‹ Contribution Expérimentale à la Chimio-Thérapie de la Maladie du SommeilChapitre 60 sur 61 · C. — Corps actifs in vivo chez l'animal · texte numérisé non relu

C. — Corps actifs in vivo chez l'animal

1° Le bismuth, sous forme d’iodobismuthate de quinine (quinby) ne peut être considéré que comme un adjuvant intéressant dans certains cas d’arseno-résistance ou comme un médicament de suppléance dans certains cas particuliers.

Il est capable de stériliser momentanément le milieu sanguin et de suspendre dans certaines proportions, l'évolution de la maladie et permettre ainsi d'attendre une thérapeutique spécifique ;

2° La tryparsamide et le stibiothiopropanol sulfonate de soude ont fait preuve, aux doses où nous les avons employés,

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d’une valeur curative d'importance moyenne puisque la survie est de 23 jours pour le composé antimonieux et de 19 jours plus une survie totale pour la tryparsamide.

‘30 La tséamine s’est affirmée un excellent trypanocide :

Sur 9 cobayes soignés par la tséamine, nous ont donné 3 cas d'intoxication (cobayes de petite oo deux survies de 40 jours et quatre survies totales.

L'action trypanocide se révèle intense et l’action stérilisante sur les trypanosomes du sang périphérique est rapide et durable ;

4 Le moranyl est le corps qui nous a fourni les meilleurs résultats.

En effet :

Sur 10 cobayes, soignés par le moranyl, 8 ont présenté une survie moyenne de 34 jours et 2 une survie totale.

En résumé.

19 Les antiseptiques usuels : sulfate de cuivre, alcool, chloramine, sont doués d'un net pouvoir trypanocide in vitro mais n'agissant pas in Vivo ;

2° L'iodobismuthate de quinine, dépourvu d'action trypanocide in vitro retarde cependant le processus morbide chez le cobaye ;

3° Le stibiothiopropanol sulfonate de soude et la tryparsamide ont une action bien supérieure in vivo ;

4 Le moranyl et la tséamine ont une action également intense in vitro et in vivo.

. L'action des divers médicaments expérimentés dans la trypanosomiase du cobaye n’est donc pas proportionnelle à leur action parasiticide in vitro. Il semble qu’elle dépende d'autres facteurs plus complexes. A la base de cette action, il existerait une modification du terrain permettant à l'animal de lutter contre l’évolution de l'affection.

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