AE AE
contact. Leudet, de Rouen (1), signale les perforations de l’appendice par des ulcérations sans calculs stercoraux,et il insiste sur leur fréquence chez les tuberculeux. L'idée de typhlite domine encore bien que les observations se soient multipliées ; il en est une surtout qui par l’importance du personnage en cause et la grande publicité qu’elle a eue aurait pu attirer l’attention, nous voulons parler de celle de Gambetta à lautopsie duquel on trouva une perforation de l'appendice,comme le démontrent l’observation et les planches publiées par M. le professeur Lannelongue. Enfin depuis queïques années l’appendicite s’est peu à peu dégagée et de nombreux travaux parus surtout en Amérique au début, puis dans tous les pays, ont établi sa prédominance. La liste de ces travaux est si considérable que nous avons dû renoncer à létablir d’une manière complète, aussi nous contenteronsnous de signaler chemin faisant ceux que nous avons consultés. Enfin depuis trois ans la question a été discutée à maintes reprises devant les sociétés savantes, à Londres, à Genève, à Berlin, à Paris et il semble que lPaccord est près de se faire. Mais néanmoins il reste bien des points obscurs tant sur l’étiologie que sur le pronostic de cette affection, aussi croyons-nous devoir publier les observations que nous avons pu recueillir et le résultat des examens des cadavres que nous avons pu faire. Nous aurions pu multiplier le nombre des observations, mais nous avons préféré nous en tenir à celles que nous avons pu recueillir -en un an à l'hôpital Trousseau, suivant
(1) LEUDET. Arch. génér. de médecine,1856.
ie
nous-même les malades dans les services de médecine et dans celui de chirurgie. Procédant ainsi, nous pouvons donner sur une statistique trop faible il est vrai, mais aussi générale que possible la proportion des cas bénins relativement aux cas graves et montrer qu'il est aussi faux de dire comme certains médecins que cette maladie guérit toujours spontanément ou par un traitement médical, que de croire avec certains chirurgiens à la nécessité constante d’une intervention. Il en est demème des examens cadavériques, nous n’en avons retenu que 80, mais cesont ceux d'enfants sur l’histoire clinique desquels nous avons pu avoir des renseignements. De plus, sans faire un tableau complet de la maladie, nous nous proposons d’insister sur quelques points qui nous ont paru dignes d'intérêt.
C'est à M. Jalaguier que nous devons l’idée de ce travail ; à deux reprises nous avons eu la bonne fortune de l'avoir comme chef et nous ne saurions trop le remercier tant de la bienveillance qu’il nous a toujours témoi- gnée que des conseils qu’il nous a prodigués pour notre thèse, conseils qu'une longue étude de la question rendait encore plus précieux. Nous tenons aussià donner un témoignage de ‘notre profonde gratitude à tous nos maîtres des hôpitaux et de l’École pratique et nous remercions de leur enseignement de chaque jour MM. Verneuil, Moutard-Martin, Delens, Berger, Lannelongue et Poirier qui ont bien voulu nous guider comme externe, comme interne et comme aide d'anatomie.
Pendant quelques mois nous avons eu M. Broca comme suppléant de M. le professeur Lannelongue ; après notre