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antérieur sur le même sujet, conclut à l'efficacité de l’adrénaline dans le rachitisme. Il signale une amélioration de l’état général, l’atténuation et la disparition des douleurs et des troubles gastro-intestinaux, l'amélioration très rapide de l’anémie : le taux de l’hémoglobine s’élève, la valeur globulaire se rapproche de la normale. H n’y a aucune intolérance.
Il convient également de rappeler ici le traitement de l’otosclérose proposé par Bobone de (San Rémo).
On sait que certains auteurs et Spécialement M. Sergent et M. Hutinel attribuent le syndrome malin des maladies infectieuses à une insuffisance surrénale produite par la toxi-infection. S’inspirant de cette idée, ce médicament a été employé avec succès dans la fièvre thyphoïde. Le mode d'administration qui semble préférable est l’injection hypodermique à la dose de 1/2 milligramme en deux fois, matin et soir. « Ainsi employé, dit A. Khoury, ce médicament en arrêtant les vomissements et les symptômes subjectifs qui les accompagnent, permet de reprendre l'alimentation des typhiques et d'éviter les dangers auxquels les exposent et ces vomissements et la cause dont ils procèdent : l'insuffisance surrénale ».
Le D' Ercolani Pietro a poursuivi également sur le traitement de la néphrite par ce médicament, une série de recherches dont 3! a fait l’objet de divers articles publiés à Milan en 1910, 1912 et 1913, dans la « Rivista Médica ». Tous ces malades furent rapidement guéris par l’administration de 30 à 40 gouttes (15 chez l'enfant). par jour, de la solution d’adrénaline au 1/1000°. Aux communications du D' Ercolani Pietro il faut ajouter celles du D' P. Dominico sur l’usage de l’adrénaline dans le traitement de la néphrite glomérulo-scarlatimeuse. Cet auteur à utilisé avec le plus grand succès l’adrénaline dans une épidémie chez une trentaine d’enfants atteints de néphrite grave. IT a observé une résolution rapide des troubles en employant par la voie buccale ce médicament à la dose de 10 à 20 gouttes par jour, selon l’âge des enfants (5 à 12 ans) et la gravité du mal.
On connaît déjà les observations d’Ephraïm sur le traitement
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de l’asthme-bronchique; les doses d’adrénaline utilisées varient suivant les cas, mais il faut les administrer par la voie bhypodermique ou intra-museulaire, la voie buccale ou même reetale, les pulvérisations gutturales ne donnant pas toujours des résultats satisfaisants. Dans « La Province Médicale » (14 avr. 1913), M. Crespin rapporte un cas d’aortite abdominale, au cours de laquelle éclata un syndrome que l’on peut sûrement rapporter à l’insuffisance surrénale et que l’adrénaline améliora. D'autre part, le D' Courtin a cité dans la « Gazette hebdomadaire des sciences médicales de Bordeaux » (14 Mars 1916), le cas d’un blessé qui atteint par un éclat d’obus au niveau de la ligne opératoire de la ligature de l’artère fessière, fit une tumeur pulsatile, à allure d’anévrisme artériel; cette tumeur fut guérie par des piqûres de 4 cc. chacune d’adrénaline à 1/10000°,piqûres hypodermiques pratiquées quotidiennement aux # pôles de la tumeur.
Pendant la guerre, l’adrénaline fut employée sous forme de sérum adrénaliné par une voie sous-cutanée (méthode de Josué) contre l’intoxication par les gaz asphyxiants, aussi par voie buccale à raison de 20 à 40 gouttes solutions à 1 0/0 chez les fatigués, les hypotendus, les surmenés.
L’adrénaline à été également employée avec succès par M. Piovésana (1) (de Mestre) dans des cas de choléra avec hyposurénalisme. [Il employait concuremment la paragangline de Vassale (extrait de surrénale). Le malade examiné avait reçu en tout 4 centigrammes de paragangline et 8 milligrammes d’adrénaline dont #4 en 24 heures, au moment où les phénomèenes d’algidité étaient le plus marqués. Sous l’action de cette médication le pouls remonta, la voix fut meilleure et le malade sauvé.
