NS OURS
On ne découvre aucune tache de Tardieu sur les poumons, qui sont du reste déjà envahis par des hypostases étendues qui leur donnent une teinte sombre susceptible de dissimuler les taches ecchymotiques. Pas d'ecchymose rétro-pharyngienne.
Exr. VIII. — Pendaison. Lapin pesant 1 k. 400.
Même expérience que VIT. Mort en 6”.
Autopsie 42 heures après la mort. Plus de rigidité, putréfaction déjà installée.
Le cœur est ouvert sur place.
Mèêmes remarques pour les ventricules que dans VIT.
Dans les oreillettes, on notela présence de petits caillots en gelée. |
Exp. IX. — Chien pesant 17 kilos.
Pendaison. Mort en 7/.
Autopsie 18 heures après la mort. L'animal est en pleine rigidité musculaire.
On retire le cœur après ligature des gros vaisseaux.
Le ventricule gauche est à peu près vide de sang ; on y constate la présence d’un caillot fibrineux ayant la dimension d’une petite amande.
Dans l'oreillette gauche, quelques petits caillots. A l’ouverture du ventricule droit, il s'écoule une notable quanté de sang liquide au milieu duquel on trouve quelques caillots plus foncés que dans le ventricule gauche.
L'oreillette droite est occupée par un gros caillot fibrineux.
Taches sous-péricardiques.
Taches de Tardieu sous-pleurales.
Pas d’ecchymose rétro-pharyngienne,
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Exp. X. — Pendaison. Chien pesant 8 kilos.
Même expérience que IX.
Les caillots sont manifestes dans les quatre cavités, avec cette différence qu'ils n’ont point l’apparence fibrineuse. Ils sont noirâtres, flasques, en gelée, comme ceux rencontrés dans toutes nos autres autopsies.
Exp. XI. — Pendaison. Lapin 1 k. 200.
Même expérience que IX et X.
Mêmes résultats que X.
Exp. XII. — Cobavye.
Pendaison. Même expérience que IX. X, XI.
Mêmes résultats que X et XL
OBSERVATIONS. — D'après cette série d'expériences, il ressort que lescaillots existent toujours dans les cavités du cœur, après la mort par suspension. Ainsiquenous le discuterons dans un chapitre spécial, nous admettons donc d'ores et déjà la présence constante du sanqguinem qgrumosum cordis, que Morgagni avait déjà signalé dans les genres violents de mort asphyxique.
A litre de note accessoire, nous signalons encore chez tous nos pendus la fréquence presque constante des évacuations alvines au moment des convulsions.