‹ Contribution Expérimentale à l'Étude de l'Action de l'Adrénaline sur les échanges azotésChapitre 15 sur 25 · DIAGRAMME DE L'APPAREIL · texte numérisé non relu

DIAGRAMME DE L'APPAREIL

La méthode inspirée de BoussiNGAULT (1850) et de FoLIN (1902-1903) consiste à déplacer l’ammoniaque à une température n’excédant pas 50° par un barbotage d’air qui entraîne les vapeurs ammoniacales dans une solution d'acide chlorhydrique n/20. L’ammoniaque est complètement entraîné après une demi heure à condition que la teneur en ammoniaque du liquide soit faible.

A =— Légende ia: À el n/r nb: H cl N/20 - À :Balbn ol Desgrez de 100 cu, Colrodé © mowdemm à 50% : C:NAOK CRI Eh es 2 Se Lave br À é

On introduit dans un ballon de DESGREZ 20 cc. de solution filtrée, légèrement alcalinisée par de la baryte. Dans les récipients « a et b » on verse l’acide chlorydrique n/20. L’appareil est mis en marche ; la température du bain marie ne doit pas dépasser 50°. Après une demi-heure de barbotage, on procède au titrage. Avant le barbotage, l’air est débarrassé de son ammoniaque par un flacon laveur à acide sulfurique et de Co2 par un flacon laveur contenant de la soude.

L'opération terminée, pour doser l'azote ammoniacal, on verse dans un flacon d’Erlenmeyer le contenu des récipients « a et b » ainsi que les eaux de lavage.

On neutralise exactement comme précédemment jusqu’à la teinte rosée obtenue avec de la baryte n/50, on verse du formol neutralisé et on titre de même avec de la baryte n/50. Le calcul suivant donne la quantité d'azote ammoniacal contenu dans 100 cc. de l’urine soumise à l’analvse.

Soit : N la quantité de baryte n/50 lue à la burette.

N° x 10 x 0.29 donne la quantité d'azote aminoniaque contenue dans 100 cc. d’urine.

On dose de la mème façon, au formol, avec BA 1/50 l'azote aminé contenu dans le liquide.

Le même calcul que précédemment donne la quantité d’azote aminé contenue dans 100 cc. d'urine.

Ce procédé s'applique parfaitement à l’étude de l’urine de lapin qui est, conune l’on sait, très peu riche en ammoniaque.

Pour les urines de carnivores, ou encore lorsqu'il y à ammoniurie, il est bon de procéder à une distillation fractionnée pour s'assurer que tout l’ammoniaque a été chassé.

d) Dosage de l'azote protéique :

On recherche d’abord, par le procédé de M. le Professeur DENIGES (1) une évaluation de la quantité d’albumine contenue dans l’urme. Toute urine additionnée du dixième de son réactif de TANRET présente à l'ébullition un précipité grumeleux lorsqu'elle contient plus de 10 ceg. d’albumine. Au dessous de cette dose c’est un louche qui apparaît et non un coagulum floconneux. Dans les urines qui ne contenaient que de très petites quantités d’albumine, ce procédé a été utilisé et nous à permis d'évaluer la teneur en azote protéique de l’urine considérée.

En même temps que ce procédé rapide, dans tous les cas où la quantité d’albumine était notable, nous avons procédé à un autre dosage plus rigoureux, H. DELAUNAY nous a indiqué ce procédé qui est basé sur la précipitation des albuminoïdes par l’acide métaphosphorique (DENIGES).

Ce procédé est le suivant :

Dans une fiole jaugée de 10 ec., on introduit :

5 ce.- d'urine :

2° 2 ec. de métaphosphate de soude à 5 % ;

3° 9 cc. d’acide sulfurique (solution de 5cc. d'acide sulfurique pour 100 cc. d’eau), et l’on complète à 10 cec.;

4° Eau distillée jusqu'au trait de jauge.

(1) G. DENIGÈS précis de chimie analytique 1907, p. 1012.

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La précipitation de l’albumine se fait bien.

Pour faciliter la formation du précipité albumineux, on pionge le ballon jaugé dans un récipient contenant de l’eau à 50°. Verser le tout dans un tube à centrifugeur. Laver ce baïion 10 cc. Procéder à la centrifugation. Le culot se dépose très facilement au fond du tube. On se débarrasse du liquide surnageant par le siphonage. Le culot est lavé à 2 reprises dans une solution faible d’acide métathosphorique de soude comme précédemment.

Puis on verse sur le culot d’albumine bien lavé, 1 ce. d’acide sulfurique qui dissout rapidement l’albumine.

Verser le tout dans un ballon KJELDHAL et ajouter 1 cc. d’oxalate neutre de potasse à 30 0/0, puis procéder à la transformation de l’azote protéique en azote ammoniacal par le procédé KJELDHAL suivant la méthode décrite.

e) Pouvoir réducteur :

Le procédé simple que nous avons utilisé pour doser les substances réductrices dans l’urine nous a été indiqué par H. DELAUNAY.

Dans un ballon jaugé de 10 cc. introduire 2 cc. de réactif de Courtonne, compléter au trait de jauge avec l’urine à étudier et filtrer.

Dans un petit ballon on prépare 5ec. de liqueur de BONNaNs suivant les indications de M. DENIGES (1). Le liquide est porté à l’ébullition, on ajoute 2 ce. du filtrat, puis par addition d’une solution titrée de glucose à 2 pour 1000 contenue dans une burette graduée, on termine la réaction suivant le procédé connu :

Soit : N le nombre de cc. de solution titrée de glucose tu a la burette.

On détermine ensuite la quantité de solution titrée de glucose

nécessaire pour obtenir le virage à la coloration brune ou rouge brun qui est, comme on sait, le terme final de la réaction.

(4) Ch. Analytique, loc. — cit. p 556.

COR re PT A LE

Soit : N le nombre de cc. lu à la burette.

N—n*x2x 6, 25 donnent exprimé en milligr. de glucose pour 100 cc. le pouvoir réducteur de l'urine. Lorsque 1 l'urine est chargée en glucose, la réduction des 5 ce.

de la liqueur de BoNNans se fait après la première addition du

filtrat. Dans ce cas il faut opérer sur une plus petite quantité

. de filtrat (suivant le cas 1 ce. et même 0 ce. 5).

: Il faudra naturellement tenir compte dans le calcul de cette modification.

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