‹ Contribution L'étude de l'appendiciteChapitre 16 sur 17 · RO AS · texte numérisé non relu

RO AS

L'appendice réséqué est perforé à l’union de son quart externe avec les trois quarts internes, mais on constate de plus que son bout cæcal n’est pas perméable en entier, il est complètement oblitéré au voisinage de la perforation. Pas de corps étranger.

Le malade guérit rapidement, les drains sont raccourcis le 12, enlevés le 14, il n'y a pas de pus. L'enfant sort guéri le {°° juin.

O8s. XI.— L..., Léon, âgé de 8 ans 1/2, entre le 2 décembre, salle Denonvilliers, lit n° 7. I1 y a 3 ans il a eu une fièvre typhoïde, mais il s’est toujours bien porté depuis.

Le 28 novembre il ressent quelques douleurs abdominales, avec vomissements, mais il peut aller à l'école, le lendemain les douleurs ont augmenté, les vomissements sont plus abondants, on lui fait des frictions sur la fosse iliaque droite, etc, puis on l’amène à l'hôpital.

2 décembre. Facies grippé; cuisse droite fléchie sur le bassin. Douleurs dans tout le ventre, spécialement dans la fosse iliaque droite, en avant et en arrière. À ce niveau matité et grande résistance des parois, de sorte que l’examen est assez difficile. Pas d'æœdème de la paroi, veinosités peu abondantes, mais plus marquées que de l’autre côté. T. 38°,6. Pouls bon.

Le lendemain chloroforme. On sent une masse arrondie dans la fosse iliaque droite. M. Broca pratique une incision parallèle à l’arcade crurale ; il tombe sur un épiploon peu enflammé, mais en contournant la partie externe du cæcum il ouvre un abcès limité à la partie postérieure et externe du cæcum, avec pus séreux horriblement fétide. Pas de corps étranger, on ne sent pas l’appendice; suture de l’épiploon autour de l’incision péritonéale. Drainage, quelques points de suture. Pansement.

Le 4. Pansement traversé, on le change, peu d'amélioration, la cuisse est toujours fléchie.

Le 5. En changeant le pansement on constate un œdème de la paroi thoracique remontant jusqu'au voisinage de l'omoplate; le lendemain l'œdème a augmenté, il n’y a rien de pleural ou pulmonaire. T. 390,2. ,

De

Le 7 au matin. T. 41°,2. L’œdème donne à la palpation une crépitation fine, l'état général est très mauvais et le malade meurt.

A l’autopsie. Pas de péritonite. Le cæcum présente à sa partie postéro-externe une perforation grande comme une pièce de un franc. À ce niveau, débris sphacélés, verdâtres, provenant de l'extrémité terminale de l’appendice dont le reste est adhérent au cæcum. Pas de fusées purulentes le long du rein. Rien dans les organes de la cavité thoracique.

Entre les muscles de la paroi abdominale on trouve une fusée purulente avec bulles gazeuses, cheminant entre le transverse et le petit oblique et allant s’étaler sur la paroi thoracique. Elle débute au niveau des points qui avaient été suturés.

O8s. XII. — A..., Théophile, âgé de 10 ans, est un enfant nerveux et maladif, dont le père et la grand'mère maternelle sont morts de tuberculose pulmonaire. Le 25 février il est pris de douleurs abdominales qui vont en augmentant les jours suivants et s’accompagnent de fièvre, de vomissements le 27. Il entre à l'hôpital le 29, dans le service de M. le D' Legroux, qui trouve tous les symptômes de l’appendicite avec douleurs localisées, empâtement dans la fosse iliaque droite, etc.

Le 3 mars. Après la visite du matin, les douleurs augmentent subitement et le lendemain, M. Legroux constatant l'existence d’une péritonite généralisée fait passer le malade en chirurgie. A ce moment le ventre est très ballonné, les douleurs généralisées, la paroi abdominale œdématiée avec veinosités marquées à droite. La température qui restait au voisinage de 39° les jours précédents, est descendue à 370,6, le pouls mauvais est à 130.

