EXPÉRIENCE IV
Lapin mâle (poids 2 k. 200). Régime : alimentation normale. L'urine est analysée lé 13 octobre, avant l'injection d'adrénaline (U 1). On lui injecte à 17 h., 2 cem., 2 de la solution. On recueille le lendemain à 9 h., 450 cem d'urine claire alcaliné (Ur 2)
L'animal est ensuite laissé à jeun. Le 19 octobre, après 6 jours de jeûne, on recueille l'urine avant d'injecter (U 3).
L'animal pèse 1 k. 650. On lui injecte 4 cem. 6 d’adrénaline à 10 h. et le jour même à {8 h., on recueille (U 4).
Le lendemain 20 octobre, l'urine de la nuit est prélevée U 5) ainsi que l'urine du jour (U 6). L'animal est alors réalimenté. Il mange bien 500 gr. de choux. Le 21 l'urine est alcaline. On la prélève (U 7).
Le 22 à 18 heures, on recueille 500 ccm. d'urine alcaline. L'animal est en bon état (U 8). Le 24 à 8 heures, on recueille 400 cem. (U 9). ?
Le 28 octobre l'animal a augnrenté de poids, ({ k. 875). Son urine est analysée {U ‘10).
A ce moment en collaboraticn avec H. DELAUNAY et le D" DESQUEYROUX qui a récemment étudié les troubles des échanges azotés dans l'intoxication phosphorée, nous avons pensé qu’il serait intéressant d'étudier les effets d'adrénaline chez l'animal légèrement, puis profondément intoxiquéa par le phosphore.
1,0 28, à 16 heures, on injecte à l'animal sous la peau 1/2 cc. d'huile phosphorée au centième. On recueille l'urine (U 11), 300 cem. Le 29 octobre à 14 heures, il reçoit sous la peau une injection d’adrénaline; sa température est de 39° 8, l'urine est recueillie (U 12) (40 ccm.) et à 19 heures (U 13) (90 cem.). Le 30, on recueille (U 14), (60 cem.). L'animal continue à s'alimenter normalement. Le 31, à 10 heures (U ‘15) est prélevée. Le poids de l'animal s'est maintenu ainsi que sa température (39°6).
Il reçoit une nouvelle injection d'huile phosphorée (0 cc. 5) à 11 heures. L'animal paraît en bon état et mange bien. Le 1* novembre, en recueille 400 cem. d'urine qui paraît normale (U 16). Le 2 novembre le poids de l'animal à un peu diminué (1 k. 750), sa température est de 39°2.‘L'urine émise est prélevée (360 cem.). Il recoit une injection d'adrénalne à 8 h. A 18 heures (U 18) est prélevée (110 ccm.). Le 3 novembre, l'animal paraît fatigué, il a très peu mangé, à 9 heures, on prélève (U 19), (100 cem.); à ce moment on lui fait une injection d'adrénaline. À 14 h. le même jour, c'est-à-dire 5 heures après l'injection on recueille (U 20). Le 4 ncvembre, l'animal paraît en mauvais état, ses selles sont diarrhéiques, sa température à baissé (38°2); son poids est de k. 500. L'animal s’est d'ailleurs peu alimenté et paraît devoir succomber. Son urine est recueillie à 9 heures (65 ccm.) {U 21).. Une nouvelle injection d’adrénaline lui est faite qu’il supporte très bien. A 18 heures on prélève 85 cem. d'urine (U 22). L'animal paraît mieux. Le lendemain 5 novembre, il est en bien meilleur état. et s’est remis à manger. Il à bien uriné (150 ccm.) (U 23), cette urine est alcaline. Pendant la journéd l'animal s'alimente bien, sa température remonte à 39°7,° ainsi qua son poids (4 k. 900). Le 6 novembre l'animal est complètement rétabli. Il mange beaucoup et urine abondamment (500 ccm!) (U 24). Le 7 novembre même état. On recueille 500 cem. d'urine (U 25). Son poids est de 2 k. 050, température 39°8. IL reçoit une injection d'adrénaline (2 cem.), à 14 heures, on recueille. U 26) volume de l’urine 100 cem. et à 18 h. (U 27), volume 165. Le 8 novembre 6n recueille {U 28), volume 200. Le 9 novembre à 9 heures (U 29) est prélevée, volume 350.
Comme 1l apparaît que l'animal n'est plus sous l'influence du phosphore, une nouvelle injection d'huile phosphorée lui est faite. La dose est double de la précédente (1 cem.). Elle suffit à elle seule pour faire succomber l'animal après 3 ou 4 jours ainsi que l’a démontré le Docteur DEsqueyroux dans son travail. Le poids de l'animal est de 1 k. 900, la tempéra-
ture 39°4. Le 11 novembre on recueille l'urine à 9 heures.
