures, mais peut persister de 1 à 3 jours. »
Les modifications par injection d’adrénaline de la glycogénie hépatique et de la glycogénie musculaire ont été également étudiées.
Madame Gatin Gruzewska trouve que le muscle perd son glycogène et Agadschanians soutient aussi que chez le lapin l’hyperglycémie était d’origine musculaire étant donné que ies muscles étaient dépourvus de glycogène après l'expérience, alors que le foie en contenait encore.
Doyon, Morel et Kareff (1) ont démontré les premiers en Novembre 1905 que l’adrénaline diminuait le glycogène du foie. Ces auteurs tiennent pour vraisemblable que la glycosurie et l’hyperglycémie sont la conséquence de ce phénomène. Blum
(1) Doyon, MoreL et KARErr, journal de Physiologie et de Pathologie générale, novembre 1905.
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cependant avait observé la glycosurie chez un chien après 15 jours de jeûne, mais on sait que chez le chien, le glycogene disparaît seulement après un jeune de plus de trois Semiamies (Pjiüger ayant trouvé 24 gr. 36 de glycogène calcule en sucre, dans un foie pesant 507 gr., chez un chien après 28 jours de jeûne). |
Doyon et Kareff (1) expérimentèrent sur le chien. Pour ren dre l’action de l’adrénaline sur le foie particulièrement évidente, ils soumettaient le sujet au jeûne, avant l'injection, pour diminuer la réserve du foie en glycogène. Dans ces conditions l’adrénaline provoque une demi-heure après la disparition totale du glycogène.
Expérience. — Chien de 13 k. 500, à jeun depuis 48 heures. On isole au moyen d’une ligature en caoutchouc, un fragment de foie, et on excise 20 gr. de cette glande en vue d’un premier dosage de glycogène. Aussitôt après l’ablation on injecte 1 centigr. de chlorure d’adrénaline (dissout dans un €. c3. d’eau) dans une veine provenant de l’intestin. Après 30 minutes d’attente on prélève de nouveau 20 gr. de foie pour un second dosage. Le premier échantillon contenait 0 gr. 61 de glycogène, le second donnait un extrait qui après séparation des albuminoides ne précipitait pas par l’alcool, pas plus que la réaction à l’iode, n’y était perceptible.
La preuve était donc faite de la diminution quasi-totale du glycogène hépatique sous l’action de l’adrénaline.
Léo Pollak (2) a mis en évidence un fait intéressant. S'il n’est pas douteux que chez l’animal normal, comme nous l’avons vu, le glycogène disparaît en grande partie du foie, comme du muscle après injection d’adrénaline, on n’était pas fixé sur les effets de l’adrénaline chez l’animal à jeun. L'auteur a tout d’abord recherché chez trois lapins normaux, le temps de jeûne nécessaire à une disparition presque totale du gly-
(1) Archiv. für experimentelle Path und Pharm. T. 61 (1909), p, 166. (2) Mères références bibliographiques (1).
cogène hépatique et musculaire. Après 41 è 12 jours, les aniluaux Sont sacrinies, leur ioie et leurs muscies à { exainen sont totalement depourvus de glycogene. La meme experience répetee cnez les lapins à jeun pendant des temps variant de 6 à 11 Jours, mais qui reçoivent en outre, chaque jour par voie sous-cutanée des doses d’adrénaline variant de 4 à 8 milhgr., a donné des résultats tout à fait différents. Alors que les lapins normaux à jeun étaient dépourvus de glycogène, les lapins à Jeun soumis tous les jours à l'injection d’adrénaline présentaient malgré la perte de sucre qu’ils avaient faite par l'urine, dans leur foie, une quantité notable de glycogène, s’approchant de celle que l’on trouve chez l’animal bien alimenté. Mais les muscles en étaient presque entièrement dépourvus.
L. Pollak désirant préciser ce fait intéressant a fait ensuite une autre série d'expériences. Les injections de strychnine, chez les lapins à jeun les débarrassent complètement de leurs réserves de glycogène. Il suffit alors de leur injecter de l’adrénaline pour voir le glycogène se reformer dans le foie.
L'auteur s’est enfin posé la question de savoir aux dépens de quels éléments se reforme le glycogène hépatique, chez l’animal à jeun soumis aux injections d’adrénaline. Il ne pense pas que l’augmentation des échanges azotés que provoque l’injection d’adrénaline soit la seule et même la plus importante cause du phénomène qu'il a étudié. Il ne propose pas d’autres explications et laisse la question ouverte.
Il resterait à étudier le mécanisme intime de l’hyperglycémie et de la glycosurie consécutives à l’injection d’adrénaline. C’est une question qui n’est pas encore résolue malgré de très nombreux travaux. Comme elle n'’intéresse qu'indirectement notre étude, nous n’en donnerons qu’un résumé d’après les récentes recherches de MM. Mackensie (1) et R. Lépine (2).
L’adrénaline agit-elle directement sur la cellule hépatique ?
