‹ Contribution Expérimentale à la Chimio-Thérapie de la Maladie du SommeilChapitre 28 sur 61 · CONCLUSIONS · texte numérisé non relu

CONCLUSIONS

En somme, dans la première période de la maladie où les trypanosomes se rencontrent seulement dans la circulation sanguine et lymphatique, la tryparsamide a une action trypanocide moins durable que celle du trypoxyl et de l’orsanine sodique.

Par contre, dans la période méningée, la tryparsamide est le seul médicament actif ; elle amène souvent la guérison, améliore toujours l'état des malades, et produit parfois de véritables résurrections dans des cas avancés au seuil de la période grabataire.

Sous l'influence de la tryparsamide, les trypanosomes disparaissent du liquide céphalo-rachidien qui tend à revenir à sa composition normale par diminution et disparition progressive de la lymphocytose et de l’albuminose.

Aucune autre substance, d'après Van den Branden et Van Hoof, trypanocide n'est douée d’une puissance de pénétration méningée aussi grande et n’a d'effet aussi favorable sur les signes cliniques de la trypanosomiase avancée. Cependant, qu'on emploie la tryparsamide dans la période lymphaticosanguine ou dans Ja période méningée, il est bon de lui associer dans l'intervalle des séries un autre trypanocide tel que l’émétique, le moranyl ou l’anthiomaline.

Les doses employées varient selon les auteurs entre 2 et 3 gr. par injection, soit environ 0 gr. 04 et 0 gr. 05 par kilogramme de poids corporel. Dans la période lymphatique, on fait des séries

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