TABLEAU VII
QUANTITÉ TOTALE DE PROTÉINES (EN MG:.) DANS LES LIQUIDES PÉRITONÉAUX DES ANIMAUX IRRADIÉS. NOMBRE D'ANIMAUX : 38.
Temps après injection :
nn "5 oo Le 24 20° 40? 60? 80?
» 18,36 27012 > 23,69 TEPIOUTS RME | > 18,4 > > > Moyennes .... » 18,38 DATE > 23,69 | » » 24,75 24,16 »
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S be En = > 21,76 25,92 24,99 18,98 £ 14,1 DE? 22,88 27,4 25,8 = > 17,16 IP) 2275 22,6 2 as 18,69 29,5 30,2 20,55 2 | 7-14 jours = jouts in ts AS 20,25 | 22,61 » > Si > 20,7 25,38 > > > >» OTIES) > > > > 31,46 > > > > 23 > > Moyennes .... 13,9 20,2+0,92| 26,1 + 1 26,2 21,9 DIBIOULS RE ER 12,8 19,88 > > »
99% de nos résultats sont compris dans l'intervalle
Pour pouvoir discuter plus aisément nos résultats, nous
opte
avons construit les courbes suivantes, dans lesquelles nous avons porté en abscisse le temps après l'injection intrapéritonéale, et en ordonnée les teneurs en protéines totales du liquide péritonéal.
La courbe en traits est la courbe relative aux animaux témoins; la courbe en pointillé, celle des animaux irradiés depuis au moins sept jours.
Protéines om Fe
DEEE EEEELEEEPRS ..e À 5
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20 > 226 Hosts
o à 20? ao! 60' HO" 109!
Fi1G, 2.
Quantités de protéines totales dans le liquide péritonéal, en fonction du temps : animaux normaux et irradiés.
Nous n’avons pas reporté sur la figure la courbe des irradiés du premier au septième jour, qui se confond pratiquement avec celle des témoins.
Aussi bien chez les animaux normaux que chez les irradiés, l'examen des chiffres fait ressortir deux faits très importants :
Chez les animaux sacrifiés immédiatement après l’injection, la concentration en protéines est relativement élevée et l’on est surpris de constater que la quantité totale de protéines trouvée à ce moment là n’est pas beaucoup plus faible que celle trouvée vingt minutes plus tard.
Ney —. 24. —
De plus, bien que la concentration en protéines dans le liquide résiduel augmente régulièrement, la quantité totale n’est pas modifiée d’une manière sensible, car la quantité de liquide résiduel diminue progressivement.
Nous définirons la vitesse de passage des protéines par la quantité filtrant dans un temps donné.
En considérant les quantités totales de protéines, à des intervalles de temps réguliers entre 2 et 80 minutes après l'injection, on obtient, en effectuant la différence entre deux quantités voisines, la variation relative de la teneur en protéines pendant l’intervalle de temps considéré.
Le tableau suivant donne ces variations et leur sens.
Temps après injec-
TON NE 2 à 20° |-20 à 40° | 40 à 60° |. 60:-à 80? Animaux normaux.. + 4,9 15,9 1/02 — 2,61 Animaux irradiés... + 6,3 + 5,9 + 0,1 214,7
La vitesse de passage des protéines est relativement importante pendant les premières 40 minutes, chez les témoins et chez les irradiés.
Il n’est pas possible de constater une différence très nette de la vitesse de passage entre les animaux normaux et les animaux irradiés. Toutefois, la quantité filtrant dans les 20 premières minutes est plus grande chez les irradiés que chez les témoins.
Si l’on considère la concentration des protéines dans l'unité de volume, on constate que cette concentration est légèrement plus élevée chez les animaux irradiés.
Nous avions pensé que cette augmentation de la quantité totale de protéines pouvait être due aux hémorragies qui sont toujours abondantes chez les animaux irradiés, en particulier du neuvième au quatorzième jour.
Nous avons donc compté les hématies dans le liquide recueilli dans la cavité abdominale.
Pour ne pas surcharger inutilement ce travail, nous ne donnerons pas les chiffres individuels, mais seulement les
re.
moyennes qui sont de 2.620 au mm* chez les normaux, et 4.240 au mm* chez les irradiés.
Le nombre le plus élevé est de l’ordre de 50.000 au mm’.
Or, les numérations globulaires pratiquées sur le sang montrent que le chiffre moyen des hématies trouvées chez les Cobayes que nous avons examinés est de 5.000.000 au mm.
On peut ainsi, par un calcul rapide, se rendre compte que les quantités de protéines du plasma qui peuvent être passées dans le péritoine sont comprises entre 1 et 10 p. 100 de la quantité totale des protéines du liquide péritonéal, c’est-à-dire de 0,2 à 2 mg., ce qui est négligeable, car nous avons pris soin d'éliminer les animaux hémorragiques.
Les travaux de ASHER [17] nous ont suggéré que l’augmentation de la quantité totale de protéines chez les irradiés pouvait être liée à augmentation des protéines du sang.
Pour nous en assurer, nous avons calculé l’augmentation des protéines du sang et des protéines du liquide péritonéal provoquée par l’irradiation, et nous avons fait le rapport. Ce rapport est sensiblement égal à 1, puisque les protéines du sang augmentent de 16 p. 100, et les protéines du liquide péritonéal de 14 p. 100.