Enfin, tout récemment, M. Roger Savignac (2) nous rapporte
(1) CHOLÉRA et HYPOSURRÉNALISME. — L'adrénaline et la parangangline de Vassale dans le traitement de la gastro-entérite, par Bacille virgœule (Presse Médicale, 11 janvier 1913, p. 40.
(2) Archives des maladies de l'appareil digestif, tome IT n° 1, vomissements, incoercibles de la grossesse et médication adrénalinique, par M. F. Rathery et F. Bordet.
une observation de M. F. Rathery et F. Bordet dans laquelle ces auteurs étudient une malade atteinte depuis 2 mois de vomissements incoercibles ayant amené des phénomènes graves, d’inanition, de déshydratation et d’acidose. Un traitement fut | institué par injection sous-cutanée d’adrénaline qui provoqua en quelques jours une véritable résurrection. Les auteurs attirent l’attention sur les points suivants :
1° Rapidité d'action : (en 9 jours la malade a gagné 8 kilos);
2° La médication employée ne fut pas l’extrait total, mais l’adrénaline seule ;
3° L’adrénaline a eu une action anti-toxique puisque les vomissements ont cessé; toutefois son action sur la tension à été nulle ;
4° L’adrénaline agit aussi sur l’acidose ;
5° Ce médicament n’a pas provoqué de glycosurie. Il eut été intéressant d'étudier les échanges azotés concurremment à la glycosurie, mais les auteurs ne s’en sont pas préoccupés.
A noter également que l’adrénaline est devenue le traitement de choix (Milian), pour la lutte contre les accidents post-arsénobenzoliques (crises mitritoïdes). Le traitement de la Tuberculose par les sels de chaux est également renforcé par l’absorption d’une solution à 4/1000° (10 à 20 gouttes par jour avant chacun des principaux repas).
Les troubles dyssentériques sont également améliorés par les injections de sérum adrénaliné. Le Professeur agrégé Delaunay l’a souvent employé. avec de bons résultats.
Dans le choc traumatique si fréquent en pathologie de guerre, le sérum adrénaliné a été très employé. En septembre dernier, de concert avec le D' Amédée Delaunay, de Cozes, dans un cas de rupture de grossesse extra-utérine, ayant causé une forte hémorragie interne (ventre plein de sang, comme put le constater le D’ Seguimaud, de Saintes) et s’accompagnant de collapsus, (pouls incomptable, sueurs abondantes, voix éteinte), nous fimes du sérum physiologique adrénaliné. Grâce à cette intervention, un caillot fit bientôt cesser l’hémorragie au
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point de rupture de la trompe. Quelques instants après, le pouls remontait, la voix était meilleure et cette malade, Madame B..., de Javrezac (Charente-Inférieure), est à l’heure actuelle en excellente santé.
Il nous paraît utile à la fin de ce paragraphe de dire un mot qui éclairera sur la prétendue toxicité de l’adrénaline en rapportant le fait suivant : Un jeune homme âgé de 26 ans et atteint de tuberculose à la troisième période tente de s’empoisonner, en avalant 15 grammes de solution adrénalinée à 1/1000°, puis 5 minutes après, 20 grammes de cette même solution. Ne se sentant pas plus mal et désolé de ne pas se sentir mourir, 1l prend un troisième poison « ressemblant à de la scammonée », mais dont il n’a pas été possible de fixer la nature. Deux heures après l’injection de ces produits, violente raideur de la nuque. Le malade avoue sa tentative de suicide et est conduit à l’Hôtel-Dieu (1).
On lui administre des vomitifs et des hypotenseurs : nitrite d’amyle, et saignée immédiate, en un mot tout le traitement anti-toxique en pareil cas. Deux jours après, le malade se lève sans inconvénient.
De cette observation l’auteur conclut que la posologie de l’adrénaline pourrait, chez les sujets jeunes, à artères encore souples, être modifiée dans un sens assez large. La dose de 4 à 6 milligrammes dans les 24 heures pourrait, semblet-il et devrait souvent être assez largement dépassée. De tous les modes d'administration, l’injection sous-cutanée paraît la
meilleure.