DE HUE
de 8 à 15 injections à raison d’une par semaine avec période de repos de quinze jours à deux mois entre deux séries.
Dans la période méningée, on a préconisé (Vaucel) des injections hebdomadaires à doses rapidement progressives de 0 gr. 02 à 0 gr. 03 par kilogramme de poids de suiet, le traitement continue jusqu'au retour du liquide céphalo-rachidien à la normale.
Dans certains cas très avancés, avec atteintes profondes des centres nerveux, la tryparsamide a été employée avec succès en injections intracarotidiennes (Damas Mora, Silveira Ramos).
Si le trypoxyl et le 189 Fourneau modifient les réactions méningées, les améliorations sont de courte durée et ces médicaments sont sans action sur les troubles nerveux. Ils les aggravent bien souvent au lieu de les amender. La tryparsamide reste jusqu'à présent la seule médication effective à la période nerveuse de la maladie du sommeil.
Mais, bien que la chimiothérapie de la maladie du sommeil possède de précieux auxiliaires pour lutter contre ce fléau avec le trypoxyl, la tryparsamide, l’orsanine sodique, le moranyl et les sels antimoniaux, elle n’en reste pas moins une maladie redoutable que l’on ne peut arriver, à certains moments, à juguler entièrement. C’est pourquoi certains auteurs, surtout devant les cas d'arséno-résistance, ont pensé à associer certains médicaments trypanocides entre eux.