Vol. 225, (U 30). L'animal présente une. forte. entérite et: manee peu. Poids © K. 875, température 39°, le 12 novembre l'a-
nimai est en meilleur état (U 32), vol. 300 à 9 heures, à 15 N heures on prélève (U 33), vol. 100.
fL° animal paraissant devoir se rétablir, une ncuvelle injectige. d'huile phosphorée lui est faite.
:Son poids était de 1 k. 900 et sa era ture de 39° 4. Plus tärd, l'analyse nous à démontré cependant que l'amino-acidurie était déjà déclanchée. Une nouvellé injection d'huile phosphorée (1 ccm.) lui est faite. Cet animal a dence reçu une dose deux fois plus forte que celle qui ecnduit habituellement
à la mort. Dans ces conditions l’adrénaline injectée immédiatement n’a pas produit les effets favorables que nous avons notés dans la précédente intcxicaticn.
Le 13 novembre à 10 heures 300 cem. d'urine son recueillis (U 34). L'animal est fatigué, il ne mange pas. Son poids est de 1 Kk. 800, sa température de 36°5. Une injection d’adrénaliné lui est faite. À 17 h. (t. 35°6). Nouvelle injection (2ccm.). L'animal meurt le 14 par une nuit froide. On scumet à l’analyse l'urine trouvée dans le récip'ent 50 cem. (U 36), et celle qui se trouve dans la vessie (35 cem.) U 37). À l’autopsie, on constate quelques suffusions sanguines au niveau des injections d'huile phosphorée; le foie est décoloré et les reins congestionnés.. j
(N. B. — Cette expérience comprend trois tableaux, le premier tableau, de U 1 à U 10, le second de U 10 à U 30, et le troisième de U 30 à U 37. Au versc de chaque tableau figurera le protccole de l'expérience).
{Voir tableau 1, Exp. IV.)
Du tableau il se dégage, chez l'animal ncrmalement almenté les constatations déjà signalées : augmentation du coef-
t azote ammoniaci cal
ficient azoturique, légère augmentation du rapport 21e tement
uzote total etidu rapport 22e min: : ]a glycosurie atteint 2 gr. 50 par azote total .
litre, l'albuminuric est faible.
Chez cet animal résistant laissé à jeun linjection, d'adre
naline faite après 6 jeurs de jeûne provoque enccre une élé
ge Ne dé
SORA, 00'T G'T G'GL | SP] L'£ | G'Y | soouir | 906 | ya'o | 9'ec ‘ze | O'el sooeux, | co'9 l'ec'e | 3'89 — 0‘04 | OLA SO8IL 1 069 | L#'v | 0'e8 | SOUL | 0‘96 | ca SJUOUITY -|- 0‘06 ROM ROZ ON) /8 96 | 0: gifs N'E 0981 Evo gro Le'es | o'z 60 VON RL QUT[BUQUP V + 0‘06Y Gr'0 £8 0 8 CG COM NNIC 9°) (Sanof +) ounof O°S8 CDOMRIC ON Nr re 0h |.19"e -| 9'9 | | QUI[EUHAP Y- 006 980 OG‘T 9 LS SO |. 2'z 9[BUWIOU S99PJI Q° , S99P] | @ ei UOIe]UOUIIEV Le GC 0 o F8 d cn 1.6 A wo 0gp ‘à JUN | 101 N | 18103 N° Jeubioud | (£ HN] | (3 HN) (& HN) N|(GHN)N] sou N N N N SUO1PA12SG() 2s0on]1) LL SN U9 Hd sJ10dde y}
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Exp. IVe. (TABLEau Il)
L'animal alimenté est sous l'influence de l’adrénaline et légèrement
intoxiqué par le phosphore (de U 10 à U 30)
PERDRE DEN DEA PONT EG RP RL | Mgr N dans 109 com U. apports | Pouvoir = TT ÉdUCteRT Ds) be {] AA | en mgr ia NN N LPS IN EN urée| N (NH2:N (NH3) —— = total | urée (NH2) (NH3)/préeig. [N vital] N total, N oi] 309 ccm = 10 295) 223) 4,5 | 3,1 (Traces {15.19 4.5 4 OO! Traces 11 | 440] 358] 8,1 | 1,8 | — le1,311,810,40[ — |pa.(10%5;1l 12 1 895! 618] 4,8 | 0,6 | — 174,9! 0,6 |0,07 = 13 | 490! 177] 1
2,8 | 7,0 [93,1 0,8 1.401 1223,0 |-Adrénaline ,# 10,09! 4810,0
O |Tracesi8G 1
2,7 | — |69,8|1,411,00| 62,0 | Pi. (05) | — {80,0 1,210,73Û Traces
| 7,0 86,2! 0,8 10,281 387,0 |-+Mrénalint
Traces 191.2! 0.7 10,351 Trates
AN 291) 2611 2,73 — 187,8! 0,9 |1,00 — —+-Adrénaline. À
