‹ Contribution Expérimentale à la Chimio-Thérapie de la Maladie du SommeilChapitre 12 sur 61 · RAPPEL DE QUELQUES NOTIONS ÉTIOLOGIQUES SUR LA MALADIE DU SOMMEIL · texte numérisé non relu

RAPPEL DE QUELQUES NOTIONS ÉTIOLOGIQUES SUR LA MALADIE DU SOMMEIL

Agents pathogènes. — L'agent causal de la maladie du sommeil est le trypanosome. C'est un protozoaire fusiforme, effilé aux extrémités qui, en moyenne, mesure 20 microns de long et 3 microns de large. Cet organisme possède un noyau, central en général et un blépharoplaste situé à la partie postérieure du corps dans la majorité des cas. De ce blépharoplaste part un flagelle, limitant, par son accollement au corps lui-même, une membrane ondulante.

Les deux principaux trypanosomes, agents pathogènes de la maladie du sommeil sont le trypanosoma gambiense et le trypanosoma rhodesiense.

Trypanosoma Gambiense.

AU

On le trouve, suivant la période de la maladie : dans le sang, dans le liquide céphalo-rachidien, dans le suc des ganglions pathologiques hypertrophiés, plus rarement dans les liquides d'hydrocèle, de phlyctènes ou dans l’interstice de certains viscères.

Agents vecteurs. — La maladie du sommeil, déterminée par ces trypanosomes, est transmise par des diptères du genre glossine, appelés par une onomatopée mouche tsé-tsé.

Ces mouches appartiennent au groupe des pupipares, donnant naissance à une larve jaunâtre qui évolue, se transforme en une pupe dure d'un noir de jais et, placée dans un endroit sec, il en sort, en six semaines environ, un insecte parfait.

Glossina palpalis est l'agent vecteur du trypanosoma gambiense alors que glossina morsitans est celui du trypanosoma rhodesiense.

Ingérés par une glossine, les trypanosomes vont s'établir dans la partie postérieure de l'intestin moyen. Là, se produit une abondante multiplication. Par la suite, une transformation en stade crithidia, permet à ces formes particulières de se rendre dans la trompe et le canal salivaire. Elles remontent jusqu'aux glandes salivaires où elles vont finalement donner, par multiplication, les trypanosomes métacycliques infectieux.

Outre la contamination par les glossines, qui sont les hôtes vecteurs habituels et par excellence des trypanosomes, il peut arriver que les moustiques, après avoir piqué un «sommeilleux » soient provisoirement détenteurs du parasite et le transmettent à un sujet sain. C’est ce qui advient dans les cases indigènes où la promiscuité permet cette contagion.

La maladie du sommeil est une maladie avant tout tropicale. Il n’est donc pas négligeable de dresser la carte des territoires sur lesquels elle sévit, et ce sera l’objet du prochain chapitre.

Pupe de Tsé Tsé (d’après Austen)

Glossine Morstans (d'aprés Bruss) ©

Glossina Palpalis (d'après Austen

AR

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