Laparotomie par M. Jalaguier. Incision médiane, les différentes couches de la paroi sont infiltrées, et à l'ouverture du péritoine il s'échappe une grande quantité de pus venant surtout des fosses iliaques et du bassin. Les anses intestinales sont recouvertes de fausses membranes purulentes, on ne sent pas J’appendice. Trois drains allant au cæcum; à la fosse iliaque

gauche, au bassin, bandelette de gaze salolée. Pansement.

Le soir, malade très affaissé, quelques vomissements. T.:38.

Le lendemain, pansement sans retirer les drains. Le ventre est toujours ballonné. Même chose les jours suivants, le drain allant au cæcum seul donne lieu à un écoulement de sérosité très fétide, on le laisse, mais on enlève les deux autres le 12. L'état général devient de plus en plus mauvais et le malade meurt le 14.

A l’autopsie on trouve des anses intestinales distendues, agglutinées les unes aux autres, il existe un petit foyer purulent derrière l'Siliaque communiquant avec la cavité pelvienne qui, elle, est remplie de pus, le drain n’ayant pas fonctionné.

Le cæcum est distendu, l'appendice situé à sa partie postérieure est gangrené dans toute l'étendue de son tiers périphérique et représenté par des filaments noirâtres, la partie saine en est séparée par une section nette. En dehors on trouve un petit corps étranger, allongé, très régulier, composé de couches concentriques sans noyau au centre. Dans l’intérieur du cæcum dont la partie postérieure est très congestionnée on trouve de gros caillots sanguins et quelques trichocéphales.

O8s. XIII. — La nommée A.., Blanche, 13 ans, a eu 4 frères morts d’affections diverses, notamment un de typhlite, et les parents racontent que « toute la famille a l'intestin sensible ».

Le 12 mars dans la soirée l'enfant est prise, sans cause, de douleurs légères dans le ventre avec nausées, puis vomissements qui continuent les jours suivants en même temps que les douleurs deviennent plus vives et plus généralisées, tout en gardant un maximum dans la fosse iliaque droite. Pas de constipation.

Amenée à l'hôpital le 20 mars, placée en médecine puis transportée en chirurgie, la fillette est très fatiguée, elle trouve cependant que les douleurs sont moins vives, depuis 36 heures il n’y a pas eu de vomissements. Facies péritonéal. Ventre dur peu ballonné,:la pression y est douloureuse partout, mais sur

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tout à droite et de ce côté on trouve une large plaque d’induration un peu diffuse, étendue depuis l’arcade de Fallope en bas jusqu’au niveau de l’ombilic en haut et ne dépassant pas en dedans le bord du droit antérieur. La paroi correspondant à cette plaque est œdématiée, surtout près de l’épine iliaque et couverte de veinosités. Toute cette région est mate, la percussion profonde détermine un bruit hydroaérique au niveau du cæcum. T. 38,5. P. 130. Opium et glace en attendant l’autorisation d'opérer.

Le 21. La malade est très mal, le ventre est ballonné, la douleur paraît moins vive, mais il y a différents points où elle est plus marquée. Le pouls est mou, très rapide, l'agitation considérable, Laparotomie médiane. Epiploon vasculaire, friable, adhérent çà et là aux anses. Pus dans le bassin et dans différentes loges situées entre les anses intestinales. On ne cherche pas l’appendice. Drainage. Pansement. Mort dans la soirée.

A l’autopsie péritonite généralisée, l’épiploon et les anses intestinales sont réunis par des fausses membranes purulentes. Pus dans le bassin et dans la fosse iliaque droite. Cæcum dilaté. L’'appendice situé derrière le cæcum est gangrené dans sa moitié périphérique qui est noire, mollasse, et sur laquelle on trouve deux petites perforations. Il est impossible de trouver un corps étranger.

O8s. XIV. — Le nommé H.., Georges, âgé de 13 ans, entre le 27 avril 1892, salle Denonvilliers, lit n° 1 ; Le 13 il a reçu dans la région iliaque un coup de pied mais sans en éprouver de trouble important ; il était d’ailleurs sujet à des troubles digestifs assez vagues. Le 23 il est pris subitement de douleurs vives dans la fosse iliaque droite, avec vomissements, on lui appliqué un vésicatoire, des sangsues et on le purge. Il y a des selles abondantes. À son arrivée, à l'hôpital, on constate tous les signes d’une péritonite généralisée ; les mains sont froides, le ventre ballonné, très douloureux, etc. Cependant l’œdème dela paroi.est plus marqué à droite, et de ce côté on note de nombreuses veinosités, T. 38°,5, p. 144.

