HISTORIQUE
Depuis les temps les plus reculés, les hommes se sont efforcés de franchir de plus en plus profondément l’élément liquide. ;
Le plus ancien document retrouvé daterait de 1511; …l représente un plongeur vêtu d’un costume en cuir, relié à la Surface des eaux par une trompe qui lui permettait de respi-
Ji Ko me
La pénétration sous-marine commença réellement d’une manière efficace et sûre lorsqu’en 1837, l’Anglais SxeBe inventa le scaphandre classique, tel qu’il existe encore de nos Jours. C’est également à partir de cette date que le travail ei air COMprimé (en caisson ou cloche à plongeur) commença à être employé de façon intensive dans les travaux du génie maritime. Dès lors, de nombreux accidents, souvent mortels, furent signalés.
Dès 1854, Por et WareLre firent la première étude scientifique digne de ce nom, sur les effets de l’augmentation de pression et de la décompression sur l’organisme. Pour la première fois, les accidents observés furent traités par la recompression des malades.
Un peu plus tard (en 1853), Hors pressentait le rôle des gaz dans la genèse des accidents; la thèse de Bucquoy en 1867 constituait un des premiers documents qui résumait convenablement la question.
« À partir de 1870 s’ouvrait une ère nouvelle avec P. BERT. Ce nom fait étape dans l’histoire de la vie en dépression et sur-
pression. Il est le fondateur de la physiologie de la plongée et
Pie
de l'aviation. La plupart de ses conclusions sont restées valables de nos jours ».
C’est lui qui expliqua d’une façon précise et définitive, des accidents jusque là mystérieux. Il fut le créateur de la théorie pneumatique dont la conclusion aboutit à une mesure préventive essentielle : la décompression lente.
J.-S. Harnawr, en 1906, continuant l’œuvre de P. Berr, établit les tables de décompression par paliers qui, aujourd’hui encore, régissent la remontée des plongeurs à la surface.
D’autres idées et hypothèses naquirent par la suite, dont deux en particulier semblent devoir être retenues :
a) D'abord l'hypothèse pathogénique nouvelle émise par En» en 1938 et tendant à minimiser l’importance des bulles gazeuses dans l’éclosion de la maladie.
b) Ensuite une découverte clinique longtemps ignorée qui attira l’attention du milieu médical assez tardivement : les ostéo-arthropathies des travailleurs sous pression.
Actuellement, les chercheurs, physiologistes et médecins militaires de toutes nationalités semblent s’attacher surtout à l'étude des différents gaz utilisés, et à la recherche de mélanges qui, tout en offrant de plus vastes possibilités, présentent cependant des dangers moindres.
Enfin, de nombreux accidents, ignorés semble-t-il à l’époque des scaphandriers à casque, sont apparus depuis l'emploi, de plus en plus généralisé, des appareils scaphandres autonomes avec sac souple (faux poumons) type Davis. Ce sont les accidents de surpression pulmonaire. Ce sont ces derniers qui font l’objet de la présente étude. |