‹ Contribution expérimentale à la pathologie et à l'anatomie pathologique de la moelle épinièreChapitre 23 sur 27 · EXPÉRIENCE XVI · texte numérisé non relu

EXPÉRIENCE XVI

Ilémisedion à gauche, ait niveau de la 10* vertèbre dormle.

2 mars 1884. — Chien de petite taille. — Quelques heures vécu 2U jours, après l'opératio;!, les deux membres postérieurs sont paralysés et rigidement tendus. La sensibilité est diminuée dans les pattes postérieures.

;^ mars. — La patte postérieure gauche est complètement paralysée, la droite, presque complètement.

1.3 mars. — L'animal, dont la patte postérieure gauche est encore paralysée, peut se servir ;!sse7. bien de la droite pour se tenir debout et se mouvoir.

22 mars. — La patte postérieure droite appuie bien et se meut librement; l'animal peut s'appuyer un peu sur sa patte postérieure gauche quand on le place debout. La plaie est parfaitement guérie. L'animal est tué. La moelle mise dans le liquide de Muller.

Eaamen macroscopique. — Sur une étendue de quelques centimètres au-dessus de la section, les cordons postérieurs paraissent d'une nuance un peu plus claire, sauf sur les bords; cette zone plus claire se rétrécit à mesure qu'on s'éloigne de la lésion de façon que dans la région cervicale, il n'y a plus que la partie postéro-iiiternc la plus voisine du sillon postérieur qui ait cette nuance.

Examen microscopique. — La section a tranché toute la substance grise et les cordons antérieur et postérieur à droite; elle a aussi entamé la partie la plus interne du cordon latéral droit. Au lieu même de la lésion, un tissu fibrillaire, contenant des noyaux abondants.

Les altérations dans les environs immédiats do la plaie .sont à peu près les mêmes que dans le cas précédent, sauf qu'il n'y a presque pas de globules rouges. Dans la région ordinaire des cordons postérieurs au-dessus de la section, presque toutes les fibres

nerveuses sont altérées, et le plus souvent dans toute, ou presque toute, leur épaisseur : ainsi l'anneau érytliropliile est ou très minceou disparu, dans les préparations colorées par la fuchsine, de même que le cercle noir périphérique dans les préparations par l'iiématoxyline, et la coupe des tubes nerveux présente le même aspect que dans l'expérience précédente. Dans les préparations colorées par la fuchsine-acide, les points rouge-foncé sont relativement peu nombreux et petits, et ne sont pas entourés d'un anneau érythrophile, la plupart des tubes altérées ayant le même aspect que dans les préparations par la fuchsine. Quelle que soit la substance colorante, on voit un certain nombre de points d'eutre-croisement des fibres, lég-èrement gonflés et plus fortement colorés que dans les parties saines.

Cà et là on trouve des corpuscules amyloïdes isolés. Dans les préparations colorées par le violet de méthyle ou de gentiane, on voit toutes sortes de stades intermédiaires entre les fibres altérées et ces corpuscules.

Dans le cordon latéral gauche, au-dessus de la lésion, ou rencontre un groupe compact de fibres altérées de la même manière que dans le cordon postérieur; ce groupe forme une zone étroite le long de la périphérie, commençant à la corne postérieure et s'étendant jusqu'à la moitié environ du coidon latéral; là il se perd peu à peu, les fibres altérées étant de plus en plus entremêlées de fibres saines. C'est un peu en arrière de la moitié de sa longueur que cette zone est le plus large. Elle continue aussi en dedans, mais moins compacte, jusqu'au tiers ou au quart environ de Vapex cornu posterions. Il y a en outre des fibres altéiées, disséminées çà et là. Plus on s'élève au-dessus de la lésion, plus cette zone compacte se rétrécit et se réduit à sa partie postérieure voisine de la péripliérie et de la corne postérieure.

Au-dessous de la section, dans la région dorsale, ce n'est que dans les parties antéro-internes des cordons antérieurs qu'on trouve des fibres altérées réunies en groupe; ailleurs elles sont éparses dans les cordons antéro-latéraux (sauf le cordon latéral droit), un peu plus nombreuses dans la moitié postérieure du cordon latéral gauche, sans pourtant atteindre la périphérie, dont elles sont séparées par une zone saine à peu près égale en largeur à la zone dégénérée au-dessus de la lésion. Au niveau du renftenient lombaire onpeut encore constater la présence de fibres altérées dans la partie antéro-interne des cordons anté rieurs et dans la partie postérieure du cordon latéral gauche, où elles tou-

client à la périphérie, mais en arrière n'atteignent pas la corne postérieure. — Il y a des lacunes éparses çà et là.

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