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Le 24. Laparotomie médiane. Pus abondant. Anses intestinales recouvertes de fausses membranes verdâtres. Lavage du péritoine à l’eau boriquée chaude. On peut constater que la péritonite est généralisée, mais que le pus est collecté dans les deux fosses iliaques et le bassin. On ne sent pas l'appendice. Deux drains, trois bandelettes de gaze salolée, pansement. Mort à deux heures de l’après-midi.

L'autopsie faite dix jours après et pour laquelle nous remercions bien vivement M. le D' Socquet, a montré lexistence d'une péritonite généralisée. L’appendice, situé en arrière et en dehors du cæcum, se dirige d’abord verticalement, puis forme un véritable nœud. Toute la partie périphérique, gangrenée, est séparée de la partie verticale par une ligne de section nette, et en incisant l’appendice on voit que la coudure s’est produite au delà d’un calcul resté dans la partie saine. Ce calcul est de la grosseur d’un noyau d'orange et possède la structure habituelle. Dans le bout phériphérique on trouve des matières fécales molles dont une partie s’est épanchée dans le péritoine. Le cæcum est normal ainsi que le reste de l'intestin.

Os. XV. — Le nommé G.., Gabriel, âgé de 8 ans 1/2, a été pris, le 12 mai 1892, d'une douleur très vive dans la fosse iliaque droite et à la suite d’une purgation sont apparus les vomissements. À son entrée à l'hôpital, le 14 mai à dix heures du soir, on trouve une péritonite généralisée. Douleurs vives dans tout l'abdomen sans maximum appréciable, submatité très peu nette dans la fosse iliaque droite à la percussion légère et à ce niveau légère voussure ; quelques veinosités un peu partout, pas d’œdème de la paroi. Le malade, très agité, reste étendu sur le dos, les cuisses fléchies ; T. 39°. P. 140. Resp. 48. A minuit, laparotomie médiane par M. Jalaguier, pus séreux d’odeur fécaloïde, très abondant ; on ne cherche pas l'appendice, le malade se refroidissant vite ; lavages à l'eau boriquée chaude. Drainage. Pansement. Mort à 4 heures du matin.

- A l’autopsie, pus dans toute la cavité abdominale jusque sur

pin

le foie. L’appendice vertical est en dedans du cæcum et son extrémité libre repose sur-la colonne lombaire ou elle est croisée par le mésentère ; au niveau de l’entre-croisement on note un rétrécissement du calibre. A 3 cent. de l’extrémitélibre on trouve. une petite perforation et on sent un corps étranger très mo” bile mais qui ne peut franchir le point rétréci ; c’est à ce niveau qu'arrivent les vaisseaux de l’appendice; à l’ouverture de ce dernier on trouve un premier calcul dans la partie saine, le pointrétréci puis un second calcul. Au delà la muqueuse du bout périphérique est noirâtre, épaissie et présente d'abord trois petites ulcérations, l’une perforant toutes les couches, une autre s’arrêtant à la séreuse, puis une bandelette formée de follicules clos hypertrophiés, et enfin deux nouvelles ulcérations dont une seule est perforante. Au delà les follicules clos sont très saillants.

Le cæcum et l'intestin ne présentent rien de spécial. Les calculs sont formés de couches concentriques sans noyau central.

OBs. XVI. — Marthe L..., âgée de 12 ans, est une fille vigoureuse, sans antécédents pathologiques, qui à été prise subitement, dans la matinée du 14 juillet 1892, de violentes douleurs abdominales, suivies de vomissements. Le 17, elle entre dans un service de médecine, d’où on la renvoie le lendemain en chirurgie. À ce moment, facies péritonéal, cyanose légère, ventre entièrement ballonné, très douloureux. Pas d'œdème. La douleur paraît un peu plus vive dans la fosse iliaque droite qui présente des veinosités qu'on ne retrouve pas ailleurs. Pas de douleurs lombaires. T. 38,6. Extrémités froides. Les vomissements continuent, les selles sont normales.