(1) The suprarenal system in carbohydrate métabolism. — Archiv. of Internal Medicin. T. XIX, (1917), p. 595. ; (2) « Le Sucre du sang », R. LÉPINE, P. 176 et suiv.
influence-t-elle le pancréas ? Agit-elle par l’intermédiaire du système nerveux sympathique ? Enfin l'adrénaline empéche-telle la combustion du sucre en empêchant la glycolyse tissulaire et l’hémoglycolyse ? C’est autant de questions que se soni posées les expérimentateurs.
L’adrénaline peut provoquer la dégénérescence du foie! c'est là un fait vérifié par tous les auteurs (Drummond, Paion, Rzentkowski, Muler et Grober); mais cette dégénérescence ne se manifeste que lorsqu'on l’utlise à dose élevée.
L’injection d’adrénaline à comme conséquence, une vasoconstriction intense, entraînant une ischémie du foie, qui, ainsi que l’a vu À. Lépine est glycogénique (i). Cet auteur a constaté que chez un chien adrénaliné, la température du sang des veines sus-hépatiques est inférieure pendant plusieurs heures à celle du rectum. Ce fait, dit-il, témoigne en faveur d’une anémie hépatique. Il ne pense pas cependant que l’action glvcogénique de l’adrénaline ne consiste qu’en une ischémie. Il se pourrait qu'elle agisse surtout en facilitant le contact du glycogène et de la diastase (2) (?), par un mécanisme que nous ne connaissons point.
Certains auteurs prétendent que l’adrénaline agirait sur le foie par l’intermédiaire du pancréas.
Herter (3) a provoqué l'hyperglycémie adrénalinique en badigeonnant le pancréas avec 4 ou 2 em. ce. d’une solution d’adrénaline au millième. [1 en a conclu que l’adrénaline n’agit que par l'intermédiaire du pancréas, même quand elle est in- Jectée directement dans une veine.
Cette hypothèse est absolument inadmissible, dit Lépine.
Chez plusieurs chiens, dit-il, j’ai injecté dans une veine, de l’adrénaline, aussitôt après l’ablation du pancréas (faite sans anesthésie, pour ne pas introduire d’hyperglycémie, après l'injection d’adrénaline, en raison de l’absence du pancréas).
Lyon Médical (1902), Ile semestre, p. 502.
LOEPER et ESMOND (Soc. biol. 1904) et LOEPER et Bret (Soc. Biol.
| HERTER, Med News. (1902) May. 10
Ur, dans toutes mes expériences, l’hyperglycémie adrénalinique elalt au Contraire plus prolongée et pius intense, CE qui au ion h à rien € eXiraoruinalre, puisque 1 ablauon au paucréas avait diminué la glycoiyse. »
L'hypergiycémie et la giyCosurie adrénaliniques ne paraissent pouvoir s'expliquer par une diminution de la glycoiyse üssulaire. En effet, l’adrénaline n’empêche nullement la combustion du sucre dans les tissus. L'étude du quotient respiraioire n’a pu mettre en évidence aucun trouble d'utilisation du sucre par l'organisme. (1)
En ce qui concerne l’hémoglycolyse, Lépine, Achard ont constaté que l'injection d’adrénaline supprimait l’hémoglycolyse, mais à cette diminution du pouvoir glycolytique du sang fait suite une exagération. Lépine ne pense pas, contrairement à Wilenko (2), que l’on puisse considérer la baisse du pouvoir glycolytique du sang, comme un facteur important de l’hyper: glycémie.
L'hypothèse qui a rallié le plus de partisans est la suivante : l’adrénaline agit sur les terminaisons nerveuses sympathiques du foie. C’est Lœwi, qui ayant intoxiqué un animal avec de la chrysotoxine, substance inhibant l’influx sympathique, constate que l’adrénaline ne provoque pas la glycosurie. [Il existerait dans le foie des terminaisons nerveuses sympathiques qui seraient impressionnées par l’adrénaline. Mais l’existence de ces nerfs est discutée et pour quelques auteurs l’adrénaline agirait sur le foie comme substance réceptive. Ce sont aussi Lépine, Underhill, Oliver et E. Closson qui plaident en faveur d’une action stimulatrice d’origine nerveuse. Récemment, Bardier, (3) Leclerc et Stillmunkes après injection de caféine, poison paralysant du sympathique, ne purent pas produire de glycosurie.
Mackensie admet que la glycogénolyse hépatique qui se ma-
(1) Hart LUsc archiv. internal, Médecin 1914-13-63. (2) « Bioch ». ZEITCH, 1912-42-83.
(3) E. FRANK et Isaac, Archiv. f. exp. Pathol, ound Pharmak. T. 64-1911.
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nifeste, dépend en partie d’une excitation directe du foie et en partie d’une action évidente de l’adrénaline qui sensibilise les terminaisons du système nerveux sympathique du foie.
Frank et Isaac (4) ont vu que la glycosurie adrénalinique ne se manifeste chez le lapin intoxiqué par le phosphore qu’au début de l’intoxication.
D’après certains auteurs, Bang en particulier, il existerait entre le glucose et le glycogène hépatique un certain équilibre qui serait rompu par l'injection d’adrénaline.