Il est donc possible que l’augmentation des protéines du sang suffise à expliquer l’augmentation des protéines du liquide péritonéal.
ÉTUDE ÉLECTROPHORÉTIQUE DES PROTÉINES DES LIQUIDES PÉRITONÉAUX
Les modifications quantitatives ne nous permettent pas de conclure à une augmentation de la perméabilité sous l’action des radiations, puisque l’augmentation des protéines du liquide péritonéal est sensiblement parallèle à celle des protéines dans le sang.
Nous nous somimes alors demandé si les protéines du liquide péritonéal sont les mêmes que celles du sang.
Pour résoudre cette question, nous avons soumis à l’électrophorèse, selon TisELius, des hiquides péritonéaux d’animaux normaux et irradiés.
Le volume de liquide péritonéal nécessaire pour pratiquer une électrophorèse est de l’ordre de 15 cm*; nous avons donc dilué des liquides péritonéaux, mais l’analyse des résultats ayant montré des différences peu accentuées, nous avons, par la suite, mélangé les liquides péritonéaux provenant de plusieurs animaux irradiés dans les mêmes conditions, avec les mêmes constantes et sacrifiés le même jour, après un temps de latence identique.
Nous aurions pu injecter des quantités supérieures de solution de chlorure de sodium isotonique, mais nous aurions modifié les conditions expérimentales, et nous n’aurions pu tenir compte des résultats obtenus relatifs à la résorption de l’eau et au passage quantitatif des protéines.
Les examens électrophorétiques n’ont été pratiqués que
sur des liquides péritonéaux dans lesquels le chiffre des hématies, au mm’, n’excédait pas 1.000, afin d’éliminer toutes les causes d'erreur dues à la présence possible de sérum sanguin. Les électrophorèses ont été faites au Centre d’électrophorèse du C.N.R.S., par M. bE MENDE.
Nous avons. étudié les liquides. d'animaux normaux et irradiés 2 minutes et 60 minutes après l'injection. Les liquides péritonéaux des animaux irradiés depuis moins de sept jours donnant des résultats électrophorétiques identiques à ceux des témoins, nous ne rapporterons que les résultats relatifs aux animaux irradiés depuis plus de sept jours.
Dans les deux premières colonnes du tableau suivant figurent les résultats des électrophorèses se rapportant aux animaux témoins et irradiés depuis plus de sept jours, chez lesquels le liquide péritonéal a été prélevé 2 minutes après l'injection. Les troisième et quatrième colonnes sont relatives aux électrophorèses des animaux chez lesquels le prélèvement a été effectué au bout de 60 minutes.
Nous avons désigné par un numéro d’ordre les fractions protéiniques selon leur mobilité. La constance des résultats et la comparaison avec les sérums permettent d'identifier la fraction 1 à l’albumine, les fractions 2, 3, 4 aux & globulines, la fraction 5 aux B globulines, et la fraction 6 aux y globulines.
1 2 3 4 , . Hé Irradiés Témoins Irradiés Témoins après 2 après 2? après 60? après 60?
Composants | Mobilités pour 100 Mobilités pour 100 Mobilités pour 100 Mobilités pour 100 1 5,8 64,7 D 45,3 5,4 60,4 555 45,5 2 4,6 10,3 4,9 14,6 4,7 10,1 4,9 133 3 4,2 6,1 4,1 9,6 4,1 7,4 4,3 A5 4 30 3,6 30 8,2 2) 3,4 O4 8,6 5 2,6 9,1 274 10,1 D 9,3 2,9 122 6 0,7 8,2 0,9 12,2 0,4 9,5 0,8 1277
Nos
Les diagrammes électrophorétiques numérotés 1, 2, 8, 4 se rapportent respectivement aux colonnes correspondantes.
On constate que la teneur en albumine des liquides des animaux irradiés est fortement diminuée par rapport à celle des animaux témoins. Par contre, la fraction globulinique est plus importante chez les irradiés.
Ces résultats ont été comparés à ceux obtenus sur les sérums correspondants dans les travaux entrepris par G. MEYNIEL et S. DE MENDE. Les auteurs ont constaté une diminution constante de l’albumine et une augmentation marquée des « globulines à partir du septième jour après l’irradiation.
Il semble donc que les variations quantitatives et qualitatives des protéines du liquide péritonéal soient parallèles à celles du sang.
Toutefois, il est intéressant de remarquer que la teneur en B et y globulines est peu différente dans les liquides péritonéaux prélevés au bout de 2 minutes et dans ceux prélevés au bout de 60 minutes, avec cependant une légère augmentation chez les animaux irradiés par rapport aux témoins.
On peut donc penser que les fractions des globulines B et y, légèrement moins importantes dans les liquides péritonéaux que dans les sérums correspondants, proviennent de la lyse d’éléments cellulaires présents dans les liquides.
Nous avons fait une étude histologique de nombreux culots de centrifugation. On note dans tous la présence de nombreux lymphocytes, de quelques polynucléaires et de cellules endothéliales. Mais la différence entre les animaux irradiés et les témoins est peu marquée, ce qui renforce notre hypothèse sur la provenance des 8 et y globulines.
Diagramme 1. Diagramme 2.
Témoins : 2 minutes après l’injection. Irradiés : 2 minutes après l’injection.
Diagramme 3. Diagramme 4.
Témoins : 60 minutes après l’injection. Irradiés : 60 minutes après l’injection.