Laparotomie médiane par M. Jalaguier. Epiploon épaissi noirâtre en certains points qui adhèrent aux parties profondes. Au-dessous de lui, on trouve dans la fosse iliaque droite une grande quantité de pus séreux et fétide, on lave à l’eau boriquée chaude et on évacue une grande collection pelvienne,

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puis d’autres plus petites à gauche et entre les anses intestinales. L’appendice est senti plongeant dans le bassin, il se laisse décoller, mais il est si court qu'il n’arrive pas au niveau de l’incision, et, pour ne point prolonger l'opération, on le laisse. Drainage par tubes et bandelettes de gaze. Pansement. Mort à deux heures.

A l’autopsie, péritonite généralisée. Rien ailleurs. L’appendice, long de 4 centim., est très étroit et présente près de son sommet une plaque gangréneuse faisant le tour de la circonférence et présentant deux petites perforations.

Os. XVII. — P.., Augustine, vigoureuse fillette de 10 ans, a été prise, le 16 mars 1893, de douleurs abdominales avec vomissements.

Le 17. La douleur est généralisée tout en restant plus vive à droite, le ventre est un peu ballonné, l’état général excellent.

Le 18. À onze heures du matin, le médecin traitant trouve une péritonite généralisée (dans la nuit, à la suite de lavements purgatifs, il y a eu une débâcle), et fait conduire l'enfant à l'hôpital.

Agitation extrême, cyanose, pas de pouls. Ventre ballonné, douloureux, mais on ne sent rien nulle part.

Laparotomie médiane, épiploon gangréneux, pus partout dans l’abdomen, avec gros foyer pelvien, un autre près de l'estomac. L’appendice plonge dans le bassin, il adhère à lFépiploon et aux organes génitaux qui sont très congestionnés, mort pendant l'opération. L'appendice est court,. rouge, tuméfié, ses follicules clos sont énormes. La muqueuse épaissie présente une grande ulcération tout près du cæcum, cette ulcération n’a respecté que la Séreuse. Coprolithes nombreux mais mous.

O8s. XVIII. — H..., Gaston, 10 ans 1/2, a éprouvé il y a six mois des coliques vives avec vomissements, et il a dû garder le lit quelques jours; il en à été de même il y a un mois.

21 mars. Les mêmes accidents se reproduisent, les douleurs partent du côté gauche et s’irradient dans la verge. Reçu dans la soirée du 24 à l'hôpital. M. Legroux constatant lelendemain l’existence d’une péritonite généralisée, le fait passer en chirurgie.

Facies péritonéal, agitation. Ventre très ballonné, douloureux, surtout à la pression sans maximum en un point. Submatité des deux fosses iliaques et de l'hypogastre. A droite, au niveau du cæcum, on trouve une résistance mollasse toute spéciale. T. 380,5. P. 120. Dyspnée.

Laparotomie médiane par M. Jalaguier. Grande quantité de pus dans la fosse iliaque gauche. Les anses intestinales visibles dans la plaie sont recouvertes de fausses membranes d'autant plus jaunâtres et d'autant plus épaisses qu'on se rapproche du côté droit. En arrivant près du cæcum, on tombe sur une nouvelle collection purulente contenant une petite boulette fécale. On ne sent pas l’appendice. Deux drains du côté du cæcum, deux dans le bassin, un du côté gauche, bandelette de gaze salolée. Pansement. Champagne. Piqûres d’éther.

Le 26. Bien comme état général. T. 38. P. 110. Le pansement est changé sans toucher aux drains.

1°" avril. On ne laisse que deux drains, l'appétit est excellent mais la température est toujours à 38°, avec pouls à 110.

Le 4. 39°,5, mais on trouve une tourniole qui est incisée et à partir de ce jour tout va bien, les-drains abdominaux sont enlevés le 20 mai.

