PRINCIPALES LOIS PHYSIQUES REGISSANT LA PLONGÉE
Ces lois profondément différentes de celles du milieu atmosphérique, imposent à l’homme une adaptation particulière.
La vie de l’homme sous l’eau est essentiellement régie par les phénomènes de pression. Ce sont donc les variations de cette pression et les conséquences qui en résultent pour les corps sur lesquels ces variations s’exercent qu'il convient de considérer :
— La pression augmente proportionnellement à la profondeur : elle s’accroît de r kg à chaque dix mètres d'immersion. Cette pression se transmet intégralement dans tous les sens : elle est exactement la même en tous les points d’un corps considéré.
— Les volumes gazeux soumis à la pression de l’eau obéissent à la loi de Mariotte : le volume d’une même masse gazeuse est inversement proportionnel à la pression qu’elle supporte.
Immersion Pression absolue Volume Oo M. r kgs! 100 FO. > 2 kgs 50 30 M. k kgs 25 70 M. 8 kgs 12,5
150 M. 16 kgs 6,5
Ce tableau montre que les variations d'immersion d’un corps compressible entraînent des variations de sa pression, . donc de son volume, d’autant plus importantes qu’elles ont lieu près de la surface. Il s’ensuit que l’équilibre d’un corps comprenant des parties compressibles est d’autant plus instable que le corps est plus près de la surface.
A mesure que la pression, donc l'immersion, augmente :
- La pression partielle de chaque gaz contenu dans l’air respiré augmente et peut atteindre des valeurs toxiques.
__ La solubilité des gaz dans les liquides, donc la quantité de gaz dissoute, proportionnelle à Ia pression partielle, augmente également. Quand il s’agit d’un mélange gazeux, chaque gaz se dissout comme s’il était seul, proportionnellement à sa pression partielle.
__ La densité des gaz augmente aussi, déterminant des modifications de la ventilation pulmonaire qui devient plus difficile.
Phénomènes primaires de pression.
Ce sont les variations de pression, nous l’avons déjà dit, qui dominent les lois de la plongée. Ces variations de pression, même importantes, n’auront pas de conséquences nüisibles sur l’organisme à condition qu’elles soient intégralement et uniformément transmises à toutes les parties du corps. Au contraire, des variations de pression inégalement réparties au-
ront des conséquences fâcheuses.
Effets d’une pression appliquée également sur toutes les parties du corps.
Notre corps, soumis à la pression atmosphérique, supporte sans inconvénient l'énorme force de pression (17 tonnes environ) qui s’exerce sur lui, cela parce que cette pression est intégralement et uniformément transmise à tous les fluides de l’organisme ; il en est de même dans l’eau.
On peut comprimer le corps jusqu’au voisinage de 18, atmosphères (équivalent à 165 m.) sans qu'il se produise de modifications physiologiques notables, attribuabes à la compression elle-même, à condition que l'air ait libre accès à toutes les surfaces du corps, par exemple : les revêtements membra-
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neux des sinus frontaux, des cavités mastoiïdiennes et ethmoidiennes, poumons, oreilles.
- Bien que les pressions du liquide céphalo-rachidien et du sang soient augmentées de 18 atmosphères, la valeur des pressions relatives peut n'avoir même pas varié de r em. de Hg. Le fait qu’une pression considérable pouvant aller jusqu’à des centaines d’atmosphères est bien supportée par le protoplasme a été démontré. Cette tolérance implique une répartition égale des pressions en vue de préserver l’intégrité de la structure des tissus et du corps dans sa totalité.
Effets de l’application de pressions inégales.
Si la pression n’est pas également répartie sur toutes les surfaces (internes et externes) du corps, une différence de pression inférieure à 50 mm/Hg (0,7 kg/cem?) entre les tissus et l'atmosphère ambiant, modifiera la structure tissulaire et entraînera de la congestion, de l’œdème, des hémorragies, des douleurs.
“Les effets de l’action de la compression et des différences de pression sur de corps sont illustrés par le pêcheur de perles indigène.
La pression totale agissant sur son corps est, par exemple, de 4 atmosphères, correspondant à une profondeur de 30 mètres. À cette profondeur, l’air dans la poitrine du plongeur (6.000 cm à la surface) est comprimé au quart de son volume (1.500 em°) : c’est là un minimum physiologique, correspondant au volume de l’air résiduel, que l’on ne peut chasser des poumons. Si le plongeur descend plus bas, la pression hydrostatique qui comprime la cage thoracique jusqu’à un volume inférieur à celui de l’air résiduel, provoque un état connu sous le nom de « squeeze ». (Ecrasement correspondant à une action d’expression par compression, à la manière d’une éponge imbibée que l’on comprime pour en expulser le liquide contenu). L'effet du « squeeze » est de chasser le sang et le fluide tissulai-
neo D …
re dans les voies respiratoires où l'air pulmonaire del est à
une pression inférieure à celle supportée par les. on
pulmonaires, par suite des limites imposées par. les os et de
diaphragme contractés. è | Ps C'est par un mécanisme identique que k les menbranes titi
ques et sinusales sont lésées dans le « squeeze PEER 25e