12681107! 7,5 | 3,0 | — [87.2] 0,6 10,231 — ; 4 | 1,2 | 6,0 [86,0 | 0,8 10,18 = +-Arénaline | 620! 522| 3,6 | 3,0 14,0 l84,21 0,6 10.481 28,0 94 | 275) 187/13,5 4,8 | 2,0 l68,0| 4,9 0,65] Traces 225] 130/25,5 | 4.5 [Traws57,7/11,310,66| — 1741 12219,0109 | — ro01/511051| - | og! 89! 4,5 | 0,9 13,0/90,8! 4,4 10,92] 300,0 |+-Airénaline] 386| 29510,0 | 1,8 | 4.0 [76.4| 2,9 10.47! 1150,0 326, 230/11,8| 1,4 |lraces|73,3 | 3,6 0,43] 42,0 | 25| 599! 4,8 | 1,0 | — |82,6/0,61013 50,0 | rh. (1")
LR
vation notable du coefficient azoturiqu et des rapports que nous avons signalés, la glycosurie est forte.
L'alimentation fut reprise le lendemain de l'injection, elle a prevoqué une perturbation importante dans la répartition de l'azote. On note une forte ammoniurie qui disparaît rapidement et une légère amino-acidurie qui dure 2 jours. L'animal s'est bien rétabli et présentait ‘six jours après une! urine dcnt la ccmposition était normale. Ce trouble dans la répartition de l'azote, est intéressant en ce sens, qu’un phénomène du même genre (exp. 2) a été constaté chez l'animal à jeun sous‘ Ta'seule influence de l’adrénaline. (Voir tableau 2, Exp. IV.)
L'animal légèrement intoxiqué par le phosphore donne sous injection d’adrénaline des modifications urina‘res analogues à celles que donne l'animal normal, mais bien plus accusées. Là glycosurie peut atteindre 48 gr. par litre (U 14), alcrs que chez l'animal normal elle ne dépasse pas 6 à 8 gr. De même le coefficient azoturique qui chez l'animal normal s'élève de 3 à 4 % environ, s'est élevé dans l'autre expérience de 40 % (U 14). Lé rapport "16 omié jbaraît diminuer alors
azote to:al
qu'il augmente en général chez l'animal normal. L'albumi-
nurie ne paraît pas plus intense, Après la deuxième injection d'huile phosphorée, l'adrénaline a produit lés mêmes effets, mais beaucoup plus atténués. La glycosurie ne s’est pas manifestée, lorsque l'animal paraissait en mauvais état, toutefois, l'adrénaline paraît avoir maintenu à un taux élevé le cosfficient azoturique.
Contrairement à notre altente, d’ailleurs, l'animal s'est rétabl. Il n'a présenté de légers troubles de l'élimination azotée que tardivement, troubles qui ont d'ailleurs disparu sous l'influence d'une injection d'adrénaline. 11 semble bien ressorlir de ces recherches, d'une part, que l'adrénaline est capable de combattre les troubles de l'élimination azotée consécutifs à l'injection de phosphore, d'autre part qu'elle améliore l'état
général de l'animal. (Voir tableau 3, Exp. IV).
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Ce qui différencie cette expérience de la précédente c'est : d'une part, que nous avons injecté, à deux reprises une dose
fcrte d'huile phosphcrée(1 ec); et que d'autre part, l'injection d'adrénaline n'a été faite que tardivement. Dans ces condi-
tions, comme il fallait s'y attendre, elle n’a pu provoquer les
effets favorables constatés dans l'expérience précédente. L'animal profondément intoxiqué (T° 36,5), présentait au
moment de la première injection, des troubles considérables
de son élimination azotée. Le rapport azoturique avait baissé
à 42 alcrs que le rapport ee" c'était élevé à 24° Malgré les deux injections d'adrénaline, ces rapports n’'ant pas cubi de modifications nctables, de même que l’adrénaline n’a pu lutter contre l'hypothermie, et vraisemblablement aussi
contre l'hypotension artérielle. Fait curieux, l'adrénaline a
provoqué de la glycosurie jusqu'à la mort.