Après l'intervention la pression était restée douloureuse au niveau de la fosse iliaque droite etilétait apparu un petit empätement de forme triangulaire à base située sur l'arcade de Fallope et remontant du côté de l'ombilic, il s'était fait à ce niveau un petit abcès qui s’est ouvert spontanément le 31 mars et a déversé une certaine quantité de pus par la plaie abdominale mais sans passer par les drains ; et à la suite de cette évacuation l’'empâtement a disparu en quelques jours.

Le malade sort guéri le 14 mai et M. Jalaguier le DECRORE à la Société de chirurgie.

NET Un mois après le ventre gonfle, l'appétit disparaît et on constate l'existence d’une collection siégeant au niveau de la fosse iliaque droite et ae ae Le lendemain elle a complète-

ment disparu sans qu'on puisse savoir si elle s'est vidée par 1e gros intestir. Depuis l'enfant va très bien.

O8s. XIX. — P..., Louis, âgé de 12 ans {/2, souffre depuis plusieurs années de douleurs vagues survenant de temps en temps dans le côté droit de l'abdomen, elles sont plus fréquentes depuis qu'il a avalé une petite lentille de verre, il ya environ 10 mois.

Pas d’antécédents pathologiques héréditaires.

Le 12 juin 1892 après avoir fait plusieurs courses, il est pris avantle repas du soir de douleurs plus vives que d'ordinaire, et il indique lui-même, comme siège, le bord externe du muscle droit antérieur, un peu au-dessous de l’ombilic. Le lendemain, vomissements. Purgation. Le surlendemain les douleurs tout en prédominant à droite se généralisent, le flanc gauche est très sensible, les VOS EMAnEE continuent. Purgation. Champagne.

Le 15. L'enfant, de plus en plus mal, est amené à l'hôpital dans la soirée, à 5 heures du soir. Facies péritonéal, ventre bal-

“lonné, douloureux partout, cuisses fléchies. Pas de matité, pas d'empâtement, pas ie résistance en un endroit plus qu'en un autre. Veinosités plus marquées à droite. T. 37,4 4. P. 90. Agitation très marquée, dyspnée.

A 10 heures, laparotomie médiane par M. Marchant, pus séreux à peine louche, mais d'odeur fécaloïde, fausses membranes sur l'intestin grêle. L'appendice situé en dedans et en arrière du cæcum dirigé verticalement, enroulé sur lui-même est amené en dehors et réséqué. La partie cæcale est saine; son extrémité périphérique sur une étendue de 2,5 est tuméfée, noirâtre et présente une perforation unique sur la séreuse, correspondant à deux ulcérations de la muqueuse, elle siège immédiatement au-dessus d’un petit calcul stercoral. Pus dans le bassin.

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Sutures. — Pansement sans drainage.

Le lendemain le malade sesent mieux, le soir il est très daité, il souffre du ventre et monte à 39°. On le met à l'opium.

Les jours suivants, l'enfant va mieux, mais il se plaint toujours de la région hypogastrique,la température remonte à 39°,5 le ?0, on défait le pansement et par le point de suture le plus inférieur il s'échappe une petite quantité de pus.

A partir de ce moment tout va bien, le malade est présenté à : la Société de chirurgie par M. Jalaguier et sort guéri le 6 août. . Nous avons revu ce malade le 2? février 1893, il est atteint de tuberculose testiculaire du côté droit avec noyaux sur l'épidi-. dyme et le cordon. Rien à la prostate.

O8s. XX. — S..., Louis, âgé de 11 ans, a été pris subitement le 24 avril de douleurs dans la fosse illaque droite et dans la cui*se correspondante, sans vomissements mais avec perte de l'appétit.

Reçu en médecine et traité par M. le D' Moizard comme appendicite jusqu’au 26, où l’on constate l'existence d’une péritonite généraliséeavec vomissements, douleurs dans tout l’abdomen. T. 38,6. Opéré par M. Broca. Incision parallèle à l'ar-, cade crurale, étendue de l’épine iliaque à l’épine pubienne. Pus roussâtre, d'odeur fécaloïde, les anses intestinales sont rouges, couvertes de quelques fausses membranes. L'appendice est situé en dedans du cæcum, il plonge un peu dans le bassin; attiré au dehors on constate que son extrémité périphérique est gangrenée et perforée, il est réséqué. A l’intérieur on trouve un calcul stercoral.

