‹ Contribution Expérimentale à la Chimio-Thérapie de la Maladie du SommeilChapitre 17 sur 61 · SÉRIE AROMATIQUE · texte numérisé non relu

SÉRIE AROMATIQUE

Alcaloïde. — Quinine. — L'hématozoaire de Laveran ne résistait pas à l'administration de la quinine. Il était tout naturel de penser que les trypanosomes se comporteraient de la même façon. Une nouvelle déception attendait ces expérimentateurs. Aucune amélioration n'était obtenue. Morgenroth, sur 11 souris, n'a pu en sauver qu'une seule. À titre préventif, cependant les résultats s’afñrmeraient meilleurs.

LCA ENS

Colorants.

Ils ont été très employés. Nous ne relèverons ici que les principaux d'entre eux.

Ils se classent en trois groupes : les colorants azoïques, les colorants du groupe du triphénylméthane et les colorants du groupe de l’acridine.

Ajoutons deux acides employés en chimie industrielle dans la fabrication de nombreux colorants : {les acides « et B naphtylaminodisulfonés. D'après Nicolle et Mesnil, les résultats trouvés avec l'acide $ sont supérieurs à ceux de l’acide «. La survie chez le rat serait de 20 jours environ pour le nagana.

Colorants azoïques.

lis se caractérisent par le chromophore — N — N — et, suivant le nombre de ces groupements on obtiendra les mono, di, tétrazoïques, etc., etc.

Les recherches entreprises sur les azoïques sont plus intéressantes par la découverte d’une urée disubstituée qu'ils ont permis de faire que par leur efficacité. C'est en effet en partant de ces azoïques que Fourneau a établi la formule de son 309.

Colorants diazoïques.

Trypanroth. — Trypanbleu. — Ils ont été employés, pour la première fois, par Ehrlich et Shiga. Ce sont des dérivés des couleurs d’aniline, appartenant à la série de la benzidine. D'après Tsuzuki, le trypanbleu serait plus actif que le trypanroth ; mais d’après Et. et Ed. Sergent, Foley, le trypanbleu lui-même est insuffisant et toxique.

Afridol violet. — I est obtenu par la diazotation de la diamino diphényl-urée et copulation avec l'acide H.

Bien qu'inférieur au moranyl, ilse montre plus efficace que le trypanbleu. D’après Nicolle et Mesnil, il est le seul composé de ce groupe permettant des survies moyennes de 30 jours, chez

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des rats infectés par du T. Surra. D'après Ed. et Et. Sergent, Foley, la guérison expérimentale est obtenue une fois sur deux. Chez l'homme les améliorations ne sont que passagères.

Colorants dérivés du tryphénylméthane.

Vert malachite et vert brillant. — Ce sont deux colorants très voisins.

Le premier est obtenu par condensation de l'aldéhyde benzoïque sur la diéthylaniline. Le second est le dérivé tétraéthylé, correspondant au vert malachite.

D'après Mesnil et Nicolle, les résultats n'ont pas été encourageants. [ls n'ont en effet relevé aucun cas de guérison.

A côté de ces deux colorants, existe le chlorhydrate de parafachsine, qui est le paratriaminotriphénylcarbinel ou para rosaniline. Expérimenté par Ehrlich, il n'obtient que quelques résultats, sans doute meilleurs qu'avec les deux composés précédents, mais encore peu favorables.

Colorants dérivés de l’acridine.

L'acridine est une base faible, se rattachant au noyau de l'anthracène.

Le premier, Ehrlich, a reconnu les propriétés trypanocides des dérivés de l'acridine. Salmon a obtenu des cas de guérison chez des souris infectées par du gambiense. Plus tard, Van Saceghem, a reconnu à ce produit une valeur trypanocide réelle sur le gambiense. Mais cette action est inférieure à celle du

trypoxyl,

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