‹ Contribution L'étude de l'appendiciteChapitre 5 sur 17 · PAS EUR · texte numérisé non relu

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internat fini il a bien voulu nous garder dans un service où les malades abondent et nous permettre de faire par nous-même bon nombre d'opérations, aussi toute notre reconnaissance lui est-elle acquise.

Enfin que M. le professeur Terrier, qui a bien voulu nous faire l'honneur de présider cette thèse, reçoive le l'éspectueux hommage de notre gratitude.

Appendice iléo-cæcal.

L'anatomie de la région iléo-cæcale bien faite par Bardeleben et Luschka avait été fort négligée dans les descriptions de nos classiques, mais les recherches nouvelles de Trèves, de M. Tuffer, confirmées depuis par un grand nombre d'auteurs, ont montré que, contrairement à l'opinion classique, le cæcum et l’appendice étaient en général complètement enveloppés par le péritoine. Fergusson (1) cependant sur 200 cas aurait trouvé 77 fois l’appendice englobé par la séreuse, mais de telle sorte qu'une perforation n'aurait pu s'ouvrir que dans le tissu sous-péritonéal. Nous ne voyons pas très bien ce qu'il veut dire et en effet si l’appendice est recouvert par la séreuse, ne fût-ce que sur l’une de ses faces, il pourra fort bien se faire que la lésion se produise de ce côté. Les cas d’enveloppement incomplet sont fort rares, au moins chez l'enfant, et chez tous ceux que nous avons examinés l’appendice pourvu d’un méso flottait dans la cavité péritonéale. Chez l'adulte, il est souvent perdu au milieu d’adhérences et semble alors isolé de la séreuse. Dans certains cas enfin, l’appendice est situé derrière le cæcum, son méso est alors beaucoup plus court et son revêtement péritonéal moins net, mais il existe encore.

(1) Cité dans l’ouvrage de M. TALAMON.

Ces derniers cas sont du reste les plus intéressants ; si l’on étudie les observations d'appendicite et spécialement la forme gangréneuse, on est frappé de ce fait que toutes les fois où la position de l'organe malade est signalée on le trouve placé soit en arrière du cæcum, soit en avant de lui, soit enfin plongeant dans la cavité pelvienne. Dans toutes nos observations nous trouvons l'une de ces dispositions et d'ordinaire l’appendice est verticalement placé. Dans les 15 cas de Hartley (1) 8 fois il est situé en arrière de la tête du côlon, et dans les 7 autres il a un siège plus ou moins anormal, ? fois il est en arrière, ? fois en avant du cæcum, une fois il arrive au contact avec la paroi abdominale antérieure. Telle n’est point cependant sa place habituelle ; Biggs (2) le trouve dirigé en dedans et en bas du cæcum dans les trois quarts des cas et c’est aussi ce que nous avons trouvé. Sur 80 cadavres sans traces d’appendicite il était d'ordinaire -en dehors du cæcum, à peu près horizontal et suivant le détroit supérieur, 7 fois seulement il était en arrière du cæcum et 3 fois dans le bassin ; bien entendu nous avons éliminé les cas où le cæcum plongeait dans l’excavation pelvienne.

L’appendice n’est jamais rectiligne, il décrit des sinuosités plus ou moins nettes pouvant arriver à former de véritables nœuds, des 8 de chiffre et l’on trouve toute une série d'intermédiaires depuis l’inflexion brusque jusqu’à l’enroulement en cor de chasse.

(1) Cité par M. TALAMON.

(2) Cité par M. TALAMON.

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