Drainage. Pansement.

Les suites opératoires sont très simples, les drains laissent . couler du pus fécaloïde, le malade s'alimente à partir du 6 mai.

‘ Le dernier drain étant tombé dans le pansement le 17 mai, la température remonte un peu, on le replace le 22 pour j'enlever définitivement le 3 juin et le malade sort guéri Le 19.

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O8s. XXI. — Ch..., Léon, 14 ans 1/2, éprouve tout à coup; au mois d'août 1891, une violente douleur dansle côté droit du ventre et il garde le lit pendant 15 jours, traité par des cataplasmes, des lavements laudanisés et des bains. En un certain point la douleur était plus vive et à ce niveau on sentait une petite boule. Pendant toute cette période il n’y eut qu’un vomissement, mais de fréquentes nausées et des hoquets douloureux, la constipation était complète. Depuis cette époque la constipation est devenue habituelle et de temps en temps il se produit une poussée analogue à la précédente mais de moindre gravité. Ces rechutes se montrent à la suite d'une fatigue; d’un refroidissement, tantôt au bout d’un mois de calme, tantôt après quinze jours, chacune d'elles nécessite un repos au lit de quelques jours. Les douleurs partent toujours du même point où l'on sent réapparaître la petite tumeur constatée la première fois, de là elles s’irradient dans tout le ventre qui se ballonne plus ou moins, tout se calme spontanément.

Le 7 mars 1892, une nouvelle poussée amène le malade à l'hôpital et l’on constate l'existence dans la fosse iliaque droite d'une petite masse située en dedans du cæcum, à deux travers de doigt de l’épine iliaque, affleurant la ligne qui va de cette épine à l’ombilic. Le ventre est légèrement ballonné, le décubitus sur le côté gauche est impossible, pas de vomissements; pas de température. Bientôt la douleur diminue, l’empâtement profond disparaît, rendant la petite masse plus nette, on cons+ rate qu’elle n’est pas mobile et vers le 15 elle a disparu complètement. Les douleurs cessent le 10 mars à la suite d’une selle dans laquelle le malade a constaté un peu de pus.

Le 30, selle avec pus, et poussée nouvelle avec réapparition de la petite masse qui avait totalement disparu.

-28 avril. Laparotomie par M. Jalaguier, suivantle bordexterne du muscle droit antérieur du côté droit. On trouve facilement le cæcum et l'appendice qui sont recouverts par une partie du grand épiploon adhérente au cæcum et à la fin de l'iléon. Ces adhérences étant détachées on constate que l'appendice très

court monte verticalement au-devant du cæcum pour se terminer par une extrémité renflée très adhérente au niveau de l'embouchure de l'intestin grêle. En détachant cette partie on trouve quelques gouttes de pus et quelques petits bourgeons fongueux qui limitent une perforation du cæcum par laquelle on introduit un stylet. En regard les tuniques de l’appendice présentent une perforation analogue de telle sorte que les deux cavités communiquaient entre elles. A l’intérieur de l’appendice on trouve deux petits calculs dont le plus gros est du

volume d’un grain de blé.

La perforation du cæcum est dblitérée par une suture de Lembert, l’appendice est réséqué, après ligature on enlève le petit cône muqueux situé au delà du fil et on oblitère la cavité par 4 points de suture invaginant la séreuse. Suture de la paroi : abdominale. Pansement.

1° mai, dyspnée, matité à la base du poumon ‘droit, souffle à l'expiration, pectoriloquie aphone, il s'est produit un petit épanchement pleural résorbé le 8 maï.

Le 9. Pansement. Réunion complète.

Le malade sort guéri le 29 maï. Il porteune ceïnture. M. Jalaguier l’a présenté à la Société de chirurgie.

Os. XXII. — Sch..., Elise, est une fillette très nerveuse de 12 ans 1/2, dont les parents sont bien portants et quin’a comme antécédents pathologiques qu'une fièvre typhoïde déjà ancienne.

Au mois de mars elle a eu ses règles pour la première fois et a souffert un peu du ventre à ce moment.

