‹ Contribution expérimentale à la pathologie et à l'anatomie pathologique de la moelle épinièreChapitre 4 sur 27 · EXPÉRIENCE III · texte numérisé non relu

EXPÉRIENCE III

Hémisection de la moelle à gauche au niveau de la lO' vertèbre dorsale.

20 octobre 1883. — Chien de petite taille. On fait l'opération dans la matinée. L'après-midi, la patte postérieure gauche est complètement paralysée, la droite se meut librement.

21 octobre. — L'animal peut se tenir debout, et même marcher un peu, mais la patte postérieure gauche fléchit souvent. Pas de différence appréciable dans la sensibilité.

25 octobre. — Il marche assez bien, court et saute un peu, marche même un peu sur les pattes de derrière seules.

1 novembre. — Court et saute bien, mais la patte atteinte traîne et fauche un peu.

25 novembre. — Ce n'est qu'en observant très attentivement qu'on remarque une différence entre les pattes postérieures, et seulement dans les mouvements rapides ou en montant des escaliers.

15 décembre. — Il est difficile d'apercevoir une différence entre les pattes postérieures; cependant il semble que la jambe gauche traîne encore un peu dans les mouvements violents.

20 janvier 1884. — Même état.

le juin. — Différence peu sensible; peut-être un peu d'incertitude dans la patte postérieure gauche en montant des escaliers ou quand les mouvements sont violents. L'animal est tué. Moelle mise dans le liquide de Muller.

A l'examen microscopique on voit que la section a très légèrement atteint la partie postéro-interne du cordon postérieur droit, mais laissé intact presque tout le cordon antérieur gauche. Pour les autres résultats de l'examen microscopique, voir plus loin (seconde partie).

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