Le 24 avril, après le repas du soir elle est prise de vomissements avec douleurs dans tout l'abdomen et gêne respiratoire, selles diarrhéiques.

. Le 28. On l'amène à l'hôpital, les vomissements ont cèssé mais les douleurs s'étendent à tout le ventre avec maximun audessus des deux arcades crurales; sonorité partout, on ne sent rien du côté du cæcum. T. 37°,8. Agitation très marquée. On croit à une appendicite.

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Le lendemain, submatité légère au-dessus de l'arcade crurale droite et à ce niveau la pression est plus douloureuse que partout ailleurs, le ventre est ballonné, le facies grippé, la langue très sale. T. 37,5. P. 96. Dans la journée, les douleurs deviennent surtout lombaires et il apparaît un peu de sang à la vulve.

Le 30. La fillette est à peu près guérie, elle demande à man-

ger; le ballonnement du ventre à disparu, l'écoulement sanguin est assez abondant.

Cependant la pression est encore un peu douloureuse audessus de l’arcade crurale droite. Le 8 mai sort guérie.

O8s. XXIIL. — J.., Albert, 14 ans, est guéri d’une fièvre typhoïde svignée dans le service de M. Sevestre, et il doit quitter l'hôpital dans deux jours, quand il est pris subitement le 13 août d’une douleur du côté droit de l'abdomen au voisinage de l'ombilic, on ne trouve rien dans la fosse iliaque droite ; Le soir vomissements. T. 37°,2.

= Le 14. La douleur est très vive, la pression est mal supportée

du côté droit, mais très haut, au-dessous des fausses côtes, et à ce niveau les muscles contracturés. Partout ailleurs le ventre est souple. Opium, glace. Le soir il y a de plus des douleurs lombaires, le facies est plus mauvais, les vomissements ont cessé. T. 38°,5. P. 100. Pas de dyspnée.

Le 15. Vomissements. T. 37°,5. P. 120 irrégulier ; même état local le soir, la douleur jest devenu insupportable, le ventre est ballonné, le facies très mauvais, le pouls petit. On croit avoir affaire à une péritonite généralisée, d'origine appendiculaire

. avec appendice situé très haut. Laparotomie avec M. Jalaguier qui nous guide.

Incision de 8 cent. le long du bord externe du droitantérieur. Epiploon épaissi, vascularisé ; anses intestinales rouges, dépolies, avec quelques fausses membranes, pus dans le bassin. L'appendice, assez difficile à trouver, est rouge couvert de quelques fausses membranes, mais ne présente pas de perforation. Il est réséqué. Drainage, pansement.

PAT prise

Pas d'amélioration, le malade meurt dans la journée du 17. A l’autopsie on trouve une cholécystite suppurée.

OBs. XXIV. — M.., Gabrielle, âgée de 9 ans, est arrivée au 23° jour d’une scarlatine normale quand elle éprouve, dans la nuit du 19 octobre, une douleur très vive dans la fosse iliaque droite. Le lendemain, T. 39,6. P. 134. Vomissements abondants, diarrhée, météorisme, yeux excavés. Morphine. Glace. Le soir, amélioration légère, comme on ne sent rien dans la fosse iliaque. M. Broca ne songe point à intervenir.

Le 21. Même état. Vomissements porracés. Pouls faible.

Le 22. Les vomissements ont cessé, la température estrevenue à la normale, le facies est bon. La douleur abdominale existe encore mais elle n’occupe plus le même siège, on la trouve sur le côlon transverse. | |

Le 23. L'enfant est très bien, la douleur s’est encore déplacée et maintenant elle occupe la fosse iliaque gauche.

Le 24. La petite malade rend par l’anus un ascaride long de 21 centim. et elle est guérie, les jours suivants elle rend encore d’autres lombrics.

O8s. XXV. (Résumé.) — Un malade entre dans le service de M. Variot avec ictère,tuméfaction et douleurs hépatiques, délire. T. 41° On croit à un abcès du foie, la ponction ne ramène rien. A l'autopsie on trouve un appendice gangrené en partie d'où partent deux veines pleines de pus, la veine porte elle-même contient des caillots purulents et le foie est criblé de petits abcès.

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